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mercredi 9 août 2017

Vente d’armes à Israël : des ingénieurs de CAE pourraient déroger à leur code d’éthique et boycotter Israël !


Les ingénieurs de l’entreprise CAE, basée à Montréal, pourraient contrevenir à leur code de déontologie si leur employeur réalise son intention de vendre des armes à Israël, avance l’avocat John Philpott......Détails........



Ce dernier sera d’ailleurs présent jeudi à l’assemblée annuelle des actionnaires de CAE, à Montréal, où il sera «proposé que l’entreprise ne signe aucun contrat de nature militaire avec Israël, avec l'Armée israélienne ou avec une compagnie qui opère en Israël», a écrit Me Philpott.
«Israël ne respecte pas le droit international humanitaire [...] concernant le traitement des prisonniers de guerre, la protection des populations civiles, le choix des armes, et les moyens acceptables», a indiqué l’avocat, qui estime que l’entreprise pourrait faire l’objet d’une poursuite civile si elle vend des armes à Israël.
Toujours selon lui, en cas de vente d’armes, les ingénieurs de CAE contreviendraient à leur code de déontologie qui leur impose l'obligation de tenir compte des conséquences de l'exécution de ses travaux sur l'environnement et sur la vie, la santé et la propriété de toute personne.
Après avoir examiné cette proposition, le conseil d’administration de l’entreprise a recommandé à ses actionnaires de voter contre, mardi.
«CAE s’engage à protéger les droits de la personne dans tous les aspects de ses activités», a d’abord indiqué CAE dans un communiqué.
Toutefois, l’entreprise spécialisée dans le développement de simulateurs de vol et de logiciels d’avionique ne souhaite pas boycotter Israël.
«La législation anti-discrimination du Canada interdit à quiconque de refuser d’exercer toute activité commerciale avec une autre personne en se fondant sur la nationalité ou la situation géographique de la contrepartie», a indiqué CAE, en rappelant que le gouvernement fédéral a adopté une motion en février 2016 condamnant un mouvement de boycottage contre Israël.
«Nous croyons que les ordonnances liées au commerce devraient être formulées par des instances gouvernementales et des entités internationales, et non par des particuliers ou des sociétés», a conclu l'entreprise montréalaise.

Source Journal de Montreal

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