Affichage des articles dont le libellé est venezuela. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est venezuela. Afficher tous les articles

lundi 22 juillet 2019

Le dictateur vénézuélien Maduro affirme son soutien à la "cause palestinienne"


Le dictateur vénézuélien, Nicolas Maduro, a affirmé dimanche le soutien inconditionnel de son pays à la cause palestinienne pour des raisons d'obligations morales et humanitaires, a rapporté l'agence de presse Wafa. Maduro a fait ces commentaires lors d'une réunion avec le "ministre des Affaires étrangères" de l'Autorité palestinienne, Riyad al-Malki, en marge de la Conférence ministérielle du Mouvement des pays non alignés........Détails........

jeudi 27 juin 2019

Venezuela: le projet de coup d’État aurait dû être exécuté avec le soutien des forces militaires israéliennes et américaines !


Le gouvernement vénézuélien a déjoué une nouvelle tentative de «coup d’État» militaire, a annoncé mercredi le ministre de la Communication, Jorge Rodriguez. Selon eux, le projet de coup d’État aurait dû être exécuté avec le soutien des forces militaires israéliennes et américaines !......Détails et Vidéo.........

lundi 18 mars 2019

Bolsonaro à Washington pour sceller l'alliance conservatrice Brésil-USA


Le président brésilien Jair Bolsonaro est aux Etats-Unis lundi pour une visite durant laquelle il rencontrera Donald Trump pour sceller une alliance conservatrice, renforcer les relations économiques et accroître la pression sur le Venezuela.......Détails.......

dimanche 17 mars 2019

Pourquoi aucun pays arabe n’a officiellement soutenu Guaido au Venezuela ?


Dans une interview, l’ambassadeur du Venezuela en Jordanie Omar Vielma Osuna a commenté la position des pays arabes quant à la crise au Venezuela. Selon lui, les uns ont soutenu Nicolas Maduro tandis que les autres sont restés neutres à cause de l’approche de Juan Guaido envers le dossier palestinien.......Analyse........

lundi 11 février 2019

Israël appelle à des élections au Venezuela


Le ministère des Affaires étrangères israélien a exprimé dimanche dans un communiqué son soutien à l'Assemblée nationale (AN, majorité de l'opposition vénézuélienne) et appelle à la tenue "d'élections libres et équitables" comme solution à la crise dans le pays Sud-américain......Détails........

lundi 28 janvier 2019

Israël annonce la reconnaissance du leader auto-proclamé du Venezuela


Israël a annoncé dimanche qu'il reconnaissait le chef de l'opposition vénézuélienne, Juan Guaido comme le leader de ce pays. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a annoncé, dans une déclaration vidéo, que son pays rejoint les États-Unis et le Canada dans la "reconnaissance du nouveau leadership au Venezuela".......Détails........

lundi 14 août 2017

Les Juifs du Venezuela tentent de fuir le chaos

 
La deuxième chaine de télévision israélienne a diffusé un reportage soulignant le nombre croissant de Juifs vénézuéliens fuyant le pays au milieu de l'instabilité et de la violence croissantes sous le président Nicolas Maduro......Détails......

dimanche 26 février 2017

Des parachutistes jumeaux originaires du Venezuela ont reçu la visite surprise de leur maman !

 

Deux frères jumeaux originaires du Venezuela qui ont fait leur Allyah pour s'engager dans une unité parachutiste de Tsahal ont reçu la visite surprise de leur maman, qui ne les avaient pas vu depuis un an.....Détails.......
 

dimanche 8 mai 2016

Onu : propos odieux d’un ambassadeur contre Israël




L’ambassadeur du Venezuela à l’Onu Rafael Ramirez s’est exprimé de façon scandaleuse contre Israël lors de son intervention dans un débat informel du Conseil de Sécurité sur la ‘défense’ du peuple palestinien...


mardi 22 décembre 2015

Venezuela : deux Juifs enlevés sur le chemin de la synagogue




Un père et son fils qui se rendaient Shabbat matin à la synagogue Habad au Venezuela ont été kidnappés par des hommes armés. Leurs proches se sont vite aperçus de leur disparition et ont alerté la police. Lorsque celle-ci a entamé ses recherches, elle a été avertie qu’ils avaient été enlevés...

mercredi 18 mars 2015

Un Juif orthodoxe kidnappé au Venezuela


Un jeune Juif orthodoxe de la communauté juive de Caracas au Venezuela a été rendu à sa famille après avoir été kidnappé et séquestré pendant une semaine. Tout est bien qui finit bien. Mais à quel prix ?! ...

lundi 2 mars 2015

Pourquoi l’Iran a tissé sa toile en Amérique latine...

Le président iranien Hassan Rohani accueille son homologue Nicolás Maduro à Téhéran, le 10 janvier 2015. REUTERS/Miraflores Palace/Handout via Reuters.
 
La volonté de Téhéran d’exercer son influence dans l'«arrière-cour» des Etats-Unis n’est pas nouvelle. Mais l’affaire Nisman en Argentine braque de nouveau les projecteurs sur les liens complexes entre la République islamique et ce lointain sous-continent. Des milliers d’Argentins ont défilé, le 18 février, dans les rues de Buenos Aires pour dénoncer la corruption et réclamer une justice indépendante, un mois pile après la mort toujours mystérieuse du procureur Alberto Nisman...Analyse...

lundi 24 novembre 2014

Député vénézuélien : " Les principaux bailleurs de fonds de Hitler étaient les sionistes " ( Video )


Un membre du parlement vénézuélien a récemment affirmé que si Hitler avait tué des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, il n'avait pas tué des " Juifs sionistes ". Dans une interview donnée a la télévision du Hezbollah, Al-Manar, le député vénézuélien Adel Al-Sughayar a déclaré que les principaux bailleurs de fonds d' Hitler avaient été les sionistes, et en particulier la famille Bush : " Hitler a tué les Juifs qui appartenaient à des organisations progressistes...Vous ne trouverez pas sur ces listes de représentant du sionisme mondial "...Video...

mercredi 12 novembre 2014

Le Venezuela octroie 1000 bourses aux étudiants Palestiniens !

 
Ce week-end, le président Vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé le lancement d’un programme éducatif visant à octroyer au moins 1000 bourses à des étudiants palestiniens. L’objectif est de permettre à ces étudiants étant dans la difficulté financière de pouvoir poursuivre des études supérieures dans des domaines prometteurs telle que la médecine...
 

dimanche 18 mai 2014

Le Venezuela va livrer du pétrole à la " Palestine "


Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a indiqué vendredi que son pays allait livrer du pétrole et du diesel à l'Autorité palestinienne, dans le cadre d'accords conclus avec son président Mahmoud Abbas, en visite à Caracas. «Cet accord permettra de concrétiser la livraison depuis le Venezuela du diesel dont a besoin la Palestine pour pouvoir continuer à croître», a déclaré M.Maduro lors d'une conférence de presse en présence de M.Abbas, à l'issue d'une rencontre entre les deux hommes...


mercredi 14 mai 2014

Les juifs marocains sont-ils en train de fuir le Venezuela ?


L’éclatement des hostilités politiques internes au Venezuela, depuis le décès du président Hugo Chavez, et l’explosion du taux de criminalité dans le pays, considéré parmi l’un des plus élevés au monde, selon les médias américains, auraient poussé la communauté juive du pays, dont une large portion est marocaine, à fuir pour aller s’installer aux Etats-Unis...


lundi 16 décembre 2013

Venezuela : un bassin rituel juif du 18e siècle découvert


Un bassin rituel juif (mikvé) du 18e siècle a été découvert dans la maison d’une ancienne famille de Coro, dans le gouvernorat de Falcon (nord-est du Venezuela), là où se trouve, actuellement, le musée Alberto Henríquez, rapporte le site vénézuélien Telesur.

vendredi 17 mai 2013

Venezuela : un président antisémite d'origine juive, ca change tout....



Nicolas Maduro, élu Président du Venezuela en avril dernier au terme d'une élection encore contestée, a élevé, avec son prédécesseur Hugo Chavez, l'antisémitisme au rang d'une arme dans sa panoplie politique.
On apprenait ainsi, en début d'année, que le SEBIN, les services de renseignements vénézuéliens, espionnaient sur instruction du gouvernement, les déplacements, faits et gestes des principales personnalités de la communauté juive. Sans compter des relations étroites avec l'Iran.

Nicolas Maduro a affirmé dans une conférence de presse, la semaine dernière, que ses ancêtres étaient des juifs sépharades
"Mes grands-parents étaient juifs originaires d'Afrique du nord, et se sont convertis au catholicisme au Venezuela…. Comme la mère d'Ernesto Villegas, le ministre de l'information" a affirmé Maduro devant des journalistes.

"Je suis très attristé par les déclarations de Claudio Epelman, le directeur du Congrès juif latino américain que j'ai reçu à plusieurs reprises, nous rendant responsables, Hugo Chavez et moi, de l'antisémitisme dans le pays", a poursuivi l'ancien chauffeur d'autobus; "il peut m'accuser, mais il ne doit pas toucher Chavez".
Durant la réunion du Congrès Juif mondial à Budapest la semaine dernière, Claudio Epelman, avait déclaré que "la présence de l'Iran et ses liens forts avec certains pays d'Amérique latine renforçaient l'antisémitisme".
Mais Maduro dit avoir "un problème avec l'état d'Israël, pas avec les juifs" : "nous rejetons l'attaque d'Israël sur la Syrie, ses attaques sur Gaza et le peuple palestinien", ajoutant que le Venezuela continuerait à soutenir toutes les luttes contre "la politique répressive d'Israël" lais qu'il n'avait aucune critique à formuler contre le "peuple juif, si noble".
"Si il y a un peuple qui a une grande histoire socialiste, c'est bien le peuple juif, nous respectons cette Histoire".

Maduro estime que les persécuteurs des juifs, notamment durant la seconde guerre mondiale "étaient des fascistes comme Hitler ou Mussolini" alors que…"Karl Marx était juif".
Maduro a peut être des grands-parents juifs..ou pas, tant ce régime est passé maître dans l'art de la manipulation. En tout état de cause, ce n'est pas un vaccin.
Nicolas Maduro a épousé la politique menée par Hugo Chavez, qui, pour la communauté juive, s'est traduite par des menaces verbales, des agressions physiques, des mises sous surveillance.
Maduro, loin des scores électoraux pharaoniques d'Hugo Chavez a été élu à la présidence de la république d'une courte tête, avec 50,6% des suffrages face à l'opposant historique du Chavisme, Enrique Capriles, petit fils de survivants de la Shoah.
Les persécutions antisémites nées de l'accession de Chavez au pouvoir – qui se sont accentuées après la fermeture de l'ambassade d'Israël durant l'opération Plomb Durci" ont fait fuir l'essentiel des juifs du pays – la communauté s'est réduite d'environ 30 000 membres à moins de 10 000 âmes en à peine 15 ans. Mille cinq cent d'entre eux se sont installés en Israël.

Source Israel Infos

jeudi 4 avril 2013

Venezuela : quel avenir pour la communauté juive après la mort de Chavez ?




Loin des espoirs que certains alimentaient après la disparition de Hugo Chavez, la communauté juive du Venezuela reste inquiète. Chavez a peut-être disparu, mais la situation des Juifs du Venezuela n’en est pas pour autant facilitée.Plus d’actes antisémites depuis la mort de ChavezCe week-end, des actes antisémites ont été signalés après qu’un graffiti ait été trouvé sur les murs et les portes dans la section San Bernadino de Caracas, la capitale du pays. Le graffiti comportait des messages tels que «les Juifs sont des assassins, les juifs, dehors » et plusieurs commentaires qui laissaient entendre que  les Juifs étaient responsables de la mort de Chavez.

Les analystes et les résidents ont fait remarquer que ce n’est malheureusement pas la première fois, depuis la mort de Chavez, que des messages du genre sont écrits sur les murs, sur des dépliants, et même dans les médias. L’antisémitisme au Venezuela a en effet augmenté depuis la mort de Chavez, ce qui rend la communauté juive encore plus mal à l’aise qu’elle ne l’avait été auparavant dans le pays (qui aurait pensé que cela était possible ?)
Maduro, un successeur de la même trempe que ChavezDavid Lev écrit que Nicolas Maduro, le président intérimaire du pays depuis la mort de Chavez, est une figure particulièrement menaçante pour les Juifs du Venezuela:. « Il a exprimé de façon très directe sa désapprobation des Juifs et d’Israël, entre autres, il a accusé Israël et les Etats-Unis d’avoir eu pour cible Chavez, de l’avoir tué avec du poison, car, selon lui, ils l’ont fait à Yasser Arafat ».
Le « problème juif » de Chavez a été bien documenté. Récemment, il a été révélé que le service de renseignements du Venezuela, Sebin, espionnait la communauté juive du pays. Au cours des 14 dernières années, les juifs ont quitté le pays en masse. Lorsque Chavez fut élu en 1999, il y avait plus de 20.000 Juifs vivant au Venezuela. Aujourd’hui, la communauté juive est estimée à moins de la moitié.
Chavez avait également accusé Israël de financer l’opposition au Venezuela et les médias gouvernementaux qualifient Henrique Capriles, leader de l’opposition au Venezuela, de «juif-sioniste bourgeoisie».
« L’antisémitisme parrainé par le gouvernement »Les membres de la communauté juive et les autorités ont jugé nécessaire d’annuler certains événements, dont la réception d’un nouveau rouleau de Torah qui devait être donné à la synagogue centrale de Caracas.
Bien que la police ait promis d’enquêter sur les incidents de graffiti, et aient affirmé qu’ils ne permettraient pas à quiconque d’agir violemment contre les Juifs, ou toute autre communauté, dans le pays, les responsables de la communauté juive disent qu’il est impossible de prédire ce qui peut se produire, étant donné l’histoire récente du pays.
Début 2009, le Grand Rabbin du Venezuela, Pynchas Brener, affirmait : « les gens sont éduqués à haïr ». Sammy Eppel, un militant juif au Venezuela a déclaré à la journaliste Nora Zimmet :  » nous voyons ce que j’appellerais l’antisémitisme parrainé par un gouvernement dans un pays occidental ».

Source MeteorMagazine

jeudi 14 mars 2013

L’après-Chavez pour les Juifs du Venezuela



Les Juifs du Venezuela ont subi la tyrannie de Chavez pendant plus d’une décennie. Harcelés sans relâche, ils étaient constamment sur la sellette. Pour mémoire : la descente de police dans une école juive, dans le but ridicule d’y trouver de potentiels coupables à inculper dans une affaire d’assassinat d’un procureur ; l’attaque contre une synagogue de Caracas, en 2004 ; l’opération Plomb durci et la demande expresse faite à la communauté juive de désavouer Israël en guerre contre le Hamas, en 2008 ; la constante propagande antijuive, distillée sur les médias… Plus récemment, un ultime coup théâtre : les services de renseignements espionnaient la communauté juive du pays.
 
Et pour couronner le tout, l’alliance indéfectible de Chavez avec le gouvernement iranien et sa franche amitié avec le président Mahmoud Ahmadinejad.
Effrayés à la seule idée de critiquer leur oppresseur, les Juifs n’en respirent pas mieux, pour le moment, avec sa disparition.
Emporté à l’âge de 58 ans par un cancer fulgurant, quelques semaines à peine après sa réélection pour un quatrième mandat, le dictateur laisse derrière lui un pays englué dans une grave crise économique et en proie à une criminalité exponentielle. L’ingérence de Chavez à tous les niveaux de la vie politique et sociale du pays était tellement prégnante qu’il serait illusoire d’essayer désormais de prédire aux Juifs vénézuéliens un nouvel avenir.
Partis en masse il y a quatorze ans, ces derniers étaient un peu plus de 20 000 à l’arrivée au pouvoir du dictateur. Plus de la moitié a choisi l’exil. Au plus fort du règne Chavez, les organisations juives avaient même mis au point un plan de sauvetage pour évacuer les Juifs du pays, pour le cas où leurs vies seraient en danger. Un plan toujours d’actualité. Les Juifs ne sont pas les seuls à avoir fui le régime. Des centaines de milliers de citoyens, parmi les couches les plus aisés de la population et la classe moyenne, ont aussi préféré s’expatrier pour échapper au marasme économique, aux nationalisations à tour de bras et à l’escalade de la violence et de la criminalité.
A toutes ces raisons s’est ajouté, pour les Juifs, un antisémitisme ambiant largement décomplexé. Maintenant que Chavez a rendu l’âme, l’air pourrait devenir plus respirable sous le soleil vénézuélien. Encore que ! 

Combattre le « bourgeois-sioniste-juif »

 La Constitution du pays, pour le moment en grand deuil, exige de nouvelles élections dans les 30 jours à venir. Avant de mourir, Chavez a fait savoir que son favori pour lui succéder à ce qu’il appelait sa « révolution bolivienne » était sans conteste son vice-président Nicolas Maduro. Mais celuici a un sérieux rival en la personne de Henrique Capriles Radonski, qui a perdu les dernières élections face à Chavez, en octobre dernier, de 11 points seulement.
Capriles, qui possède la même rhétorique antioccidentale que Chavez, se revendique catholique. Il est cependant petitfils de rescapés de la Shoah, un « détail » que Chavez n’avait pas manqué d’exploiter largement contre son lui. Au cours de la campagne présidentielle, les médias avaient exhorté les Vénézuéliens à faire barrage au sionisme international en votant contre Capriles. Péril en la demeure, avaient-ils clamé, et intérêts nationaux menacés, avec ce candidat de l’opposition financé par Israël. Une porte ouverte à l’invasion sioniste et ce, à l’heure où le Mossad complotait déjà d’assassiner Chavez, selon leurs dires.
A la botte du gouvernement, les médias s’étaient acharnés contre Capriles en le traitant de « bourgeois-sioniste-juif ».
La Ligue anti-diffamation américaine et le centre Wiesenthal avaient condamné Chavez pour cette rhétorique. Cette campagne diffamatoire, typiquement chavezienne, n’était d’ailleurs que la dernière en date sous l’ère du dictateur, avant laquelle les Juifs du Venezuela, profondément attachés à leur pays, ne connaissaient que de très loin l’antisémitisme.
Les premiers signes avant-coureurs d’une longue série d’attaques – survenus avec l’ascension au pouvoir de Chavez – avaient émergé durant la seconde Intifada. Le gouvernement avait pris fait et cause pour les Palestiniens et financé des rassemblements en leur faveur. Rassemblements populaires, au terme de l’un desquels, en mai 2004, la synagogue séfarade de Caracas, Tipheret Israël, était mise à sac.
Mais il faudra un second événement marquant pour que les Juifs mesurent la tournure dramatique des événements et comprennent qu’ils sont pris pour cible par le gouvernement.
En novembre de la même année, la police effectue un raid armé dans l’enceinte de l’école juive de Caracas, Hebraica, soi-disant pour y rechercher des coupables. Selon un rapport de l’institut Stephen Roth (étude de l’antisémitisme et du racisme contemporain à l’université de Tel-Aviv), « cet incident est sans doute le plus sérieux qui soit jamais arrivé à la communauté juive du Venezuela ».

Israël diabolisé

L’antisémitisme et l’antiaméricanisme de Chavez culminent dans les années 2000, lorsqu’il traite Georges Bush de diable à l’ONU et les Etats-Unis et Israël d’Etats terroristes.
Puis, au cours de la guerre du Liban en 2006, il accuse Israël de commettre un « nouvel Holocauste » et de se rendre coupable de crimes nazis, perpétrés contre les Libanais et les Palestiniens. Dans le même temps, le dictateur intensifie ses relations avec l’Iran des mollahs. Ce mariage contre nature d’un régime fortement ancré dans une idéologie socialiste avec la théocratie religieuse islamiste iranienne est rendu possible par des ennemis communs : les Etats-Unis, l’Occident et Israël. Cette exécration partagée cimente la lune de miel du rouge et du vert pendant tout le règne Chavez ; avec l’augmentation de leurs échanges commerciaux, l’ouverture de leurs espaces aériens avec des vols quotidiens Téhéran-Caracas et les visites assidues entre les deux leaders.
A mesure que la présence diplomatique iranienne étend ses quartiers dans la capitale vénézuélienne, l’Occident hausse le ton pour dénoncer la création d’une plate-forme, mise à la disposition de l’Iran, pour que la théocratie chiite y cultive ses activités illicites. Pour n’en citer qu’une seule : le trafic d’armes. La rupture avec Israël est consommée en 2009.
Eclate alors le troisième conflit avec le Hamas, à la fin du mois de décembre 2008. La réaction vénézuélienne ne se fait pas attendre : Chavez expulse l’ambassadeur d’Israël de Caracas et accuse l’Etat hébreu de génocide envers les Palestiniens.
Dans le même temps, il exige des Juifs du Venezuela de dénoncer ce qu’il qualifie d’« agression » israélienne.

« Chavez s’occupe de ses Juifs » 

Chavez avait beau clamer « aimer et respecter les Juifs », mettre constamment sur le même plan les Juifs vénézuéliens et Israël signait en réalité son antisémitisme. C’est sous sa dictature que l’éclosion de graffitis antisémites se répand dans tout le pays : on y entrelace la croix gammée et l’étoile de David, pour mieux pouvoir les confondre. L’opus antisémite, Le protocole des sages de Sion, est vivement recommandé sur les ondes radiophoniques comme une lecture éclairante.
C’est alors le coup d’envoi de pillages et d’actes de vandalisme à l’encontre de la communauté juive du pays. « On enseigne la haine aux gens », déclare le rabbin Pynchas Brener début 2009, avant de s’exiler pour la Floride. Pour autant, le très charismatique Chavez continue de bénéficier du soutien inconditionnel de sa population. Aucune comparaison avec Hitler ne sera jamais évoquée. Les Juifs peuvent aller et venir, ceux qui ont fui le pays y reviennent souvent en visite, et parmi eux, le Rav Brener. Pas de quoi se plaindre, en somme.
Dans une certaine mesure, Chavez s’occupe de « ses Juifs ».
En 2009, par exemple, le gouvernement offre une protection policière à la synagogue de Caracas, après l’agression dont elle est victime. Mais les Juifs du Venezuela se sentent surveillés. Suspicion confirmée il y a peu : le SEBIN, service des renseignements du Venezuela, espionne bel et bien la communauté juive. Des révélations rendues publiques par la chaîne argentine « Analises 24 » avec force rapports du service de renseignement, photos et vidéos.
Difficile de savoir pour l’heure si ce climat antisémite, enraciné pendant les années Chavez, survivra au dictateur.
14 ans d’une politique délétère ont contraint plus de la moitié des Juifs du Venezuela à l’exil. Ce n’est pas un pays plongé dans les affres de la crise économique et en proie à une hausse de la violence et de la criminalité qui va leur donner envie de se précipiter sur le chemin du retour.