lundi 19 mai 2014

" Les Palestiniens sont les plus antisémites " ( Netanyahu )


Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a accusé les Palestiniens d'incitation incessante à déformer l'image d'Israël et le caractère du peuple juif au cours d'une réunion du cabinet ministériel dimanche matin. La déclaration faisait référence au rapport divulgué la semaine dernière par la Ligue anti-diffamation (ADL) qui plaçait les Palestiniens en haut de la liste des pays les plus antisémites du monde...



"Il s'avère que c'est dans les territoires contrôlés par l'Autorité palestinienne que le niveau d'antisémitisme est le plus élevé", a déclaré le Premier ministre.
Ce résultat malheureux est engendré par une propagande incessante de l'Autorité palestinienne qui déforme l'image de l'Etat d'Israël et le caractère du peuple juif, appuyé notamment par les violentes manifestations de la Nakba qui définit la création d'Israël comme une catastrophe, selon le Premier ministre.
Par ailleurs, un haut responsable du Hamas a annoncé dimanche que la composition du nouveau "gouvernement de consensus" palestinien serait finalisée d'ici quelques jours.
Un dirigeant du Fatah, le mouvement du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas qui domine l'OLP, rencontrera à partir de mercredi des responsables du Hamas à Gaza, afin de conclure les négociations, a déclaré à l'AFP Bassem Naïm, conseiller du Premier ministre du Hamas Ismaïl Haniyeh.
"Nous espérons que (la composition du) gouvernement sera annoncée par (M. Abbas) en début de semaine suivante", a-t-il ajouté, précisant que le nouveau gouvernement devra ensuite obtenir la confiance du Parlement, dominé par le Hamas depuis les dernières élections législatives de 2006.
L'OLP et le Hamas ont signé le 23 avril un nouvel accord pour mettre fin à la division politique depuis 2007 entre la Cisjordanie et Gaza, respectivement gouvernées par l'Autorité palestinienne et l'organisation islamiste.

Laisser Israéliens et Palestiniens baigner dans leur "jus"

Au lendemain de la rencontre entre John Kerry et Tzipi Livni à Londres, le président américain Barack Obama annonçait vouloir faire bon usage de la "pause" du processus de paix israélo-palestinien afin que les deux parties "baignent dans leur propre jus", et prennent conscience de la nécessité de revenir à la table des négociations, en regrettant les "efforts de la médiation américaine", selon le quotidien israélien Haaretz samedi.
Le président américain a clairement fait savoir à Israël que toute reprise des pourparlers de paix avec les Palestiniens devrait être fondée sur une baisse significative des constructions en Cisjordanie, selon des sources américaines.
Une diminution de l'implication américaine, et quelques mois de réflexion sans négociation, feront "comprendre à Abbas et Netanyahou leur intérêt dans la poursuite des pourparlers", cite le journal, rapportant une source de Washington.
Le président américain Barack Obama et l'envoyé spécial du Pentagone au Moyen-Orient Martin Indyk, ont par ailleurs blâmé samedi Israël pour l'échec des négociations.
La Maison Blanche a déclaré vendredi que le président américain tenait les Israéliens pour responsables de l'échec des pourparlers de paix israélo-palestiniens.
Selon un responsable de la Maison Blanche cité par la chaîne 10 israélienne, le président considère que la poursuite des constructions en Cisjordanie pendant les négociations a causé l'effondrement des discussions. Le retour à la table des négociations devra donc, selon Washington, reposer sur un arrêt des plans de construction.
"Chaque fois que nous étions à la croisée des chemins, une autre annonce sur les implantations venait nous mettre des bâtons dans les roues", aurait dit le président.
Obama, engagé aux côtés de son secrétaire d'Etat John Kerry dans la reprise des discussions au Moyen-Orient depuis août 2013, ne semble pas vouloir abandonner la cause et stopper ses efforts, mais affirme néanmoins, via des communiqués officiels de la Maison Blanche, qu'une pause est indispensable afin que les deux camps "digèrent" la fin de ce "tour de pourparlers". Il affirme par ailleurs qu'il faut "prendre des risques" et négocier directement les "conditions" d'une solution à long terme du conflit, faisant référence à la liste trop "longue" des demandes palestiniennes.
Martin Indyk, l'envoyé spécial des Etats-Unis pour sauver le conflit, a lui été sous le feu des critiques samedi après des propos présumés qui lui sont attribués.
Martin Indyk, aurait "dénigré" Israël dans une "tirade" lors de conversations avec son personnel et sa femme, après avoir prononcé un discours à l'Institut de Washington pour la politique au Proche-Orient au début du mois.
Indyk aurait, dans le bar d'un hôtel, fustigé Israël pour avoir causé l'effondrement des pourparlers. La source anonyme, qui a assisté à la scène, rapportait beaucoup de mépris et de cynisme dans le discours du représentant du Pentagone, qui n'aurait à aucun moment pointé du doigt l'Autorité palestinienne dans la responsabilité de cet échec, selon la source, citée par le Washington Free Beacon.
"Au fil de la conversation de 30 minutes, personne à la table n'a mentionné une seule critique à l'encontre des Palestiniens", a déclaré la source.
La vice porte-parole de la Maison Blanche, Marie Harf a catégoriquement rejeté ces allégations. L'envoyé n'a pas encore officiellement quitté ses fonctions mais il aurait demandé, selon une source, à reprendre ses anciennes fonctions de vice-président de l'Institution Brookings.

Le Foyer juif demande la démission de Livni

Des responsables anonymes du parti israélien de droite nationaliste Habayt Hayehudi (le Foyer juif), ont exigé la démission du gouvernement de la ministre de la Justice Tzipi Livni (HaTnuah) dimanche, suite à sa rencontre "informelle" jeudi à Londres avec le chef de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
Le Premier ministre Benyamin Netanyahou avait accusé samedi la ministre, qui occupe également la position de négociatrice en chef avec les Palestiniens, de ne pas représenter la voix du gouvernement et d'être en rupture avec la politique officielle énoncée par la coalition.
La rencontre entre Livni et Abbas à Londres est la première entre un responsable israélien et palestinien depuis l'effondrement des pourparlers de paix fin avril. Imprévue selon les dires du gouvernement, la réunion entre les deux parties suivait deux premières entrevues séparées entre le médiateur américain, le secrétaire d'Etat John Kerry, et chacun des deux représentants.
Livni aurait mis en garde Abbas contre ses velléités de former un gouvernement d'union nationale avec le Hamas, qui devrait être annoncé dans les semaines à venir.
Le quotidien Haaretz rapporte samedi qu'un haut responsable du bureau du Premier ministre a déclaré que Netanyahou avait précisé à Livni avant la réunion qu'elle ne "représenterait qu'elle-même et non pas le gouvernement israélien", et qu'il était "furieux" de ce rendez-vous "spontané".
Interviewé par la chaine 2 israélienne, Avigdor Lieberman (Israël Beteïnou), ministre des Affaires étrangères, a affirmé que samedi que l'arrêt des pourparlers de paix avait été décidé par le cabinet, qui a voté à l'unanimité pour le gel du processus. Par conséquent, Tzipi Livni a voté en faveur de cette décision, en chœur avec le gouvernement. Le gouvernement a refusé, à la veille de l'échéance des pourparlers, de continuer à négocier avec un gouvernement d'union palestinien, le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, étant considéré comme une entité terroriste par l'Etat hébreu qui prône sa destruction.
"Le cabinet a décidé de geler les négociations avec l'Autorité palestinienne, et Livni a appuyé cette décision", a-t-il dit. "Je suppose qu'elle était à Londres et qu'elle a rencontré de manière personnelle Abbas, qu'elle a souhaité rencontrer. Je ne suis pas sûr que ce fût vraiment lié aux négociations. Même s'ils ont joué aux dames, c'est leur droit", a-t-il enchaîné.
La source anonyme du Foyer juif a sommé Livni d'emprunter "la porte de sortie grande ouverte" de la coalition.
"Tzipi Livni a depuis longtemps perdu tout contact avec l'électorat israélien, et est, dans ses rencontres récentes, devenue un 'satellite' qui a perdu tout contact avec la terre", a déclaré la source.

Source I24News