Israël arrive en tête des 37 pays les plus riches au monde pour la part de ses dépenses de recherche dans le PIB, devant la Corée du Sud et le Japon. L’Organisation pour la Coopération et le Développement économique (OCDE), qui siège à Paris, vient de publier une mise à jour du « Tableau de bord 2015 sur la Science, la Technologie et l’Industrie ». L’organisation passe en revue ses 34 pays membres, ainsi que des pays non membres comme la Chine, la Russie et l’Afrique du sud...
Pour les experts internationaux, « les récessions ont généralement pour effet d’accélérer les mutations structurelles, de poser de nouveaux défis et d’ouvrir de nouvelles perspectives ». Le Tableau de bord 2015 sur la Recherche et Développement (R&D) montre comment les pays de l’OCDE et les grandes économies non membres de l’Organisation s’emploient désormais à dépasser la crise en investissant davantage dans l’avenir.
PLUS D’ENTREPRISES QUE D’ÉTAT
À l’horizon 2013, les dépenses totales de R&D dans la zone OCDE augmentaient de 2,7% en termes réels, pour atteindre 1.100 milliards de dollars ; en revanche, leur part dans le PIB depuis 2012 demeurait stable à 2,4% pour la moyenne des pays de l’OCDE.
Israël arrive en tête du classement mondial en consacrant 4,21% de son PIB aux dépenses de R&D ; la Coré du Sud arrive en deuxième position (4,15% de son PIB), suivie du Japon (3,47%). La France figure à la 13e place du classement international, en consacrant 2,23% de son PIB à la R&D.
La stabilité mondiale des dépenses de R&D (2,4%) s’explique, selon l’OCDE, par des mesures d’assainissement budgétaire. La progression observée dans certains pays est attribuable aux entreprises et non pas à l’Etat.
UNE PALETTE D’ACTIVITÉS
Ce n’est pas seulement le montant absolu des dépenses qui est important ; le rapport de l’OCDE indique aussi que « la palette des activités de recherche a son importance ». En Israël, c’est le développement expérimental qui a la priorité en absorbant 76% des dépenses totales de R&D.
En revanche, Israël consacre seulement 13% de ses dépenses à la recherche fondamentale, contre 17% pour la moyenne de l’OCDE. La recherche fondamentale demeure généralement concentrée dans les universités et organismes publics de recherche.
Quant à la part de la recherche appliquée, elle est relativement modérée : elle s’élève à 11% seulement de dépenses totales de R&D en Israël.
Jacques Bendelac (Jérusalem)
Source Israel Valley