Chargement...

mercredi 7 décembre 2016

Dossier : Comment Israël a déclaré la guerre au cancer du sein ( et risque bien de la gagner ! )




L'État d'Israël alloue chaque année un budget conséquent à ses startups. Parmi elles, des laboratoires scientifiques à la pointe de la technologie qui ont fait du cancer du sein leur ennemi numéro un. Pour cause, une partie anormalement importante de la population israélienne souffre de cette pathologie. Israël aime prendre soin de sa population....







En attestent les domaines dans lesquels l'État hébreu excelle. Alors qu'une grande part de ses femmes – et de ses hommes, car le cancer du sein les concerne aussi – sont anormalement exposés au risque de développer cette pathologie, de nombreux laboratoires de recherche contre ce type de cancer voient le jour. Et sont même à la pointe de la technologie sur le sujet, rapporte le site Ozy.
Si vous allez faire un tour sur les plages israéliennes durant l'été, vous aurez de bonnes chances d'assister au charmant spectacle de femmes et d'hommes aux formes et muscles plutôt agréables à l'œil. Il faut dire que la chirurgie esthétique est en plein essor du côté de la Terre sainte.
Il n'est ainsi pas rare de croiser du regard quelques poitrines plus rebondies que ce qui avait été décidé par Dame Nature.
Il faut dire que cette fierté corporelle répond à un mal récurrent en Israël : une large part de la population est anormalement exposée au cancer du sein. Parmi les pays de l'OCDE, les Israéliennes (et Israéliens) affichent la triste statistique du cinquième plus haut taux de mortalité des suites de ce cancer.
Selon l'Israel Cancer Association, un cancer du sein est diagnostiqué à environ 4 500 femmes chaque année, tandis que 900 en décèdent dans le même délai.


Pathologie nationale


Et à l'origine, une raison génétique. Il apparaît en effet que le gène BRCA1, connu pour favoriser le cancer du sein, est héréditaire chez les femmes juives ashkénazes, qui représentent 40% de la population d'Israël, indique Ozy. Un mal national contre lequel ont décidé de se battre les startups médicales israéliennes. 
Et pour cela, les moyens sont là. Depuis 1974 et l'établissement de l'Office of the Chief Scientist, branche du ministère de l'Economie dédiée à la stimulation de la recherche et du développement, quelque 450 millions de dollars de budget (419 millions d'euros) sont investis chaque année pour faire grandir les startups les plus prometteuses. Rendez-vous compte : fin 2015, on ne décomptait pas moins de 725 startups médicales sorties de terre depuis la mise en place de ces subventions il y plus de 40 ans.
Un rythme qui s'accélère, alors que trois ans auparavant, en 2012, on recensait 656 entreprises bénéficiaires. Des statistiques qui classent l'État hébreu juste derrière les États-Unis en termes d'investissement dans les startups du domaine scientifique.
Si l'on calculait ce budget par rapport au nombre d'habitants, Israël l'emporterait alors haut la main, avec 423 dollars (394 euros) par habitant contre 186 dollars (173 euros) par Américain (chiffres de 2015). "Nous sommes une nation de startups, affirme Shai Melcer, directeur du laboratoire BioJerusalem, dans les colonnes de Ozy. Notre industrie biomédicale bénéficie d'un solide soutien".

Lutte contre le cancer du sein


Alors que le cancer du sein continuait d'atteindre de plus en plus d'Israéliennes, une grande part de ces startups scientifiques ont fini par concentrer leurs recherches sur cette maladie. Et ça paie : Israël se fait régulièrement remarquer pour les progrès impressionnants que font ses laboratoires pour la lutte contre le cancer du sein.
"Prenez InSightech, illustre Melcer. Actuellement, ils sont en train de créer un outil capable d'ablater des tumeurs grâce à des ultrasons. S'ils arrivent à concentrer le faisceau d'ondes sur des zones profondes du corps humain, ils seront capables de brûler les tumeurs à distance".
Autre exemple : celui de la startup IceCure, qui préfère aux ultrasons la cryoablation, qui consiste à éliminer la tumeur en la gelant.
En amont et en aval de la maladie, les startups israéliennes sont également très actives. L'entreprise Real Imaging permet de repérer avec précision une éventuelle tumeur.
Si le cancer a déjà frappé une fois, le vaccin fourni par Vaxil bio Therapeutics permettra d'éviter d'en souffrir une deuxième fois. Enfin, le laboratoire Eventus Diagnosis permettra, par le biais d'analyses sanguines pointues, d'indiquer s'il y a un risque de développer la pathologie et comment l'éviter.
La lutte contre le cancer ne se réalise pas que par la science pure et dure, mais également en permettant aux femmes atteintes par la pathologie de retrouver une certaine féminité dont elles se sont senties privées après une mastectomie partielle ou complète.
Ces startups l'ont bien compris, et se sont ainsi appliquées à rendre moins émotionnellement douloureux la perte d'un organe si intime et symbolique qu'est le sein.
On peut notamment citer Orbix Medical, qui propose aux femmes la pose d'une prothèse en forme de soutien-gorge à installer sous la peau, ou encore ImpLite, fabricant de prothèses mammaires sans gel.
Alors pas étonnant que les femmes, malades du cancer ou non, profitent de ces innovations pour se doter du corps dans lequel elles se sentiront le mieux. Il fait chaud en Israël.
Et c'est, comme en atteste le classement des pays dans lesquels on pratique le plus d'augmentations mammaires, dans les contrées chaudes que l'on opte le plus souvent pour cette chirurgie.
Pas étonnant que 49% des femmes israéliennes se soient fait agrandir la poitrine.
Malgré ses seulement 8 millions d'habitants, Israël est à la trentième place du classement des pays qui comptent le plus de chirurgiens plasticiens.
Reste à continuer les recherches, pour que toutes ces innovations finissent par être homologuées et pratiquées sur le plus grand nombre. Viendra alors le temps où l'on pourra enfin dire que l'on a vaincu le cancer du sein.

Source Atlantico


Suivez-nous sur FaceBook ici:
Suivez nous sur Facebook...
Sommaire

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire