mercredi 14 octobre 2015

L'incitation à la haine se répand sur les réseaux palestiniens et israéliens

 
La récente vague de violence qui frappel Israël, Jérusalem et la Judée-Samarie a suscité à une hausse de l'incitation à la violence sur internet, tant du côté palestinien que du côté israélien. Ainsi, les médias palestiniens continuent d'affirmer que les auteurs d'attaque au couteau contre des Israéliens sont des victimes, alors que les déclarations anti-arabes se multiplient sur les réseaux sociaux israéliens...


La propagande arabe, au nom de la lutte pour Al-Asqa, suggère que les terroristes, principalement des adolescents, sont "des enfants victimes". Poignarder des Israéliens est présenter comme une mode, et lorsque les assaillants sont abattus par les forces israéliennes, afin de stopper les attaques, les médias arabes les présentent comme des martyrs, des héros et des victimes.
Lundi, deux adolescents arabes, âgés de 15 et 13 ans, ont poignardé et gravement blessé un Juif de 13 ans et blessé légèrement un autre Juif de 21 ans dans le quartier de Pisgat Ze'ev à Jérusalem-Est. Nabil Abou Rodina, un porte-parole du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a qualifié l'élimination des assaillants d'"exécution sommaire" et appelé le gouvernement israélien à cesser les tirs sur des Palestiniens. Exploitée par la propagande palestinienne, la vidéo de ces deux assaillants a été reçue avec bienveillance sur les réseaux sociaux palestiniens.
La vidéo ne fait pas référence au fait que ils ont mené une attaque. La vidéo montre les assaillants gisant sur le sol, blessé et entouré par les forces de sécurité israéliennes. Le fait que les terroristes palestiniens arrêtés soient dépeints comme des victimes d'une propagande israélienne anti-arabe est devenue une norme. De nombreux messages et photomontages circulent sur internet suggérant des soldats et policiers israéliens chercheraient à porter atteinte "délibérément" à des Arabes innocents, principalement des femmes et des enfants.
Une fille palestinienne de 16 ans, qui a poignardé et légèrement blessé un police israélien, apparaît ainsi sur une photo entourée de plusieurs policiers. L'image envoie le message d'une Palestinienne démunie qui se confronte à l'imposante force israélienne.
Dans le même registre, l'image d'une fille de 3 ans, morte à Gaza cette semaine, après qu'un bâtiment se soit effondré suite à des raids aériens de l'armée israélienne sur la bande de Gaza, est très vite devenu viral. La photo a été comparée à celle du jeune garçon réfugié syrien dont le corps a été retrouvé sur une plage en Turquie.
Par ailleurs, plusieurs dessins appelant au meurtre des Juifs ont circulé des derniers jours sur les réseaux sociaux palestiniens.
Les grands réseaux tels qu’Al-Jazira et Al-Miadin ont constamment rendu compte de la vague actuelle de terrorisme notamment lors de la mort de Palestiniens. A travers les médias palestiniens et arabes, l’information selon laquelle Israël essaierait d’ébranler le statu quo sur le Mont du Temple et de nuire à la mosquée al-Aqsa se répand comme une traînée de poudre.
Dans le même temps, une augmentation des appels à tuer des Arabes et des terroristes a été constatée, et à déclencher une deuxième Nakba (une référence à ce que les Palestiniens appellent la catastrophe de 1948) pour se débarrasser des Palestiniens, sur les réseaux sociaux israéliens.
Le député Yinon Magal a ainsi déclarer sur la chaîne israélienne Arutz 10: "on peut compter non seulement les Intifadas mais aussi les Nakbas".
Les appels à porter plus de fusils et couteaux, et à boycotter les entreprises arabes ont également augmenté. Les photos de terroristes arabes tués circulent de plus en plus. Meirav Bornstein, vice-président stratégique au Buzzilla, une entreprise qui surveille les conversations sur internet, soutient qu'avant cette vague de violence, il y avait environ 8.000 déclarations anti-arabes par semaine.
Ce nombre a atteint 30.000 au cours de la première semaine d'octobre. Jeudi dernier, lors de l’attaque à Tel-Aviv, près de 7.000 déclarations anti-arabes ont été recensées. 40% des discours violents était sont Facebook, 38% sur twitter, 12 % dans descommentaires d’aticles, 8% sur les forums et 1 % sur les blogs.
L'un des messages les plus populaires a été celui d'une soldate israélienne, Eden Levy, qui a posté une photo avec la phrase : "haïr les Arabes n’est pas du racisme, c'est une valeur." La page a finalement été bloquée après avoir plusieurs messages de soutien.
Source I24News