lundi 19 mai 2014

La dette publique d’Israël est tombée à 67% du PIB à la fin 2013


Les finances publiques continuent de s’améliorer en Israël : l’endettement de l’Etat se réduit progressivement pour s’établir à 67,4% du PIB. A la fin de 2013, la dette publique d’Israël se montait à 696 milliards de shekels, soit 145 milliards d’euros. Selon le Trésorier général auprès du ministère des Finances, le rapport de la dette au PIB a baissé de 1% par rapport à 2012, pour représenter 67,4% du PIB en 2013. La baisse du taux d’endettement est due aussi bien à la baisse de la dette qu’à l’augmentation du produit national...
 

UNE DÉCENNIE DE BAISSE

L’endettement de l’Etat d’Israël a entamé une baisse continue depuis environ une décennie : la dette israélienne se montait à 100% du PIB en 2002, à 82% en 2006 et à 72% en 2010, pour retomber à 67% en 2013.
En comparaison internationale, la situation financière d’Israël est bien plus stable que la plupart des autres pays développés. La part de la dette publique dans le PIB est de 108% dans les pays de l’OCDE, de 96% dans la zone euro, 106% aux Etats-Unis, 132% en Italie et 243% au Japon.

UNE CRÉDIBILITÉ INTERNATIONALE RENFORCÉE

Parallèlement à la baisse de la dette publique, le délai de remboursement se rallonge : en 2013, le délai moyen de remboursement de la dette israélienne était de 7,1 ans contre (6,6 ans en 2012), ce qui a contribué à renforcer le classement du crédit de l’Etat d’Israël.
Le recul de la dette publique permet à l’Etat d’Israël d’améliorer ses capacités d’emprunt sur le marché international. En 2013, le Trésor israélien a levé 2 milliards de dollars aux Etats-Unis alors qu’en 2014, un emprunt de 1,5 milliard d’euro a été levé sur les marchés européens pour une durée de 10 ans.

LE POIDS DES REMBOURSEMENTS

Malgré la baisse du niveau de l’endettement, Israël continue de rembourser les emprunts antérieurs qui, associés au paiement des intérêts, coûtent cher aux finances publiques. En 2013, Israël a déboursé 38 milliards de shekels pour le paiement des intérêts de la dette publique. Ce poste budgétaire est le second poste de dépenses du gouvernement, derrière la Défense, et au même niveau que l’Éducation.
En revanche, la baisse des taux d’intérêt dans le monde a peu d’impact sur la dette israélienne : le niveau élevé des intérêts s’explique par le fait que les deux tiers de la dette israélienne sont constitués d’emprunts « anciens » sur lesquels le taux d’intérêt se situe entre 3 et 6%.

Jacques Bendelac (Jérusalem)

Source JerusalemPlus