dimanche 14 juillet 2019

Cordoue : un florilège de styles architecturaux influencés par les religions


Les religions ont fortement marqué l’architecture de Cordoue. Le mélange harmonieux de ces cultures a fait un véritable joyau d’une des plus anciennes villes d’Espagne. Aujourd’hui fière et sereine, la « Cité de l’esprit et de la culture » fut une ville de tolérance, de fusion des cultures, d’harmonie entre des peuples de confessions différentes : musulmans, juifs, catholiques.......Détails....... 



L’ancienne Cordoue, et en particulier le quartier juif, ont conservé le style des villages andalous. 
On s’imprègne de l’ambiance en se promenant dans les ruelles tortueuses bordées d’églises, d’édifices religieux, d’ermitages, de couvents, de riches demeures qui conservent encore un parfum d’Islam. Autre rappel andalou : celui des somptueux patios étincelants. 
En poursuivant sur les rives du Guadalquivir, avec ses seize arches, le Puente Romano rappelle que Cordoue fut une importante cité romaine. 
Ville natale de Sénèque, héritière de la tradition grecque, capitale de l’Espagne musulmane et cour des califes d’Occident, elle étendit son influence de Rome à l’Afrique.

Forêt de colonnes

Au Xe siècle, elle devint la plus grande ville d’Europe. Mais c’est la Mezquita qui fait la gloire de la ville. 
Cette mosquée-cathédrale est considérée comme le monument islamique le plus important d’Occident, avec 178 mètres de longueur, 128 de large et 10 de haut. Il est le symbole de la domination arabe sur la péninsule et la splendeur du Califat. 
En même temps, les murs de la Mezquita abritent une cathédrale chrétienne qui, paradoxalement, a permis sa survie. 
On savoure en premier les charmes de la cour des orangers (Patio de los Naranjos) avec ses cinq fontaines et les restes du bassin d’ablutions. 
Puis on pénètre dans l’édifice par la Puerta de las Palmas qui donne directement sur la salle des prières. 
Dans le temple, une impressionnante forêt de colonnes de granit, reliées entre elles par deux niveaux d’arcs de pierres rouges et blanches. Les variations de lumière procurent, à chaque instant, une atmosphère différente. 
Emplacement sacré de la mosquée, le mihrab a conservé sa beauté initiale, avec ses panneaux de calligraphie arabe et ses mosaïques byzantines. 
A la « Reconquête », cette forêt a subit quelques transformations passant de 1 330 colonnes à 856 aujourd’hui, toutes alignées entre elles, quelque soit l’angle de vue. 
Ces bouleversements se sont imposés avec le passage de la mosquée en cathédrale débuté en 1523 (pour durer 243 ans !) 
Dans un florilège de styles, les architectes ont réussi, avec beaucoup d’habileté et d’intelligence, à maintenir la nef axiale de la mosquée sans que la chapelle principale, pourtant au centre, ne cache jamais le mihrab.

La Juderia, le quartier le plus ancien de la ville

Entourant la mosquée, le quartier juif est le plus ancien de la ville. 
Avec ses ruelles étroites, il est interdit aux voitures et se visite en flânant parmi de luxurieuses demeures au milieu de superbes patios. 
Construite au XIVe siècle, la petite synagogue est l'une des plus renommée d’Espagne ; avec Tolède c’est la seule qui subsiste de la période précédant l’expulsion des juifs (avant 1492). 
Pittoresque, le quartier offre quantité de petits bars à tapas où il fait bon se poser, comme il fait bon flâner sur les places de la ville. 
Historique, la Plaza del Porto est entourée du musée et du cloître San Francisco. Elle doit son nom à une fontaine couronnée d’un poulain qui tient les armoiries de Cordoue dans ses pattes de devant. 
La légende rapporte que cette place inspira Cervantès pour son Don Quichotte.
Au nord de la ville, le palais de Viana (Palacio de Viana) que l’on visite pour ses collections et son intérieur mais surtout, pour ses patios. 
Jadis connu sous le nom de Palacio de las Rejas (Palais des grilles) de Dom Gome, en référence à un des premiers propriétaires, Viana abrite la plus belle collection de patios. 
Les jardins du Palais proposent un voyage historique et sensoriel à travers cinq siècles d’histoire des jardins cordouans. 
Il s’agit, en réalité, des traces qu’ont laissées les grandes civilisations à Cordoue. Les patios seigneuriaux et monumentaux cohabitent avec les patios populaires, intérieurs ou semi-ouverts. 
En tout, ils sont une douzaine aux noms évocateurs : patio de la chapelle, d’accueil, des jardiniers, du puits, du bassin… Histoire de nous rappeler que l’Andalousie s’est parée du titre de Jardin de l’Europe.

Source Tour Mag
Vous nous aimez, prouvez-le....


Suivez-nous sur FaceBook ici:
Suivez nous sur Facebook... 
Sommaire
 Vous avez un business ?