dimanche 5 août 2018

Kushner veut mettre fin au statut de réfugié pour des millions de Palestiniens


Le gendre et conseiller du président Donald Trump, Jared Kushner, en première ligne sur le dossier du plan de paix américain en vue d'un accord entre Israël et les Palestiniens, a discrètement tenté de faire disparaître l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés palestiniens dans le Proche-Orient (UNRWA), selon des courriels internes obtenus par le magazine Foreign Policy (FP) et publiés vendredi.......Détails........



Sa démarche, sous l'égide de l'admnistration Trump, vise à dépouiller les Palestiniens de leur statut de réfugié, et à faire disparaître ainsi la question liée à ce sujet lors d'éventuelles négociations entre Israël et les Palestiniens. 
Au moins deux projets de loi sont en outre actuellement en cours au Congrès américain promulgant cette initiative.
"Il est important de déployer de véritables efforts pour destabiliser l'UNRWA", a écrit M. Kushner à propos de l'agence onusienne le 11 janvier s'adressant à plusieurs hauts responsables, dont l'émissaire spécial de Donald Trump pour le Moyen-Orient, Jason Greenblatt.
"Cette agence ne fait que perpétuer le statu quo, elle est corrompue, inefficace et n'encourage pas les efforts de paix", selon lui.
Les États-Unis participent au financement de l'UNRWA depuis sa création en 1949 qui apporte son aide à des millions de Palestiniens enregistrés comme réfugiés en Judée Samarie, en Jordanie, au Liban ou en Syrie, survivants ou descendants de Palestiniens qui ont fui ou ont été chassés de leurs terres à la création d'Israël en 1948.
Mais depuis la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme la capitale d'Israël début décembre, les responsables de l'Autorité palestinienne ont rompu toute relation avec leurs partenaires américains.
En réponse, Donald Trump a annoncé fin janvier qu'il allait conditionner le versement aux Palestiniens de "centaines de millions de dollars" d'aide à leur retour à la table des négociations.
Le mois dernier, l'UNRWA a ainsi dû annoncer sa décision de licencier plus de 250 employés dans la bande de Gaza et en Judée Samarie, après les coupes drastiques de l'aide américaine qualifiées de "menace existentielle" pour l'agence.
Au mois de juin, d'après des responsables palestiniens cités par FP, Kushner a par ailleurs suggéré auprès de responsables jordaniens lors de son voyage au Moyen-Orient, de retirer le statut de réfugié à plus de deux millions de Palestiniens enregistrés, de sorte que les activités de l’UNRWA ne soient plus nécessaires dans le pays.
"Kushner a déclaré que la réinstallation des réfugiés doit avoir lieu dans les pays hôtes, et que ces gouvernements peuvent effectuer le travail de l'UNRWA", a rapporté Hanan Ashrawi, membre du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).
Elle a affirmé que l’administration Trump souhaitait que les pays du Golfe couvrent les coûts encourus par la Jordanie.
La Maison Blanche a refusé tout commentaire selon FP. Mais la démarche visant à retirer le statut de réfugié à la plupart des Palestiniens gagne également du terrain au Congrès.
La semaine dernière, le représentant républicain du Colorado, Doug Lamborn, a proposé un projet de loi qui limiterait les États-Unis à assister seulement les Palestiniens réfugiés d'origine.
Les économies ainsi réalisées seraient redirigées vers l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), selon Lamborn.Or l’USAID est sous le coup de la loi "Taylor Force Act", qui vise à réduire les subventions versées à l'Autorité palestinienne.
Les administrations américaines précédentes avaient également réclamé que la vaste majorité des réfugiés palestiniens soit finalement absorbée dans un nouvel État palestinien ou naturalisée dans les pays hôtes.
Mais la question des réfugiés était alors censée être traitée dans le cadre d’un accord de paix global aboutissant à la création d’un État palestinien.
Or "il est très clair que l’objectif primordial ici est d’éliminer la question des réfugiés palestiniens en mettant fin à leur statut", a déclaré Lara Friedman, présidente de la Fondation pour la Paix au Moyen-Orient.
"Cela ne va pas rendre la paix plus facile. Mais plus difficile".

Source I24News
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