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mercredi 26 décembre 2012

Israël fait face à une vague de cyber-attaques en provenance du Koweït



Jonathan Gad, président et chef de la direction conjointe de InnoCom, a averti les israéliens « d’une nouvelle vague de cyber-attaques dangereuses en provenance du Koweït. »
Selon Gad, un malware nommé « Backdoor.LV, » qui a déjà été découvert en mai, est à l’origine de l’attaque. Le fichier a été identifié grâce à un outil, le FireEye, créé par InnoCom en Israël.

«L’outil FireEye identifié que le malware transfère les données à partir d’ordinateurs attaqués en Israël à un pirate au Koweït. Entre autres choses, les informations transmises comprennent l’identité de l’utilisateur, ses mots de passe, les informations sur les sites visités, l’accès à tous les fichiers de l’ordinateur, etc… », a déclaré Gad.

Malgré le fait que le malware Backdoor.LV recueille de l’information critique sur l’utilisateur et l’ordinateur attaqué, la société qui s’occupe de créer l’anti-virus a été surprise de découvrir que sur lors de l’utilisation des logiciels malveillants, une boîte de dialogue s’ouvre, demandant à l’utilisateur de lancer un fichier exécutable nommé Trojan.exe, qui semble être destiné aux utilisateurs qui ne parlent pas l’anglais (Trojan étant un « cheval de Troie »). Des informations détaillées sur le logiciel malveillant peuvent être trouvées ici.
FireEye fournit des solutions complètes de sécurité de l’information qui permettent de localiser et de bloquer de cyber-attaques de prochaine génération.


Source Jss News

Enjeux de la zone E-1 : le lien qu’elle assure entre Jérusalem et Maalé Adoumim s’avère vital pour Israël




Le site appelé E1 (Est 1) longe Jérusalem à l’est et couvre 1 200 hectares de terrain, inhabités pour le moment et appartenant en grande majorité à l’Etat. Il fait partie de la municipalité de Maalé Adoumim. Le ministère de la Construction et du Logement entend le développer afin de relier à Jérusalem les 36 000 habitants de Maalé Adoumim.

En son temps, Itzhak Rabin était déjà favorable à l’idée d’établir une continuité urbaine entre les deux villes. Aujourd’hui, le programme E1 prévoit la construction de 3 500 logements, d’un centre commercial et d’hôtels. Il a suscité une levée de boucliers à travers le monde, les Palestiniens affirmant qu’il interdira toute continuité entre les parties nord et sud d’un futur Etat palestinien en Judée-Samarie. Adoptant ce dernier point de vue, les Etats-Unis cherchent à dissuader les Israéliens, afin de ne pas compliquer davantage les négociations en vue d’un accord de paix.

Pour Israël, l’intérêt de la zone E1, que la communauté internationale tend à ignorer, ne se limite pas à relier Jérusalem-Ouest à Maalé Adoumim. Il permettra également de conserver un passage vers la mer Morte à l’est, qui servira aussi de ceinture de sécurité pour les banlieues juives de la capitale. S’il en perd le contrôle, Israël craint de voir une recrudescence de constructions palestiniennes dans ce secteur menacer Jérusalem, bloquer le développement de la ville du côté est, et affaiblir le contrôle israélien sur la route menant à Jéricho. Cette artère revêt en effet une importance stratégique majeure pour Israël, puisqu’elle permet, en temps de guerre, de transporter troupes et équipements vers l’est et le nord, via la vallée du Jourdain.



Déjà, des constructions sauvages palestiniennes la rendent moins sûre.

La nécessité de relier Maalé Adoumim à Jérusalem fait pratiquement consensus en Israël. Pourtant, l’opposition américaine a jusque-là bloqué toute construction ; le seul bâtiment à avoir vu le jour est le quartier général de la police responsable de la Judée-Samarie.

Consolider le statut de capitale de Jérusalem


Il a coulé beaucoup d’eau sous les ponts depuis l’approbation des premières étapes du programme de construction. La taille de la zone prévue s’est réduite comme peau de chagrin, érosion due à l’arrivée de Bédouins et à des constructions palestiniennes illégales. Le couloir menant à Jérusalem en a lui aussi subi les conséquences, puisqu’il est passé de 2 à 1 km de largeur. Et ce n’est pas fini… Contrairement à ce qu’on peut lire dans de nombreux rapports, construire dans la zone E1 ne couperait pas la Judée-Samarie en deux et n’entamerait pas la continuité palestinienne. Israël a prévu une nouvelle route, qui permettra aux véhicules palestiniens venus du sud de contourner Maalé Adoumim par l’est, et de continuer vers la partie nord de la Judée-Samarie. Elle réduira le temps de trajet actuel, puisque les automobilistes n’auront plus à s’arrêter aux barrages, comme à chaque fois qu’ils pénètrent en territoire israélien, et rouleront sur une véritable autoroute.



Dans la perspective de consolider son statut de capitale de l’Etat juif, les gouvernements israéliens successifs ont construit une enfilade de banlieues et de villes satellites autour de Jérusalem : Maalé Adoumim à l’est en 1977, Guivat Zeev au nord en 1982, Efrat au sud, en 1982 également, dans le bloc du Goush Etzion, et Betar Illit, au sud-ouest, en 1984. Des villes plus petites entourent encore cette première ceinture, qu’Israël considère comme appartenant à l’agglomération de Jérusalem. Pour l’ensemble des gouvernements successifs, il a toujours été clair que ces blocs urbains resteraient parties intégrantes de l’Etat d’Israël et lui seraient annexés dans le cadre d’un accord de paix permanent, tout comme les gros blocs d’implantation de Judée-Samarie construits à proximité de la « Ligne verte ».

Le 14 avril 2004, le président américain George W. Bush avait d’ailleurs écrit au Premier ministre de l’époque Ariel Sharon dans ce sens : dans le cadre d’un futur accord de paix définitif, affirmait-il, la réalité démographique créée sur le terrain depuis la guerre des Six-Jours devra être prise en compte, et l’on ne pourra pas demander à Israël d’évacuer toute la Judée-Samarie. Pour Sharon, cette lettre était une victoire que l’on devait attribuer à sa décision de procéder à un désengagement de Gaza et du nord de la Samarie.

Maalé et Mevasseret Adoumim


Dès lors, la barrière de séparation allait se dessiner sur la base du principe d’incorporer les grands blocs d’implantation au territoire israélien. Sur 290 000 habitants des implantations, 220 000 résident dans ces grands blocs.

Dans ses décisions, la Haute Cour de Justice israélienne ellemême applique généralement ce principe pour les villes et villages installés à l’ouest de la barrière de sécurité.



C’est par une décision gouvernementale de 1977 qu’a été construite Maalé Adoumim. Ses premiers habitants ont emménagé en 1982 dans ce qui allait devenir une vraie ville en 1991. Située à l’orée du désert de Judée, à 7 km de Jérusalem, sur la route de Jéricho, non loin des quartiers nord de Jérusalem que sont Pisgat Zeev, Guiva Tsarfatit et Ramat Eshkol, elle est connue pour la qualité de vie qu’elle offre et pour ses multiples infrastructures éducatives, culturelles et de loisirs. Selon les prévisions, sa population s’élèvera à 70 000 habitants en 2020.

En 1991, sous le gouvernement d’Itzhak Shamir, le ministre de la Défense Moshé Arens transfère une partie de la zone aujourd’hui nommée E1 sous la juridiction de la municipalité de Maalé Adoumim. En janvier 1994, le Haut conseil de planification de la Judée et le sous-comité de la Samarie pour les implantations présentent un nouveau projet, qui étend le programme urbain de Maalé Adoumim. Cela deviendra la base du plan pour la zone E1 sur une superficie de 1 200 ha.

Itzhak Rabin, alors Premier ministre, charge le ministre de la Construction et du Logement Binyamin Ben-Eliezer d’entreprendre la planification d’un quartier à cet endroit.

Problème : les contraintes diplomatiques empêcheront sa concrétisation.

Les conditions topographiques (le terrain est en pente) font que la majeure partie de la zone E1 ne se prête pas à la construction. On décide donc d’en faire une réserve naturelle avec, côté ouest, c’est-à-dire en bordure de Jérusalem, un projet de logements résidentiels. Baptisé « Mevasseret Adoumim » par les élus de Maalé Adoumim, celui-ci comportera 3 500 unités d’habitations divisées en trois parties. La zone E1 comprendra également le quartier général de la police de Judée-Samarie, ainsi que des hôtels, une zone industrielle et une zone de commerces.
 
 

Au sud-est, le projet est bordé par la Route n°1, par les quartiers d’Azariya et d’Abou Dis et par le campement bédouin de la tribu Jahaline. A l’ouest, se trouvent Isawiya et les quartiers d’Anata et d’A-Zaïm. Puis au nord, c’est la route 437 et le poste de contrôle de Hizma.

Le centre commercial et la zone industrielle, ouverts à tous les habitants de la région de Jérusalem, devraient créer des milliers d’emplois, tant pour les Israéliens que pour les Palestiniens. Le trajet de la barrière de séparation, dans le périmètre de Jérusalem, inclura la zone de l’E1 côté israélien.

Souveraineté pour tous 


C’est donc l’opposition américaine qui a retardé tous ces projets. Dans une interview accordée au Jerusalem Post en septembre 2005, le Premier ministre Ehoud Olmert confirmait qu’Israël s’était engagé auprès du gouvernement Bush à ne pas construire entre Maalé Adoumim et Jérusalem.

Toutefois, précisait-il, il s’agissait d’un « gel », et non d’une annulation pure et simple du projet.

L’opposition américaine ne tient pas à des motifs juridiques, mais à la crainte de voir de nouvelles constructions juives entraver de futures négociations de paix. Washington établit ainsi une distinction entre les divers types de constructions et leur emplacement. Par exemple, le 30 avril 2003, la Feuille de route pour la paix appelle Israël à « geler toute activité d’implantation [y compris les constructions nécessitées par l’accroissement naturel de la population]. » En septembre 2004 toutefois, le secrétaire d’Etat adjoint Richard Armitage remarque : « Si des implantations sont déjà existantes et que vous étoffez leurs populations sans en étendre les limites physiques, c’est une chose ». En d’autres termes, il laissait entendre que geler les implantations consiste à geler uniquement l’extension des limites territoriales de chaque implantation dans le but d’intégrer de nouveaux habitants.

Sachant que la zone E1 ne constituerait pas une nouvelle implantation israélienne – elle ferait partie de Maalé Adoumim – un problème particulier se pose : les constructions se situeraient au-delà du dernier bâtiment et de la ligne des constructions de Maalé Adoumim, mais à l’intérieur de ses limites municipales.



Le 5 octobre 1994, Rabin déclarait dans une discussion à la Knesset : « La Jérusalem unifiée, capitale d’Israël sous souveraineté israélienne, devra aussi comprendre Maalé Adoumim et Guivat Zeev ». Six mois plus tôt, il avait remis les documents d’annexion de la zone E1 à Benny Kashriel, maire de Maalé Adoumim. Puis le 13 mars 1996, le Premier ministre Shimon Peres réaffirmait qu’Israël exigerait la souveraineté sur Maalé Adoumim dans tout accord de paix permanent.

Déclarations de foi 


En avril 2005, Sharon déclare que la zone E1 fait l’objet d’un projet sur dix ans et que le gouvernement a bien l’intention de le mener à bien.

Son ministre de la Défense Shaoul Mofaz renchérit : il s’agit, dit-il, de créer une continuité juive entre Jérusalem et Maalé Adoumim. Dans un CD d’information publié par la municipalité de Maalé Adoumim, 18 importants responsables adressent à Maalé Adoumim et à la zone E1 leur déclaration de foi.

Ehoud Barak : « Il est indispensable de traduire concrètement le fait que le couloir E1 nous appartient. Retarder les constructions établissant une continuité entre le mont Scopus et Maalé Adoumim, c’est mettre cette dernière en danger. Sans une action politique immédiate établissant des faits purs et simples, nous risquons de perdre Maalé Adoumim. » Binyamin Netanyahou, Premier ministre : « Nous voulons créer la continuité de l’agglomération de Jérusalem d’ouest en est ; les Palestiniens, eux, cherchent à briser cette continuité en construisant du nord au sud… Ils veulent couper Jérusalem d’un côté et la détacher de Maalé Adoumim de l’autre. Nous devons prendre le dessus en construisant la zone E1. » Reouven Rivlin, porte-parole de la Knesset : « Le projet E1 est un objectif auquel nous ne renoncerons jamais… Si Itzhak Rabin était encore vivant, il aurait publié une directive sans concession pour le mener à bien. » Même les plans de paix qui, par le passé, ont envisagé la division de Jérusalem, prévoyaient de relier Maalé Adoumim à la capitale.



Selon un protocole d’entente établi entre l’ex-ministre Yossi Beilin et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas au milieu des années 1990, Israël devait annexer les zones d’habitation juives situées autour de Jérusalem, comme Maalé Adoumim, Guivat Zeev, Beitar Illit et Efrat, alors que la majorité des quartiers arabes seraient transférés dans le futur Etat palestinien.

Et dans l’esquisse de projet de partition de Jérusalem qui a émergé en 2000, sous l’égide de Bill Clinton à Camp David, Israël devait, en compensation de cette partition, être autorisé à annexer plusieurs villes, dont Maalé Adoumim.

Lutter contre le grignotage


En mai 2008, la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni disait exactement la même chose. Toutefois, on comprend mal comment un tel projet pourrait contribuer à renforcer la sécurité de Jérusalem si on laissait s’établir à Jérusalem-Est de nouveaux quartiers arabes qui constitueraient une barrière entre la capitale et Maalé Adoumim, ne laissant subsister entre les deux villes qu’un étroit couloir de liaison.

La principale menace qui pèse sur la future contiguïté réside dans le grignotage qu’effectuent les constructions palestiniennes illégales. En Judée-Samarie, les constructions, tant israéliennes que palestiniennes, sont régies par l’accord intérimaire Oslo II, signé le 28 septembre 1995.

Oslo II répartit les territoires en trois juridictions : la zone A, la zone B et la zone C. En zone C, Israël conserve tous les pouvoirs en matière d’aménagement et de construction.
 
 

Or, E1 est précisément en zone C et les bâtiments palestiniens qui y ont été édifiés récemment n’ont pas reçu d’autorisation israélienne, ce qui en fait des constructions illégales.

En revanche, aucune clause des accords d’Oslo n’interdit les implantations israéliennes, un domaine que l’on a réservé à de futures négociations sur le statut permanent. Et cette absence de gel israélien des constructions n’avait pas empêché Yasser Arafat de signer l’accord intérimaire d’Oslo II.

Jusqu’à présent, Israël n’a construit dans la zone E1 qu’un poste de police et plusieurs routes, mais les maisons illégales arabes, elles, ont fleuri, surtout du côté d’A-Zaïm.

Bien que situées en Zone C, elles n’ont pas généré de réactions de la part de l’administration civile israélienne. Les services de sécurité mettent cependant en garde : si Israël n’agit pas avec vigueur pour empêcher les Palestiniens de s’approprier ces terres, il ne sera bientôt plus possible de mettre en pratique le plan E1, notamment dans la zone industrielle et commerciale jouxtant Anata. Selon eux, il faut par ailleurs imputer une partie de la migration bédouine vers la zone E1 à la crainte de cette population de se trouver un jour reléguée de l’autre côté de la barrière de séparation.

Histoires de contiguïté 


Pour leur part, les Palestiniens ne cachent pas leur volonté d’empêcher les constructions israéliennes dans la zone E1. Pour Faiçal Husseini, responsable palestinien mort en 2001, construire sans permis à Jérusalem était l’une des armes dont disposaient les Palestiniens dans la lutte contre Israël. En 1993, Mouhamad Nadal, expert en planification urbaine à l’Institut d’Etudes arabes de la Maison d’Orient (ancien quartier général de l’OLP), a imaginé un plan de construction de trois villes arabes autour de Jérusalem, afin d’entourer les quartiers juifs construits après 1967. La zone E1, dans l’optique israélienne, est presque le seul obstacle à la réalisation de l’objectif implicite de ce programme.

Sur le terrain, on voit clairement que le but des Palestiniens est de relier les quartiers arabes de Jérusalem aux quartiers adjacents et aux villes de Judée-Samarie. A l’époque du gouvernement Barak, les Palestiniens ont officiellement demandé que la zone E1 leur soit transférée et devienne une Zone B (sur laquelle ils exerceraient donc un contrôle civil), mais Barak a refusé.



La continuité des constructions entre Jérusalem et Maalé Adoumim créera une barrière ostensible entre les régions palestiniennes du sud de Jérusalem et les villes palestiniennes du nord de la capitale.

En revanche, si la zone E1 passe aux mains des Palestiniens ou si les constructions palestiniennes à cet endroit s’intensifient, Maalé Adoumim se trouvera isolée de Jérusalem et la capitale d’Israël sera de nouveau à l’extrémité d’un couloir sans autre porte de sortie, redevenant une ville-frontière isolée sur les plans sécuritaire, économique et urbain, exactement comme avant 1967.

Aménager la zone E1 fera la différence entre une contiguïté juive estouest et une contiguïté palestinienne nord-sud. Ne pas construire fera basculer la décision en faveur d’une contiguïté palestinienne aux dépens d’Israël.

Un plan vital 

Le 24 octobre 2007, Israël a exproprié 110 ha de terrain afin de paver une route réservée aux Palestiniens. La majeure partie de ce terrain était propriété de l’Etat, et seuls 22,5 ha étaient des terrains privés. La route est destinée à permettre aux Palestiniens d’aller de Ramallah, au nord de Jérusalem, jusqu’à Bethléem, au sud, sans être arrêtés par des barrages.

Elle passe par un tunnel sous la route Jérusalem-Maalé Adoumim, ce qui assure une continuité aux véhicules palestiniens, sans pour autant couper la voie entre la capitale et Maalé Adoumim.

Réaliser le plan E1 est donc vital pour Israël. Retarder sa mise en application, c’est risquer de ne plus pouvoir le faire, en raison des constructions palestiniennes illégales et de l’installation des campements bédouins. Sans ce plan, il est presque certain qu’une continuité palestinienne se créera à l’est de Jérusalem, séparant la capitale de Maalé Adoumim et faisant de nouveau de Jérusalem une ville frontalière très isolée.

La même situation s’est produite à la fin des années 1990, quand il s’agissait de construire le quartier juif de Har Homa dans les limites de la municipalité de Jérusalem. Israël tenait à réaliser ce programme pour ne pas avoir à subir ensuite des constructions palestiniennes qui auraient créé une enclave entre le quartier juif de Guilo et Talpiot-Est.

Israël a ainsi édifié Har Homa, malgré l’opposition des Etats-Unis, qui se sont par la suite ralliés à sa position, sans pour autant l’approuver.

Si un Etat palestinien devait voir le jour, la continuité palestinienne entre la partie nord et la partie sud de la Judée-Samarie pourra être assurée au moyen de la route de communication déjà programmée.
 
 

La construction de la zone E1 ne l’empêchera donc pas ; en revanche, si les constructions palestiniennes illégales se poursuivent et qu’Israël perd le contrôle sur la zone E1, la contiguïté du territoire israélien, elle, sera gravement compromise. 
Nadav Shragaï est l’auteur de Jérusalem, les dangers du partage : une alternative pour la séparation des quartiers arabes (Centre des affaires publiques et de l’Etat, 2008), de Le tombeau de Rachel : un lieu saint juif et non pas une mosquée (Jerusalem Studies, 2005) et La lutte pour le mont du Temple : Juifs et Musulmans, religion et politique depuis 1967 (Keter 1995)


Source JerusalemPost

élimination par Tsahal d' une cellule terroriste arabe dans la région de Benyamin !




Le Shabak, Tsahal et la police israélienne ont révélé mardi avoir découvert et éliminé une cellule terroriste arabe dans la région de Benyamin. Son activité principale était de tenter de kidnapper des israéliens.

La cellule, dirigée par deux terroristes basés à Ramallah, fait partie du groupe terroriste Front Populaire". Ils ont été arrêtés récemment et soumis à des interrogatoires, admettant qu'ils avaient prévu d'enlever un israélien, qui aurait été détenu en captivité alors que les terroristes auraient négocié la libération d'Ahmed Saadat, un archi-terroriste entre autre responsable de l'assassinat de l'ancien ministre du tourisme, Rachamim Zéevi. Les libérations avaient prévu d'également demander la libération d'autres terroristes.
Les deux terroristes, âgés de 22 ans, ont acheté des armes, y compris des armes automatiques, qu'ils avaient prévu d'utiliser pour enlever des israéliens. Ils avaient également mis au point différents scénarios pour effectuer l'enlèvement. Dans un de ces scénarios, les terroristes ont prévu de commencer une fusillade contre des troupes de Tsahal dans le but de créer une diversion.



Et lorsque les soldats auraient été occupés à s'occuper de l'attaque, ils auraient choisi un soldat et l'enlever pour le détenir dans une cache déjà préparée dans la périphérie de Ramallah. Dans un autre scénario, ils ont prévu de se présenter comme israéliens et de ramasser un auto-stoppeur israélien sur une route de Samarie. Les deux hommes sont détenus jusqu'à la fin de la procédure, quand ils passeront en jugement.

Huit autres suspects qui avaient l'intention de les aider ou que leur ont fourni des armes ou d'autres formes de soutien ont été arrêtés en même temps. Dans un communiqué, le Shabak a déclaré que ces arrestations "indiquent que les terroristes ont une forte motivation pour kidnapper des israéliens. Le groupe terroriste Front Populaire a, au cours des dernières années, été particulièrement actif dans ces tentatives," ajoute le communiqué.


Source JerusalemPlusTV

mardi 25 décembre 2012

La soldate qui a abattu un terroriste à la frontière égyptienne décorée pour son courage



  
En septembre dernier, des terroristes infiltrés par le Sinaï en Israël ouvrent le feu sur une patrouille de Tsahal. Un soldat israélien meurt sur le coup, un autre est grièvement blessé.  Une combattante, parmi les soldats arrivés sur les lieux,  abat l’un des terroristes et assiste à la mort de son camarade. Elle sera décorée pour son courage aujourd’hui.

Le Général Tal Russo a annoncé hier soir qu’il décernerait aujourd’hui la décoration du Commandant régional à cette combattante de Karakal pour le courage et la détermination dont elle a fait preuve face aux terroristes.  La cérémonie se tiendra dans le quartier-général de la division de Gaza.

Voir tomber un camarade

L’attaque a lieu le 21 septembre dernier, cette combattante du bataillon karakal abat un des terroristes qui venaient de s’infiltrer en Israël via le Sinaï et d’ouvrir le feu sur une patrouille israélienne postée le long de la frontière.
Lorsqu’elle arrive sur les lieux, elle assiste à l’assaut des terroristes et voit le soldat Netanael Yahalomi tomber sous leurs balles. Alors que les urgentistes se pressent au secours du soldat, son expérience comme volontaire du Magen David Adom lui permet rapidement de comprendre qu’ils ne peuvent plus rien pour lui. Elle les encourage donc à se tourner vers son camarade Mati, un autre soldat gravement blessé.


Combattante de Karakal qui a arrêté un terroriste à la frontière égyptienne
Funérailles du Caporal Yahalomi, tué à 20 ans par des terroristes infiltrés via le Sinaï

“Je n’ai pas réfléchi. J’ai couru sous les tirs des terroristes jusqu’à Netanael. En prenant conscience de son état, j’ai dit à mon commandant qu’on ne pouvait plus rien faire pour le sauver et qu’il fallait continuer. Après avoir neutralisé les terroristes, j’ai dit à Mati, le soldat blessé : ‘tiens bon, tu es un héros”

Prédestinée à être un héros ?

Interviewée peu après les faits, cette jeune soldate a raconté qu’elle souhaitait initialement rejoindre l‘unité spéciale 669 comme urgentiste chargée de rechercher et de sauver les victimes d’une catastrophe en Israël et dans le monde.
Elle intègre finalement le bataillon d’infanterie Karakal, dont la mission est de sécuriser la frontière israélo-égyptienne contre les infiltrés clandestins, les terroristes et les contrebandiers en août 2011.
“Mais dès le début des entraînements, j’ai su que j’étais là où je devais être.”

Sofia et son commandant : hommes et femmes sont mélangés au sein du Bataillon Karakal

Cette frontière plutôt calme au moment de la création du bataillon au début des années 2000 est devenue l’une des plus fragiles. Les combattantes sont astreintes à la même discipline que les garçons, et exposées de la même manière au danger. Leur mission, ces dernières années, est devenue essentielle.

Source Tsahal.fr

En vidéo : Pourquoi les attentats en Israel on baissés de facon drastique ...



Si les attentats en Israel ont baissés de facon trés significative, ce n' est pas grace a la bonne volonté de Abbas ou autres sbires ou a une soudaine prise de conscience que une vie humaine n' a pas de prix. La raison est bien plus sérieuse....Voir ci-dessous.....


Source NanoJV

HRW : Des Palestiniens de la bande de Gaza ont "violé les lois de la guerre"




Des Palestiniens de la bande de Gaza ont "violé les lois de la guerre" en tirant des roquettes en direction de zones peuplées en Israël au cours d'une flambée de violences il y a un mois, a indiqué lundi Human Rights Watch (HRW) dans un communiqué. Citant des chiffres de l'armée israélienne, HRW a indiqué qu'environ "1 500 roquettes ont été tirées vers Israël entre le 14 et le 21 novembre" dont "au moins 800 ont touché Israël et 60 des zones peuplées".

Ces attaques "ont tué trois civils israéliens, blessé au moins 38 personnes, dont plusieurs grièvement, et détruit des propriétés de civils", a indiqué HRW, notant que des roquettes tirées de Gaza "n'ont pas atteint les objectifs prévus en Israël et ont apparemment tué deux Palestiniens". "Des groupes armés ont dit clairement dans leurs communiqués que leur objectif était de toucher des civils", a indiqué dans un communiqué Sarah Leah Whitson, directrice pour le Proche-Orient à HRW. "Il n'y a tout simplement pas de justification légale pour tirer des roquettes vers des zones peuplées", a-t-elle ajouté.

Tirs de roquette réguliers


En temps de guerre, "les civils et infrastructures civiles ne doivent pas être les cibles d'attaques délibérées ou d'attaques qui ne font pas de distinction entre des civils et des cibles militaires", a ajouté le communiqué. L'organisation a également noté que des militants à Gaza "tirent régulièrement des roquettes depuis des zones à forte densité, près de maisons, d'entreprises et d'un hôtel, mettant inutilement les civils en danger en cas de ripostes israéliennes".
HRW a également rejeté l'argument de la branche armée du Hamas, le Jihad islamique, et des Comités de résistance populaire selon lequel il serait légitime de viser des cibles civiles "en riposte à des attaques israéliennes ayant tué des civils à Gaza". Récemment, HRW avait rendu Israël responsable d'un raid sur une maison dans laquelle 12 Palestiniens avaient été tués, et dénoncé l'armée israélienne pour avoir "violé les lois de la guerre" en visant des journalistes et des médias lors de son opération à Gaza en novembre. Les hostilités avaient coûté la vie à 177 Palestiniens, dont plus d'une centaine de civils, ainsi qu'à six Israéliens, quatre civils et deux militaires, selon les bilans des deux camps.


Source Lepoint.fr

lundi 24 décembre 2012

Trois missiles tirés cette semaine depuis Gaza !



Le porte parole de Tsahal a confirmé ce soir que, pour la troisième fois cette semaine, les terroristes de Gaza ont tiré un missile en direction d’Israël et que, pour la troisième fois cette semaine, le missile est tombé directement dans la bande de Gaza.


Tir de missile depuis une zone urbaine de Gaza. Rappelons que l’utilisation de boucliers humains est un crime de guerre. (crédit photo: Edi Israel/Flash90)


Lors d’interviews données à la télévision ce Samedi, le Premier Ministre israélien a indiqué que l’armée israélienne se préparait à infliger au Hamas « un coup plus dur » que celui infligé lors de l’opération Pilier de Défense le mois dernier.
« Je conseillerai au Hamas de ne pas célébrer une supposée victoire suite à cette opération », a dit Netanyaou à la chaine Arouts 10, indiquant qu’Israël n’en avait pas encore fini avec le Hamas. « Nous avons porté un coup très dur » au gouvernement islamiste de Gaza, a-t-il ajouté, « nous avons détruit pratiquement tous leurs missiles longue portée, mais je vous dis que l’armée israélienne se prépare à frapper un coup encore plus lourd. Notre compte avec le Hamas n’est pas clos. »


Source Jss News

Armée et démocratie



Israël est considéré comme un pays à part car son armée est populaire et constituée en majorité de conscrits. Il y règne l’une des plus grandes démocraties parlementaires du monde parce que, historiquement, les juifs ont souvent souffert en exil d'être écartés des arcanes du pouvoir sous prétexte qu’ils étaient des sous-humains. Le soldat israélien est imbriqué dans le peuple et le peuple est solidaire de son armée.

Obéissance au pouvoir politique

Mais l’une des règles de la démocratie occidentale est l’obéissance des militaires au pouvoir civil. Dès lors où des élections démocratiques mènent des représentants du peuple à la Knesset, la loi de la majorité s’applique et le gouvernement librement élu détient les pouvoirs que la Constitution ou les Lois Fondamentales lui confèrent. Il peut exister, en Israël en particulier, une porosité qui entraine des anciens hauts gradés à devenir ministres de la Défense et des conflits répétitifs car les attributions se chevauchent.
La plupart des démocraties occidentales ont pallié ce risque en confiant la Défense à un civil qui décide en dernier ressort des options militaires proposées par l’État-Major, compte tenu des implications diplomatiques que l’armée n’est pas censée connaitre. Il est vrai que la jurisprudence d’Ariel Sharon qui a désobéi à ses chefs durant la guerre de Kippour plane toujours sous forme d’exemple pour ceux qui veulent contester des décisions militaires. Mais c’est une exception qui ne doit pas se reproduire si les chefs militaires sont choisis parmi les meilleurs, pour ne pas dire parmi les génies.
 
 
Les chefs militaires en 1955
 
Mais en Israël, surtout en période électorale, l’armée est prise en otage par des hommes politiques qui veulent l’instrumentaliser à des fins partisanes. L’inconscience de certains dirigeants les pousse parfois à prôner la désobéissance, en particulier à l’occasion du désengagement de Gaza décidé par le pouvoir civil. Le meilleur moyen de casser l’unité d’un corps institutionnel exceptionnel se paie alors très cher et les plaies restent béantes. Pourtant le principe est simple à assimiler : Le politique décide et l’armée obéit car la majorité politique impose sa loi. Tout refus ou contestation mène à l’anarchie. Dans le cas contraire le putsch des généraux guette à l’instar de celui qui a divisé les français en Algérie en 1961. Les dirigeants politiques ont la responsabilité de ne pas engendrer des soldats "perdus".
 
 
Algérie, le putsch des généraux d'avril 1961

Langue de bois

A l’occasion d’une interview à la télévision le 21 décembre, le chef de file du parti Habayit Hayehudi, Naftali Bennett, avait maladroitement affirmé qu’en tant que major de réserve de l’armée, il refuserait d'évacuer les implantations ou les avant-postes s'il recevait des ordres en ce sens durant sa période de réserve. Il a ainsi soulevé un tollé dans lequel se sont engouffrés ses adversaires. Ces propos dénotent un manque d’expérience politique dans un monde traditionnellement voué à la langue de bois de rigueur. Par manque de rodage politique, il s’est trouvé face à une presse à la recherche de scoop jusqu’à le pousser à la faute. Habitué à la franchise devant les investisseurs ou le gendarme de la Bourse, il ne s’est pas rendu compte que la question fût piégée avec des résonnances politiques. N’est pas diplomate qui veut. Trop occupé à s’adresser à l’aile la plus à droite du Likoud, il s’est laissé aller à des confidences trop franches.
 
 
Naftali Bennett s’est trouvé contraint de démentir ou d'atténuer des propos maladroits tenus dans la fougue du direct d’une émission de télévision où il faut savoir tourner sa langue avant de s'exprimer. Il était trop occupé à capter l'attention d'un maximum de nouveaux électeurs. Il a donc nié avoir appelé à l'insubordination : «L'ordre d'arracher de sa terre un village arabe ou une localité juive est une atteinte vitale aux droits de l'Homme les plus élémentaires. C'est un dilemme trop dur. Je prie de tout mon cœur pour qu'un tel ordre ne soit plus jamais donné, mais s'il n'y a pas le choix, je le dis clairement : un soldat doit exécuter les ordres de l'armée ». Dont acte. Il a corrigé le tir mais il n’effacera pas le doute sur son éventuel comportement en cas de décisions douloureuses imposées par le gouvernement.

Menace sur la démocratie



Benjamin Netanyahou, fin politique, n’a pas raté l’occasion de donner une leçon à ce «jeunot» qui lui prend chaque semaine des sièges à la Knesset. Lancé avec un potentiel de 6 députés, Bennett est crédité aujourd’hui de 12 mandats le plaçant en troisième position des partis israéliens, et cela au détriment du Likoud avec qui il partage les mêmes électeurs et la même idéologie. Le premier ministre a donc fustigé ceux qui désobéiraient à l'armée en cas d'évacuations d'implantations en Cisjordanie : «Celui qui défend l’insubordination ne servira pas dans mon cabinet. Les discussions sur le refus d’ordonnance étaient très graves. Le bien-être d’Israël dépend du respect de Tsahal ». Cette mise en garde s’adressait aussi aux membres de son parti comme Moshe Feiglin qui préconisait également le refus des ordres de Tsahal d’évacuer les implantations.
Certains prétendent que le soldat n’est pas tenu d'exécuter des ordres pouvant être considérés comme excessifs. Cela est valable dans un régime dictatorial où un seul homme, parfois à la limite de la folie, impose ses directives. En Israël il y a plusieurs garde-fous. Netanyahou ne décide pas seul puisque ses propositions doivent obtenir l’agrément de la majorité des voix ministérielles. Et si le gouvernement dérape alors, il peut être repris par la Knesset qui a pouvoir de le renverser si elle estime ses actes non conformes à l’intérêt du pays. Le peuple a toujours le dernier mot.

Cérémonie au Kotel




L’armée est trop précieuse en Israël pour qu’elle soit impliquée dans les joutes oratoires des candidats. Son éclatement pour des motifs purement politiques ne ferait le jeu que des ennemis arabes.


Source Tribunejuive.info

coopération israélo-palestinienne, le vernis craque...




Jusqu'à récemment, l'armée israélienne et les forces de sécurité palestiniennes louaient leur coopération opérationnelle sur le terrain; l'armée israélienne estime qu'aujourd'hui, le vernis craque.
Israéliens et palestiniens admettent, qu'au moins à deux reprises ces dernières semaines, les forces de sécurité palestiniennes ont littéralement stoppé leurs homologues israéliens dans des missions de maintien de l'ordre, notamment à Hébron la semaine dernière.
Plutôt que d'aller à un "clash", les soldats israéliens ont préféré rebrousser chemin.

Il y a environ un mois, les soldats israéliens entraient à Tulkarem pour une patrouille de routine conjointe avec la sécurité palestinienne - prévue par les accords- qui, à leur arrivée, leur a refusé l'entrée dans la cité, les obligeant à rebrousser chemin. Un incident identique s'est produit deux jours plus tard à Jenine. Pour un porte parole de l'armée israélienne, " ces incidents ne sont pas habituels", confiant que sur des missions "non vitales", l'armée préfère interrompre ses missions plutôt que d'aller à l'affrontement avec les palestiniens.

La question de la coopération sécuritaire, issue des accords d'Oslo puis de Camp David est un dossier extrêmement sensible et plutôt confidentiel.

Mais les troubles de plus en plus fréquents en Cisjordanie/Judée Samarie, notamment depuis la semaine de guerre entre Israël et le Hamas, puis le vote de l'ONU en faveur de l'élévation du statut de l'Autorité palestinienne et le rapprochement rapide entre Fatah et Hamas délitent petit à petit la coopération sécuritaire. Même si de part et d'autre, on continue à affirmer que l'on se parle.

Selon un responsable israélien, "en dépit des tensions, l'atmosphère sur le terrain n'a pas changé" , les responsables palestiniens relayant le message israélien d'appel au calme "avant que la situation échappe à tout contrôle", une dégradation dommageable pour Israël mais également pour l'Autorité palestinienne.

D'autant que, suite à la manifestation du Hamas à Hébron qui s'est terminée en émeute, l'armée israélienne à clairement fait comprendre que si la police palestinienne n'était pas à même de contrôler les débordements, les soldats le feraient, message semble-t-il compris.
L'enjeu est d'importance pour éviter que ces troubles dans les villes palestiniennes ne débordent vers les cités israéliennes.

Les forces de sécurité tentent de maintenir l'ordre pour préserver la tranquillité de ces cités, et pas par désir de coopération avec Israël.
La faillite des finances publiques palestiniennes –aggravée par la décision israélienne de ne pas reverser les taxes collectées pour le compte de l'Autorité palestinienne – pourrait provoquer une détérioration de la situation : selon une source palestinienne qui s'exprimait pour le site internet Ynet, "si les policiers palestiniens pensent qu'ils ne seront pas payés, il y aura un problème sérieux qui affectera toute la question sécuritaire, y compris la coopération entre Israël et les policiers palestiniens".

D'autant que mêmes démenties, les rumeurs d'une troisième intifada se font plus pressantes.
A côté d'un groupe réunissant des militants de toutes factions palestiniennes, les Brigades de Hébron, qui y ont clairement appelé, la multiplication des incidents et des violences de ces dernières semaines ressemble à une pente gloussante.

Mahmoud Abbas y a contribué en initiant le vote de l'ONU au mois de novembre; le statut d'Etat observateur non membre qu'il à obtenu de l'Assemblée générale ne changera rien, au quotidien dans la vie des palestiniens, accentuant le sentiment de frustration.

Le Haut commandement militaire israélien affirme que ce risque est "envisagé" et que "l'armée y est prête" mais du chef d'Etat Major Benny Gantz au Major General Mitzan Alon, du centre de commandement général, tous recommandent à leurs troupes "la plus extrême vigilance à l'égard de tout incident, petit ou important".

Source Israel infos

dimanche 23 décembre 2012

La turquie lève son opposition à la participation d'Israël aux programmes de l'Otan




Après des mois de blocage de la décision, Israël participera finalement aux activités et manœuvres de l'OTAN – Organisation du Traité de l'Atlantique nord- en 2013.La Turquie, membre à part entière de l'OTAN et qui avait mis son veto à la participation israélienne aurait finalement donné son accord, après que l'OTAN ait positionné des batteries anti missiles Patriot le long de la frontière syro-turque.
Washington, qui a annoncé la nouvelle, pourrait utiliser le soutien de l'Otan à la Turquie pour forcer au dégel des relations entre les deux pays.

Israël est un pays "partenaire" de l'OTAN; les décisions dans l'organisation sont prises sur le mode du consensus et chacun des 28 pays de l'Alliance peut mettre son veto sur une décision – même si ces refus sont souvent exprimés de manière plus feutrée.

Alors que l'OTAN avait planifié une série de séminaires de haut niveau, de manœuvres et d'exercices d'entrainement associant Israël, la Turquie avait mis son veto sur l'association de l'état hébreu à ce programme.
Selon des officiels israéliens " la décision du déploiement des Patriots et le changement de position de la Turquie ne sont pas une coïncidence", même si les diplomates turcs affirment que leur pays n'a pas "changé de position".

Les israéliens restent cependant prudents et considèrent qu'effectivement le pays, si il a assoupli sa position sur le programme 2013, n'a pas modifié son opposition de principe à une plus grande implication de l'état hébreu dans les activités de l'OTAN, et devrait bloquer toute association plus étroite entre l'Alliance et Israël.

Selon des responsables de l'OTAN, la position turque agace certains membres qui considèrent qu'Israël à une expertise certaine dans les domaines tels que le contre terrorisme, la guerre informatique ou la défense antimissiles, des expertises qui pourraient être utiles à l'organisation.
Mais, ajoute-t-ils, "tout le monde respecte la position turque en raison de sa position stratégique et géographique"

Source Israel infos

les S-300 syriens ont été transférés par avion en Iran au nez et à la barbe des services occidentaux



Les S-300  assureront aux iraniens une protection anti-aérienne difficile à percer,  ses radars peuvent suivre simultanément 100 cibles,  avions de chasse comme missiles de croisière .
L'Iran cherche depuis le début des années 2000 à se procurer ce matériel. Les négociations auraient toujours été en cours en 2009, bien que le président russe Dimitri Medvedev ait assuré avoir donné pour instruction de n'effectuer aucune livraison de S-300 à ce pays mais il semble qu' en politique, les choses ne soient jamais figées.




Voici un petit historique rappelant les diverses tentatives de l' iran de se doter de ce systeme de defense :

Cependant, un contrat a été signé mais la livraison a été reportée à cause de problèmes techniques et coïncide avec la visite du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou le 16 février 2010.

Pourtant, selon les révélations du journal autrichien Salzburger Nachrichten le cargo Arctic Sea, transportait des missiles S-300 à destination de l'Iran.

Le 5 août 2010, l'Iran déclare avoir obtenu quatre de ces systèmes antiaérien auprès de pays tiers.

Le 22 septembre 2010, la décision a été annoncée par les autorités russes de ne pas livrer de S-300 à l'Iran, ces armes tombant sous le coup des sanctions de l'ONU.

Le 28 septembre 2010, les révélations de télégrammes de la diplomatie américaine par WikiLeaks dévoilent un document envoyé par le département d'État des États-Unis à diverses ambassades américaines (dont celles de Tel-Aviv et de Moscou) daté du 18 février 2009 et où les États-Unis suspectent la Russie d'équiper l'Iran en missiles S-300.



Lors des défilés de 2010, l'Iran a exhibé ses propres systèmes antimissiles de fabrication nationale et fortement similaires au S-300; l'Iran ayant par ailleurs mis en garde le gouvernement russe sur le fait qu'à défaut d'obtenir les S-300 demandés, il allait concevoir ses propres systèmes.

Source NanoJV

Israël exhorte l'Onu à agir face au réarmement présumé du Hezbollah




Israël a exhorté jeudi le Conseil de sécurité de l'Onu à condamner le "réarmement significatif" présumé du Hezbollah qui posséderait désormais plusieurs dizaines de milliers de missiles capables d'atteindre l'Etat hébreu.

Dans une lettre adressée aux 15 membres de l'instance onusienne, l'ambassadeur israélien à l'Onu, Ron Prosor, estime que ce réarmement constitue une violation flagrante de l'embargo sur les armes instauré par la résolution 1701 du Conseil de sécurité.
"Dans ce qui constitue une violation évidente de la résolution 1701, le Hezbollah s'est constitué un arsenal dans des proportions sans précédent, amassant 50.000 missiles meurtriers au Liban, soit plus que le nombre de missiles détenus par la plupart des pays membres de l'Otan", écrit-il. "Ces missiles peuvent atteindre l'ensemble du territoire israélien et au-delà."
"J'appelle le Conseil de sécurité et tous les responsables de la communauté internationale à envoyer un signal clair indiquant que le réarmement rapide du Hezbollah ne sera pas toléré", a-t-il ajouté.
Une forte explosion a secoué lundi la ville libanaise de Tair Harfa, située à 5km de la frontière avec Israël sans faire de victime. Selon un responsable des services de sécurité libanais, l'explosion a été causée par une roquette tirée sur le Liban pendant la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah mais qui n'avait pas explosé à l'époque.
Selon l'ambassadeur israélien, cette explosion est survenue dans un dépôt d'armes et illustre le "grave danger" que constitue le réarmement du mouvement chiite libanais. (Louis Charbonneau, Marine Pennetier pour le service français)


Source Reuters

jeudi 20 décembre 2012

Confessions d’un marin



Un commandant de Tsahal explique sa mission de protection des eaux israéliennes.


La seule frontière sûre d’Israël est son littoral, selon le commandant de la Marine israélienne, Oren Hagag, qui dirige l’INS Eilat, un bateau lance-missiles, attaché à port de Haïfa.

La plupart des frontières israéliennes sont des zones à risque. A la lisière de la Syrie et du Liban, elles sont hermétiquement fermées. Côté égyptien, le Sinaï est le théâtre d’une activité terroriste croissante. Hagag note donc que l’Etat hébreu a toujours été isolé géographiquement, à l’exception de « notre frontière occidentale », comme il surnomme la côte méditerranéenne.

Les importations arrivent dans leur grande majorité en Israël par cargaison navale. La Flottille 3, dont l’Eilat fait partie, doit faire en sorte que cette artère maritime essentielle reste ouverte et sûre.

« Si les compagnies navales ne se sentent pas en sécurité, les primes d’assurance grimperont tellement qu’elles deviendront rédhibitoires », explique le militaire.

Un tel scénario priverait Israël d’échanges commerciaux vitaux.

« Pour savoir ce qui se passe en mer, nous devons être en mer », assène Hagag, décrivant une doctrine maritime de longue haleine. Ce qui signifie des patrouilles côtières, l’arrestation et la fouille des navires suspects et l’interception de convois d’armes vers Gaza en provenance de l’Iran.

Mais l’armée maritime mène également d’autres missions stratégiques, pour la plupart secrètes. Les marins à bord de l’Eilat sont exposés à tant d’informations classées qu’ils doivent signer un contrat de confidentialité. Souvent, ils ne connaissent pas exactement le rôle de leurs collègues.

« L’équipage est divisé en unités, et chacune fait son travail », continue le commandant.
 


Sous ses ordres : un navire armé jusqu’aux dents et équipé de la plus haute technologie. Son arsenal comprend des missiles Barak merair, mer-mer, de longue portée ; des canons capables de viser des cibles en terre ferme et un héliport. Des cyber-armes complètent le tableau.


L’officier souligne l’efficacité ergonomique du navire et son organisation. C’est la seule plateforme israélienne qui permette de se battre « en trois dimensions : terre, mer, eaux sous-marines et airs », dit-il fièrement.


Son équipage se compose de 75 marins et 25 officiers, diplômés de l’Académie navale israélienne.
Du fait de l’exigence des missions, l’entraînement est très intense.
 

En dépit de son rôle majeur dans la défense de la nation, la marine israélienne n’hérite que d’une petite partie du budget militaire, accaparé par les armées de l’Air et de Terre. « Nous attendions des fonds supplémentaires qui ne sont pas venus », note sèchement le commandant. Le nombre de vaisseaux diminue, mais les menaces restent les mêmes. Hagag et ses homologues doivent donc continuer à assurer la sécurité méditerranéenne avec les moyens du bord.