mercredi 14 octobre 2015

Des milliers d’Arabes israéliens rassemblés à Sakhnin, dans le nord d'Israël

 
Le Haut Comité des citoyens arabes d'Israël a appelé à une grève générale mardi, alors qu'une manifestation de grande ampleur est prévue à Jérusalem dans le quartier arabe dans la matinée, dans le sillage des violences qui frappent la région depuis plusieurs semaines. Cette "journée de la colère" arabe israélienne a culminé dans un grand rassemblement en solidarité avec les Palestiniens, mettant en avant une foule de quelque 20 000 personnes y compris des dirigeants communautaires et des politiciens, dans la ville du nord de Sakhnin...


Tous les commerces et les établissements d’enseignement dans les communautés arabes à travers Israël ont fermé, avec les législateurs de la Liste arabe unie décidés à mener une grande manifestation dans la ville du nord d’Israël, Sakhnin. Les Palestiniens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza ont également organiser une grève en parallèle.
Le Haut Comité a déclaré dans un communiqué que "la solidarité et de protestation" étaient nécessaires face à "l'incitation fasciste" et aux attaques du gouvernement israélien.
Le membre de la Knesset Jamal Zahalka est parmi ceux qui se sont adressés à la foule rassemblée. Il invoque le mont du Temple à Jérusalem, dont la mosquée al-Aqsa est considérée comme l’épicentre de la récente vague de violence.
"Nos demandes concernent une fin immédiate de l’entrée des fous de droite dans la mosquée al-Aqsa, et un retrait de toutes les restrictions à l’entrée des Arabes et des Musulmans", a-t-il indiqué.
La décision de faire grève a été prise dimanche lors d’une réunion du High Follow-Up Committee for Arab Citizens of Israel, une organisation réunissant plusieurs organisations.
La réunion, tenue dans la ville arabe de Kafr Qara dans le nord d’Israël, a exploré les diverses formes de protestation avant d’appeler à une grève. La grève devait être lancée pour ce que le groupe a appelé "les efforts déployés par le gouvernement Netanyahu pour séparer les Musulmans de la mosquée al-Aqsa ".
Tous les Israéliens arabes n’ont cependant pas exprimé leur enthousiasme pour la grève. Le maire de Nazareth, Ali Salem, a critiqué la décision, a signalé la Deuxième chaîne, et a appelé les membres de la Knesset de la Liste arabe unie de prendre à la place des mesures pour calmer la récente flambée de violence.
Un journaliste arabe de Haïfa, Shahin Nassar, a par ailleurs déclaré à Ynet que "certains propriétaires de commerce ont été menacés de sanctions s’ils fermaient boutique et se joignaient à la grève".
"Toute personne a le droit d’avoir ses opinions politiques et ces appels sont une menace pour la démocratie israélienne", a-t-il ajouté.
Source I24News