dimanche 15 décembre 2013

Kfir et Mirage : la Cooperation Afrique du Sud, France et Israël


Autorisé par la censure militaire le journaliste vedette du Haaretz a publié cette semaine un article intéressant qui donne une vision plus claire des relations trilatérales : France, Israël et Afrique du Sud (Régime d’Apartheid) à l’époque du Président Mitterand : “Israël a vendu 60 avions de combat Kfir à l’Afrique du Sud que l’armée de l’air israélienne n’utilisait plus. Modernisés ils ont été remis en service par l’armée de l’air sud africaine sous le nom de “Atlas Cheetah”.



Le gros des travaux de modernisation a été fait en Israël. Cette vente a rapporté 1,7 milliards de $ à IAI et l’a sauvé de la faillite (suite à l’échec du projet de construction de l’avion de combat Lavi en 1987).
IAI avait déjà développé la production de radars et autres systèmes électroniques pour le Lavi. Il lui fallait trouver des clients à l’exportation. L’Afrique du Sud a opté dans le cadre de la modernisation des Kfirs de les équiper de ces systèmes prévus pour le Lavi.
Le Kfir est une copie du Mirage français équipé d’un moteur américain. Les US s’étaient ralliés aux pays appliquant des sanctions a l’Afrique du Sud ce qui impliquait qu’Israël ne pouvait pas vendre ces avions de combat avec le moteur d’origine. Les Israéliens ont acheté des moteurs français et les ont installés sur les Kfir modernisés. Ainsi donc le Mirage copié par Israël retrouvait avec le Kfir modernisé son moteur d’origine.
Israel a finalement décidé en 1987 de rejoindre les pays appliquant les sanctions, non sans toutefois déclarer qu’il honorerait ses commandes d’armements passées. L’accord pour la vente des Kfir a été présenté comme tel (bien que signé en 1988) et la France semble-t-il a utilisé la même justification pour donner le feu vert à la vente des moteurs.
Quelques semaines après la signature de l’accord pour la vente des Kfirs, IAI lançait son premier satellite de reconnaissance Ofek. Ce projet crucial pour le développement de l’industrie aérospatiale militaire israélienne n’aurait pas vu le jour sans la participation et surtout le financement par l’Afrique du Sud".

Source Israel Valley