Le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a déclaré dimanche qu'il ferait tout son possible pour veiller à ce que la ville arabe de Umm al-Fahm ne fasse plus partie d'Israël, sur sa page Facebook. "Umm al-Fahm, actuellement la troisième plus grande ville arabe d'Israël avec une population de 50.000 habitants, ferait partie d'un futur Etat palestinien", a-t-il posté sur Facebook...
Liberman a longtemps préconisé le transfert de 20 % de la minorité arabe d'Israël aux États arabes, afin de faire d'Israël un Etat juif homogène.
Il y a quelques mois, il a annoncé qu'il ne soutiendrait un accord avec les Palestiniens que si les frontières d'Israël étaient redessinées, de telle sorte que plusieurs villes et villages arabes feraient partie d'un Etat palestinien et que leurs centaines de milliers d'habitants ne soient plus Israéliens.
Le message Facebook de Liberman intervient après qu'une mosquée de Umm al-Faham a été vandalisée vendredi par des jeunes nationalistes juifs, qui ont taggué les murs et mis le feu à la porte.
"Ces soi-disant tags 'prix à payer' causent de grands dommages à Israël en général et au camp nationaliste en particulier", a écrit Liberman. "Peu importe qu'il s'agisse d'une mosquée ou d'une église. C'est un acte criminel visant à plonger Israël dans un conflit religieux et culturel", a-t-il ajouté.
Liberman a ensuite déploré l'instrumentalisation de ces incidents par les députés arabes de la Knesset et d'"autres extrémistes arabes", qui appellent à l'incitation contre Israël, citant "Raeh Salah", qui fut trois fois maire de Umm al-Fahm.
"Cela prouve simplement que (...) leur seul but est de détruire l'Etat dans lequel ils vivent", explique Liberman.
Source I24News
