Les enseignants palestiniens ont repris dimanche leur grève pour réclamer de meilleurs salaires à l'Autorité palestinienne, paralysant de nombreuses écoles publiques en Judée-Samarie en dépit d'un accord entre leur syndicat et le gouvernement palestinien....
Le ministère de l'Education avait annoncé la semaine dernière être parvenu à un accord avec le syndicat des enseignants, mais les professeurs, eux, l'ont rejeté, appelant à poursuivre la grève à la reprise des cours dimanche matin, premier jour de la semaine en Judée-Samarie.
Constitués en comités pour organiser leur mobilisation, ils accusent le syndicat de s'aligner sur la position du gouvernement. "La mobilisation se poursuit pour réclamer dignité, justice et égalité", a affirmé un membre d'un de ces comités.
Le ministère a pourtant déployé les grands moyens, allant jusqu'à mobiliser, vendredi et de nouveau dimanche matin, les haut-parleurs des mosquées pour diffuser des appels à reprendre le travail. En vain.
Comme de nombreux fonctionnaires de différents secteurs, le personnel de l'Education réclame de meilleurs salaires. Les enseignants avaient déjà manifesté mercredi et jeudi dernier, des débrayages qui s'étaient soldés par une vingtaine d'arrestations dans leurs rangs.
Tous les professeurs arrêtés ont été relâchés par les forces de sécurité palestiniennes au bout de 48 heures, mais ces interpellations ont exacerbé un peu plus la colère de leurs collègues.
Le ministère a affirmé "toujours étudier" le sujet, démentant les rumeurs selon lesquelles les enseignants grévistes seraient remplacés par des étudiants ou des volontaires et les examens reportés.
Près de la moitié des dépenses de l'Autorité palestinienne sont consacrées aux salaires des 180 000 fonctionnaires.
Parmi eux, 45 000 enseignants, en Judée-Samarie et dans la bande de Gaza, accueillent et forment 1,2 million d'élèves, pour moitié en Judée-Samarie, seul territoire palestinien touché par la grève.
Le gouvernement plaide n'avoir reçu en 2015 qu'un peu plus de la moitié du 1,2 milliard de dollars d'aide promise par les donateurs internationaux pour le maintenir à flot.
Source RTBF
