Actualité Juive : Depuis quelques années, vous êtes étroitement lié à deux hommes de théâtre, Eric-Emmanuel Schmitt, auteur et Steve Suissa, metteur en scène. Parlez-nous de cette fructueuse collaboration, qui est devenue une véritable institution au théâtre ?
F.H. : J’ai rencontré Steve Suissa, qui a vingt ans de moins que moi, et il m’a demandé de jouer d’une façon cinématographique avec un grand naturel de jeu, Ce que le public exige maintenant, c’est un jaillissement immédiat qui fait passer du rire aux larmes.
Je correspondais au type de jeu de Steve et également à celui de E. E Schmitt. Voilà exactement le metteur en scène avec qui j’ai voulu retravailler. C’est le Sautet de sa génération.
A.J.: Qu’est-ce qui vous a attiré dans cette pièce, devenue film culte et que vous interprétez en équipe alors que vous avez pendant longtemps joué en solo ?
F.H. : J’avais arrêté ma carrière cinématographique il y a dix ans et je vais revenir au cinéma l’an prochain. C’est pour ça qu’ « Avanti » est un choix délibéré pour revenir dans ce milieu. L’auteur Samuel Taylor est un des quatre ou cinq grands auteurs qui ont révolutionné la comédie hollywoodienne. C’est un juif émigré comme Lubitsh, Capra, Wilder.
Il réussit si bien à être à la fois, d’une façon juive, extrêmement tendre, romantique, et d’une grande cruauté. Dans ces films, des héros magnifiques paraissent sans faille mais sont, en fait, des crevasses humaines. Avec Steve, je cherche toujours l’acteur qui pourrait entrer dans le rôle, pour la première partie de la pièce, c’est Gregory Peck, la seconde, c’est Mac Queen. Et puis, je fais totalement couple avec Ingrid Chauvin qui est formidable. C’est un vrai miracle.
Elle triomphe dans la pièce. L’Italie est magnifiquement rendue par le décor, la musique, les seconds rôles qui donnent un spectacle populaire de qualité. Et ça c’est la marque de Steve Suissa
A.J.: Comment est née votre passion du théâtre ? On le dit : « acteur, ce n’est pas un métier pour un juif »…
FH. : J’étais bon élève et la mairie m’a offert la possibilité d’assister à une pièce à la Comédie française à 14 ans et j’ai vu Robert Hirsh qui jouait « Amphitrion ». Je me suis dit : « Je veux faire ça ».
Mon père était totalement contre, il ne m’a pas parlé pendant trois ans, jusqu’à ce que je rentre à la Comédie française alors que ma mère était totalement pour.
A.J.: Que vous inspirent les événements récents sur tous ces mouvements inquiétants d’antisémitisme ambiant qui minent la société française ?
F.H. : Je sens qu’il faut se battre pour la France. Les juifs de France ont une responsabilité énorme dans ces combats et il faut que ceux qui sont morts pour cette France là, ne soient pas morts pour rien. C’est en France qu’il existe cette flamme.
J’étais en Israël récemment, et mon rêve serait d’y créer un festival de théâtre, une sorte d’Avignon. Steve et moi, on va faire un pont entre les deux pays.
A.J.: Peut-on déjà parler de projets, alors que vous fourmillez d’activités actuelles ?
F.H. : J’envisage une grande tournée de « Love letters », « le joueur d’échec », et aussi je rêve de retravailler avec Lelouch.
Je mets en scène « Une folie » de Sacha Guitry avec Steve Suissa comme comédien. Et puis, je viens d’écrire un livre sur Stefan Zweig qui s’appelle « L’énigme Stefan Zweig » et qui va faire du bruit en soulevant une polémique énorme. Je serai lundi 2 novembre sur la scène de l’Espace Rachi pour parler de cette énigme Stefan Zweig.
Aux Bouffes Parisiens. Renseignements au 01 42 96 92 42.
Source ActuJ
F.H. : J’ai rencontré Steve Suissa, qui a vingt ans de moins que moi, et il m’a demandé de jouer d’une façon cinématographique avec un grand naturel de jeu, Ce que le public exige maintenant, c’est un jaillissement immédiat qui fait passer du rire aux larmes.
Je correspondais au type de jeu de Steve et également à celui de E. E Schmitt. Voilà exactement le metteur en scène avec qui j’ai voulu retravailler. C’est le Sautet de sa génération.
A.J.: Qu’est-ce qui vous a attiré dans cette pièce, devenue film culte et que vous interprétez en équipe alors que vous avez pendant longtemps joué en solo ?
F.H. : J’avais arrêté ma carrière cinématographique il y a dix ans et je vais revenir au cinéma l’an prochain. C’est pour ça qu’ « Avanti » est un choix délibéré pour revenir dans ce milieu. L’auteur Samuel Taylor est un des quatre ou cinq grands auteurs qui ont révolutionné la comédie hollywoodienne. C’est un juif émigré comme Lubitsh, Capra, Wilder.
Il réussit si bien à être à la fois, d’une façon juive, extrêmement tendre, romantique, et d’une grande cruauté. Dans ces films, des héros magnifiques paraissent sans faille mais sont, en fait, des crevasses humaines. Avec Steve, je cherche toujours l’acteur qui pourrait entrer dans le rôle, pour la première partie de la pièce, c’est Gregory Peck, la seconde, c’est Mac Queen. Et puis, je fais totalement couple avec Ingrid Chauvin qui est formidable. C’est un vrai miracle.
Elle triomphe dans la pièce. L’Italie est magnifiquement rendue par le décor, la musique, les seconds rôles qui donnent un spectacle populaire de qualité. Et ça c’est la marque de Steve Suissa
A.J.: Comment est née votre passion du théâtre ? On le dit : « acteur, ce n’est pas un métier pour un juif »…
FH. : J’étais bon élève et la mairie m’a offert la possibilité d’assister à une pièce à la Comédie française à 14 ans et j’ai vu Robert Hirsh qui jouait « Amphitrion ». Je me suis dit : « Je veux faire ça ».
Mon père était totalement contre, il ne m’a pas parlé pendant trois ans, jusqu’à ce que je rentre à la Comédie française alors que ma mère était totalement pour.
A.J.: Que vous inspirent les événements récents sur tous ces mouvements inquiétants d’antisémitisme ambiant qui minent la société française ?
F.H. : Je sens qu’il faut se battre pour la France. Les juifs de France ont une responsabilité énorme dans ces combats et il faut que ceux qui sont morts pour cette France là, ne soient pas morts pour rien. C’est en France qu’il existe cette flamme.
J’étais en Israël récemment, et mon rêve serait d’y créer un festival de théâtre, une sorte d’Avignon. Steve et moi, on va faire un pont entre les deux pays.
A.J.: Peut-on déjà parler de projets, alors que vous fourmillez d’activités actuelles ?
F.H. : J’envisage une grande tournée de « Love letters », « le joueur d’échec », et aussi je rêve de retravailler avec Lelouch.
Je mets en scène « Une folie » de Sacha Guitry avec Steve Suissa comme comédien. Et puis, je viens d’écrire un livre sur Stefan Zweig qui s’appelle « L’énigme Stefan Zweig » et qui va faire du bruit en soulevant une polémique énorme. Je serai lundi 2 novembre sur la scène de l’Espace Rachi pour parler de cette énigme Stefan Zweig.
Aux Bouffes Parisiens. Renseignements au 01 42 96 92 42.