« Si vous libérez plus de prisonniers, alors nous prolongerons les négociations de paix », voila ce qu’a déclaré en substance, Mahmud Abbas à la présidente du Meretz. La présidente du parti de gauche « Meretz », Zehava Gal-On, a rencontré le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah, lundi, pour discuter des pourparlers de paix en cours entre Israël et les Palestiniens...
A cette occasion, Abbas a menacé de mettre un terme aux négociations si l’accord-cadre élaboré par les États-Unis ne satisfait pas aux exigences palestiniennes : » Si l’accord-cadre n’apporte pas de solutions aux problèmes de base, je ne prolongerais pas les négociations, je me tournerai vers les organisations internationales pour faire avancer notre cause. Nous prolongerons les négociations si Netanyahu déclare un gel des constructions dans les territoires et qu’il accepte une nouvelle vague de libération de prisonniers palestiniens mais, cette fois, avec des femmes, des enfants et des prisonniers administratifs ».
Gal-On a déclaré que le peuple israélien souhaitait parvenir à un accord avec les Palestiniens : « Le public israélien veut la paix. 70% de la population soutient un accord de paix et 77 députés soutiendrait un accord s’il y avait un vote à la Knesset. Je lance un appel a Netanyahu pour faire des progrès dans les pourparlers ».
Mahmoud Abbas et Zehava Gal-On ont discuté de deux points fondamentaux lors de leur entrevue : le statut de Jérusalem et la situation des réfugiés palestiniens. En ce qui concerne Jérusalem, M. Abbas a déclaré que la position palestinienne reste la même : « Jérusalem-Est sera la capitale du futur état palestinien et l’ouest sera pour Israël ».
Abbas a proposé qu’un organe de coordination soit créé pour assurer la liaison entre les deux capitales. Pour le droit au retour des palestiniens, le président de l’Autorité palestinienne a déclaré que l’annonce qu’il avait l’intention d’accorder le droit au retour à 5 millions de réfugiés palestiniens n’était pas sérieuse et que tels n’étaient pas ses propos : » Je ne veux pas détruire Israël, aucun réfugié ne sera autorisé à revenir sans autorisation israélienne, cependant, je souhaite qu’Israël fixe un quota annuel sur le nombre de réfugiés qui pourront regagner la Palestine chaque année « . En d’autres termes, Je ne veux pas détruire Israël, tout de suite, j’ai le temps….
Source Tel-Avivre
