mercredi 6 novembre 2013

Kerry se rend au mémorial de Rabin à Tel-Aviv

 
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry est arrivé en Israël mardi soir et s'est rendu à la Place Rabin à Tel-Aviv, l'emplacement de l'assassinat le Premier ministre Yizhak Rabin le 4 Novembre 1995. Dalia Rabin, la fille de Yizhak Rabin, a parlé au mémorial, disant qu'elle était ému et touché que Kerry soit venu pour commémorer l'assassinat de Rabin. "Peut-être que le temps nous dira qu'il y a pas d'autre alternative, et nous devons avancer vers ce que mon père a tenté de faire il y a 20 ans», a déclaré Rabin.


Kerry s'est voulu rassurant et a déclaré "l'Amérique se tiendra aux côtés d'Israël à chaque étape de son parcours".
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry est en Israël pour une visite censée relancer le processus de paix israélo-palestinien en difficulté.
Il doit rencontrer mercredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Jérusalem, puis le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah, en Cisjordanie.
Cette visite intervient alors que, selon les médias israéliens, Israël a proposé que le tracé de la barrière de séparation en Cisjordanie serve de base aux discussions de paix, et non les lignes d'avant 1967 comme le réclament les Palestiniens.
Les négociateurs israéliens ont proposé à leurs homologues palestiniens que cette barrière (dont le tracé se trouve à 85% en Cisjordanie, isolant 9,4% du territoire palestinien, Jérusalem-Est compris, selon l'ONU) serve de point de départ aux discussions, rapportent mardi le quotidien Yediot Aharonot et la radio publique israélienne.
En outre, Israël veut conserver certaines colonies juives isolées de Cisjordanie - Beit El, Psagot et Nokdim, selon les mêmes sources.
Interrogé, un porte-parole de M. Netanyahu n'a pas confirmé ces informations, indiquant qu'il ne commentait pas les négociations en cours, sur lesquelles M. Kerry a imposé aux deux parties un black-out médiatique.
La question du statut de Jérusalem a également été abordée, croient savoir les médias israéliens.
Les détails ne sont pas clairs mais lors d'une rencontre, une zone dans laquelle les deux parties seraient libres de circuler a été discutée, explique le Yediot, ajoutant qu'à la demande d'Israël, la plupart des réunions ont porté sur la sécurité.
Interrogé sur ce point, un haut responsable israélien a indiqué sous couvert d'anonymat qu'Israël avait dit clairement aux Palestiniens que Jérusalem resterait unifiée sous souveraineté israélienne.
Le président Abbas a pour sa part réaffirmé mardi être sérieux pour la paix et croire à la paix avec Israël, lors d'une conférence de presse conjointe avec le chef de l'Etat polonais Bronislaw Komorowski à Bethléem, en Cisjordanie.
Nous sommes convenus avec les Américains de tenir des sessions intensives pendant neuf mois et j'espère que nous pourrons parvenir à une solution pacifique et juste, a-t-il déclaré.
Les négociateurs palestiniens réclament que les discussions se tiennent sur la base des lignes antérieures au début de l'occupation israélienne de Jérusalem-Est, la Cisjordanie et la bande de Gaza en juin 1967, avec des échanges de territoires équivalents.
Israël exige de maintenir une présence militaire à long terme dans la vallée du Jourdain et que les échanges de territoire soient dictés par ses besoins de sécurité, a affirmé à l'AFP une source palestinienne proche du dossier sous le couvert de l'anonymat.


Source I24News