Le bloc parlementaire du Futur a condamné mardi les propos tenus la semaine dernière par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, concernant une éventuelle guerre entre le Liban et Israël, rappelant que "toute question concernant la guerre et la paix relève de la responsabilité de l'Etat"......Détails.......
Lors d'une interview télévisée, le leader chiite avait déclaré la semaine passée que le Liban, au même titre que l'Iran, la Palestine, la Syrie et le Yémen, faisait partie de l'axe de la résistance.
"J'ai des messages venus du Yémen disant qu'ils étaient prêts à envoyer des dizaines de milliers de combattants (...) prêts à affronter l'ennemi israélien", a-t-il déclaré, évoquant la possibilité d'une guerre lancée contre le Liban.
"Toute question concernant la guerre ou la paix doit faire l'objet d'une décision libanaise souveraine et relève de la responsabilité de l'Etat et de ses institutions constitutionnelles", déclare le bloc du Premier ministre, Saad Hariri, à l'issue de sa réunion hebdomadaire.
"Toutes les positions qui enfreignent cette logique ne bénéficient ni d'une couverture constitutionnelle, ni d'un consensus national", souligné le bloc dans un communiqué.
Le bloc affirme par ailleurs qu'aucune alliance électorale n'a encore été conclue en vue des prochaines élections législatives, prévues en mai 2018. "Toutes les candidatures et alliances électorales doivent être étudiées avec attention et faire l'objet de contacts" entre les différents partis, ajoute le bloc.
"Tout ce qui est communiqué au sujet d'alliances de quatre, cinq ou six partis ne sont que des interprétations ou sont dues à une volonté de perturber" le processus électoral, selon le texte.
Sur un autre plan, concernant la querelle sur le décret d'avancement des officiers de la promotion 1994, Saad Hariri, présent à la réunion, a assuré aux députés qu'il "assume son rôle et ses responsabilités, tels qu'ils sont définis dans le cadre de la Constitution".
"Toutes les médiations, rencontres et propositions évoquées ne sont que le fruit de l'imagination des médias", a-t-il souligné.
Des tensions politiques sont réapparues ces dernières semaines entre le chef de l'État, Michel Aoun, et le président du Parlement, Nabih Berry, autour de la signature de ce décret. M. Aoun considère que ce décret, adopté en Conseil des ministres puis signé par lui-même, par le Premier ministre Saad Hariri et par le ministre de la Défense Yaacoub Sarraf, ne requiert pas la signature du ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, alors que M. Berry (dont M. Khalil est un proche collaborateur) oriente la querelle sur le terrain constitutionnel.
La promotion 1994 concerne des officiers entrés à l'École militaire quelques années plus tôt, à l'époque où le chef de l'État était à la tête d'un gouvernement militaire de transition (1988-1990).
Les officiers concernés par ce décret, connus sous le label de "promotion Aoun", avaient subi des préjudices liés au fait qu'ils n'avaient pas été promus comme leurs camarades au sein de l'armée.
Source L'Orient le Jour
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