La côte de popularité du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou dans l’opinion publique américaine a chuté suite à son discours controversé au Congrès sur le programme nucléaire iranien, a révélé lundi un sondage de l'institut Gallup. Selon l'enquête, Netanyahou qui bénéficiait de 45% d'opinion favorable dans la population américaine en février, a vu sa côté chuté à 38% après son discours au Congrès...
Le soutien au Premier ministre chez les sympathisants démocrate a chuté tomber de 32 à 17%, alors que dans le camp républicain, il a augmenté de deux points pour atteindre 62%.
Six généraux israéliens à la retraite, représentant un groupe d'anciens responsables des services de sécurité israéliens, ont tenu mercredi une conférence de presse au cours de laquelle ils ont vivement critiqué le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, ainsi que sa politique sécuritaire et sa diplomatie.
"M. Netanyahou, vous êtes au sommet de la pyramide. Vous ne pouvez pas imputer aux autres la responsabilité de l'échec de l'opération "Bordure protectrice", des négociations sur le programme nucléaire iranien, de la ruine d'Israël ou de la dégradation des relations avec les Etats-Unis", a déclaré l'ancien chef du Mossad Shabtai Shavit (1989-1996).
"Au lieu de joindre nos forces à la coalition qui lutte contre les méchants, nous nous retrouvons à lutter contre notre plus grand allié. Monsieur le Premier ministre, après des années de service dans le Mossad, vous me faîtes passer pour un traître, parce que je promeus l'idée d'un accord régional et que je cherche à mettre Israël sur une nouvelle voie", a-t-il ajouté.
"Il est grand temps que vous répondiez à certaines questions difficiles. Pourquoi avez-vous relâché 1.200 terroristes après avoir milité contre une telle option pendant des années?
Où en est la sécurité que vous avez promis aux résidents des communautés qui se trouvent le long de la frontière avec Gaza?
Pourquoi avez-vous permis au Hamas de creuser des tunnels qui sont allés jusque dans ses jardins d'enfants israéliens?", a-t-il encore martelé.
Amnon Reshef, le fondateur de ce groupe, ancien major général retraité de l'armée qui a servi durant la guerre de Yom Kippour, s'est également exprimé : "Nous devions venir ici et demandé au Premier ministre 'où est la sécurité que vous avez promis'. Mais votre réponse a été de qualifier de 'traitres' les meilleurs généraux israéliens. Il est de votre devoir de nous écouter", a-t-il lancé.
Le groupe, qui représente plus de 180 anciens responsables de l'armée israélienne, du Mossad, du Shin Bet et de la police israélienne, a été créé en octobre dernier.
Il cherche à promouvoir une initiative politique et sécuritaire régionale pour résoudre le conflit israélo-palestinien et pour normaliser les relations avec les Etats arabes modérés.
Michal Kastan Kedar, dont le mari a été tué l'été dernier lors de l'opération militaire israélienne contre le Hamas, a également été invitée à s'exprimer à cette conférence de presse.
Kedar avait prononcé un discours lors d'un rassemblement de la gauche israélienne à Tel Aviv samedi soir et avait appelé Israël à reprendre le processus de paix avec les Palestiniens. Son discours avait été fustigé par un journaliste de droite, qui avait écrit que Kedar et son programme "de gauche" étaient responsables de la mort de son mari, et qu'elle devait "simplement la fermer et cesser de pleurnicher".
Dans une interview accordée à i24news, Kedar a affirmé qu'elle était "très frustrée" par le fait que tout au long de cette campagne électorale, personne n'ait parlé de la guerre contre le Hamas de l'été dernier.
"Les dirigeants ne peuvent pas parler d'une guerre au cours de laquelle 73 personnes ont été tuées, quand des élections approchent", a-t-elle affirmé.
Source I24News