dimanche 7 janvier 2018

Manifestations en Iran : le Conseil de sécurité de l'ONU isole les États-Unis


Les États-Unis se sont retrouvés isolés diplomatiquement au Conseil de sécurité de l'ONU, où plusieurs membres ont estimé, vendredi, que les manifestations en Iran relevaient des affaires intérieures du pays......Détails.......


Les manifestations qui ont agité l’Iran du 28 décembre au 2 janvier relèvent de ses affaires intérieures, ont estimé, vendredi 5 janvier, la majorité des États membres du Conseil de sécurité de l’ONU.
Les États-Unis se sont retrouvés isolés diplomatiquement lors de la réunion du Conseil de sécurité dédiée à la République islamique, qu'ils avaient convoquée. L'occasion pour le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, de dénoncer, samedi 6 janvier, "une autre gaffe" de l'administration Trump de porter cette question devant le Conseil de sécurité.
"Le Conseil de sécurité a rejeté la tentative flagrante des États-Unis de le détourner de son mandat", a écrit Mohammad Javad Zarif dans un tweet. "La majorité du Conseil a souligné la nécessité d'appliquer complètement l'accord nucléaire [conclu entre l'Iran et les grandes puissances en 2015, NDLR] et de s'abstenir de s'ingérer dans les affaires intérieures des autres pays. Une autre gaffe de politique étrangère de l'administration Trump", ajoute-t-il.

"Une ingérence dans les affaires intérieures iraniennes"

Lors du Conseil de sécurité de l’ONU, l’Iran a pu compter sur le soutien de son allié russe : "C'est à l'Iran de régler ses propres problèmes", a insisté l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia, en évoquant "une situation interne [qui] est en train de se normaliser". Le diplomate russe a évoqué des "prétextes fantaisistes" pour la tenue de cette session, en évoquant une "ingérence dans les affaires intérieures iraniennes". Et d'accuser Washington de "gaspiller l'énergie du Conseil".
La Russie a notamment été soutenue au Conseil par la Bolivie, l'Éthiopie et la Guinée équatoriale. Il ne faut "pas saper l'autorité du Conseil, alors que son unité est cruciale", a souligné l'ambassadeur éthiopien, Tekeda Alemu. "La situation iranienne ne menace pas la stabilité régionale", a abondé, de son côté, l'ambassadeur adjoint chinois à l'ONU, Wu Haiteo, en déniant tout rôle au Conseil dans une situation interne à un pays.

Les Européens également partagés

Du côté européen, les prises de position ont aussi montré des divisions. Si le Royaume-Uni a jugé tout à fait légitime une réunion du Conseil de sécurité sur l'Iran, la France s'est montrée beaucoup plus prudente.
Cette semaine, Emmanuel Macron avait plaidé la modération et mis en garde contre un risque de "guerre" si les discours belliqueux venus des États-Unis, d'Israël ou d'Arabie saoudite se poursuivaient.






Source France 24
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