Le secrétaire d’état américain John Kerry a confirmé après des réunions avec des représentants arabes palestiniens a Bethlehem mercredi que la position de l’administration Obama sur la vie juive en Judée et en Samarie est la condamnation, rapporte l’AFP. « Nous considérons maintenant, et avons toujours considéré, les implantations comme illégitimes, » a déclaré Kerry, après qu’Abbas ait fait semblant mardi de sortir des discussions suite aux déclarations d’Israël sur une nouvelle initiative de construire plus de 3 5000 nouveaux logements juifs dans la région.
En ce qui concerne le fait qu’Israël maintient les constructions tout en libérant des assassins palestiniens, Kerry a affirmé qu’à « aucun moment les palestiniens, en aucune manière, sur la question du retour aux négociations, n’ont cautionné ou accepté la poursuite » des constructions juives en Judée et Samarie.
Kerry a toutefois jeté un os à Israël en déclarant que les Etats-Unis étaient « conscients du plan du première ministre Netanyahou de renouveler les constructions. »
Les remarques de Kerry suivent une semaine tumultueuse entre Israël et l’autorité palestinienne, au cours de laquelle les terroristes libérés ont reçu un accueil triomphal et que des menaces d’une troisième intifada ont été lancées. De telles déclarations sont frappantes pour le public israélien déjà sceptique à soutenir les négociations en cours négociées par les américains.
Beaucoup d’israéliens ont longtemps suspecté l’administration Obama de sympathiser avec la position de l’autorité palestinienne, et des préoccupations ont été soulevées au tout début du dernier round de négociations sur la nomination controversée de Martin Indyk au poste de médiateur dans les pourparlers. Un certain nombre de groupes israéliens ont fait remarqué que son rôle avec le groupe d’extrême gauche New Israel Fund l’empêche d’être un « courtier honnête » entre les parties.
La confirmation suit également des rapports que le président américain a fait des remarques désobligeantes envers Israël et envers le premier ministre Benyamin Netanyahou en particulier lors de discussions sur le sujet en 2012.
Certaines sources mentionnent également qu’Obama aurait conditionné ses efforts pour mettre fin au nucléaire iranien à la réussite des négociations entre Israël et l’autorité palestinienne.
Le bureau du premier ministre n’a pas encore publié de déclaration en réponse à la condamnation des Etats-Unis, ni comment elle pourrait affecter les futures négociations.
Source JerusalemPlus
