lundi 28 janvier 2013

Ariel Sharon peut-il sortir du coma ?

Installation de l'artiste Noam Braslavsky exposée à Tel-Aviv en 2010.

Après 7 ans, une IRM a relancé chez certains l'espoir que l'ancien Premier ministre puisse recouvrer une partie de ses facultés. Est-ce la campagne électorale ou le temps qui passe ? Le 4 janvier dernier, jour anniversaire de l'hémorragie cérébrale massive d'Ariel Sharon, aucun média n'avait fait allusion à l'ancien Premier ministre dans le coma depuis sept ans. Mais, jeudi dernier, un examen IRM montrant "une activité cérébrale significative" a remis l'état de santé de Sharon dans l'actualité.

C'est dans le plus grand secret qu'il a été transporté en ambulance à l'hôpital Soroka de Beer-Sheva, la capitale du Néguev, pour passer, au scanner, une batterie de tests. L'objectif était de déterminer l'étendue et le niveau d'activité de son cerveau. L'équipe de médecins et de chercheurs l'a donc fait réagir à diverses stimulations : photos de ses proches, voix de son fils Gilad qui, entre autres phrases, lui aurait dit : "Papa, tu nous manques" et, enfin, stimuli tactiles. Sont venus ensuite des examens plus sophistiqués comprenant des questions simples sur divers sujets avec réponse par "oui" ou par "non". Dernière étape : la comparaison entre son activité cérébrale et celle de personnes en bonne santé.

Débats

Pour le docteur Ilan Schelef, le directeur du centre de résonance magnétique, de l'hôpital Soroka, il est clair, au vu des résultats, qu'il existe chez Ariel Sharon une activité significative dans certaines régions cérébrales, ce qui témoigne d'une mise en oeuvre de l'information sensorielle. En revanche, il est impossible à ce stade de déterminer s'il comprend le sens des phrases auxquelles il réagit. "De même qu'on ne peut pas savoir s'il est conscient de ce qui se passe autour de lui", déclare le professeur Martin Monti, un neurochirurgien d'UCLA, l'université de Los Angeles, père des méthodes IRM de pointe qui viennent d'être utilisées par l'équipe médicale et scientifique de Soroka.
Cela étant, tous les médecins qui soignent l'ancien homme fort d'Israël ne sont pas d'accord. À Tel HaShomer, près de Tel-Aviv, le centre hospitalier où se trouve Sharon depuis près de sept ans, l'équipe médicale a très vite douché l'enthousiasme de certains en soulignant que rien n'avait changé dans l'état du patient, toujours à un "niveau de conscience très bas". Et d'ajouter : "Voilà des années qu'il réagit par des mouvements oculaires ou des doigts à des stimulations par la voix et par l'image."
Bref, comme durant sa vie politique, celui que ses fans ou ses détracteurs surnommaient le "roi d'Israël", le "lion" ou le " bulldozer" crée encore la polémique. Dans tous les cas, les tests de jeudi dernier ne peuvent que renforcer la volonté des fils d'Ariel Sharon de le maintenir en vie, quoi qu'il arrive et quoi qu'il en coûte. Même si pour de nombreux spécialistes de l'IRM en Israël, les chances de voir un patient sortir d'un état végétatif de sept ans et recouvrer, même en partie, ses facultés sont quasi nulles.


Source LePoint.fr

Sabotage du site nucléaire souterrain de Fordow ou « opération Achilles ». On déplore de nombreuses victimes dont…les médias

explosion à Fordo

L’information a été lancée par une seule source, le site « créationniste » américain WND qui se base sur les déclarations d’un bouillant transfuge des Gardiens de la Révolution recruté par la CIA.  Le site israélien Ynet s’est jeté à l’eau en s’interrogeant sur la mystérieuse explosion,  mais sans croiser l’information avec une nouvelle source. Du coup WND a recité Ynet à son tour, pour renforcer la (faible) crédibilité de son scoop planétaire. « Le site  nucléaire souterrain de Fordow a été détruit par une explosion énorme qui fait trembler la terre à des kilomètres à la ronde, bla, bla, bla ». Mais aucune autre source, nulle part,  ne corrobore cela…
Aucune? Pas tout à fait (*).  Le site américain Tikun Olam qui se présente comme le Wikileaks israélien vient en renfort de WND et confirme qu’une de ses propres sources au sein des services de renseignements israéliens confirme le sabotage du site nucléaire de Fordow.


Une de Yediot Aharonot sur l explosion a l usine nucleaire souterraine de Fordo

Une opération conduite sous le nom de code « Achilles ».  En référence au talon sans doute…Digne de l’Iliade. Richard Silverstein le patron de Tikun Olam révèle en effet que l’opération a été effectuée par introduction dans l’usine souterraine d’un « trojan », un cheval de Troie. En l’occurence un commando du MEK, les moudjahidines du peuple.  Tikun révèle aussi qu’au lendemain de l’Opération Achilles, Bibi s’est félicité de sa réussite, lors d’une réunion secrète. Bla, bla, bla…censée être consacrée à la crise syrienne.  Pour Tikun le vrai scoop est cependant la coopération triangulaire entre le MEK, la CIA et le Mossad, suite au retrait récent du MEK de la liste des organisations terroristes aux USA.
L’explosion se serait déroulée lundi, veille des élections israéliennes, à 11 heures…  De manière piquante Tikun raconte qu’il n’accorderait en temps normal aucune crédibilité au site agité WND et encore moins au transfuge iranien cité plus haut. Ces derniers étant réputés pour leurs déclarations fantaisistes.  Silverstein se dit en revanche persuadé que ses informateurs israéliens disent la vérité sur l’explosion de Fordow, qui ne serait donc pas un hoax (un canular).  Il est vrai que les sources de Tikun sont particulièrement fiables… Ce sont elles en effet qui avaient révélé , entre autres histoires hilarantes,  l’affaire de l’explosion du drone suicide du Hezbollah sur le site nucléaire israélien de Sdot Micha…(ici).
*
(*) Le site israélien Globes cite ce soir un journal libanais qui laisse entendre une implication israélienne.  Sans plus de précisions. Ce soir à 21H00 le correspondant militaire de Haaretz, Anshel Pfeffer émet enfin de sérieux doutes sur le soi-disant scoop. Il dit  entre autres  » If a large explosion did occur at Fordow a week ago, why have no satellite photos appeared of dozens of vehicles on the site involved in rescue operations? And if there are 240 workers trapped underground, how come no worried relatives have expressed concern on one of the social networks? Iran may have a repressive regime, but tens of millions of citizens are connected to the Internet and are experts at evading the regime’s attempts to monitor and filter their communications. Something would have come out by now. » L’Iran pour sa part nie officiellement toute explosion.


Source NanoJV

Le roi Hérode au Musée d’Israël

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Pour la première fois, une exposition au Musée d’Israël retrace la vie, la mort et la sépulture du roi Hérode.
Le Musée d’Israël, la plus grande institution culturelle du pays, figure en bonne place parmi les principaux musées d’art et d’archéologie au monde. Fondé en 1965, il abrite des collections encyclopédiques, notamment des articles datant de la préhistoire à l’époque moderne dans ses ailes d’Archéologie, de Culture et Art Juifs.

Il possède également les vestiges les plus nombreux au monde d’archéologie de la Bible et de la Terre sainte. En quarante-cinq ans à peine, grâce au soutien généreux de son cercle international de bienfaiteurs, le Musée est parvenu à réunir 500 000 objets représentant tout l’éventail de la culture matérielle des cinq continents.

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A l’été 2010, de grands travaux de réfection  et d’extension jamais entrepris au Musée d’Israël se sont achevés sur un campus de 80 000 mètres carrés offrant de nouvelles galeries, des édifices d’entrée et des espaces publics, l’objectif étant de faire apprécier aux visiteurs l’architecture et le paysage environnant du site.
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Le Musée d’Israël à Jérusalem présentera pour au monde une exposition sur la vie et l’héritage d’Hérode le Grand, l’un des personnages des plus influents et des Pour la première fois, le 12 février 2013, le Musée d'Israël de Jérusalem accueillera une exposition inédite autour du célèbre Hérode le Grand, l’un des personnages les plus fascinants et les plus controversés de l’histoire romaine et de l’histoire juive. Il s’agit de l'exposition la plus ambitieuse jamais réalisée par le musée. Elle accueillera la tombe d'Hérode découverte récemment après environ 40 années de recherches. N’oublions pas que le Roi Hérode est notamment connu pour ses colossaux projets de construction qui embelliront de nombreuses villes. A Jérusalem, il fut l'instigateur, entre autres, de la reconstruction du Deuxième Temple, qu’on appelle communément « le Temple d'Hérode ». Il restaura la forteresse du Temple (Antonia) ainsi que les murailles de Jérusalem, et est également le fondateur de la ville de Césarée dans laquelle vous pourrez découvrir un aqueduc, un hippodrome et un magnifique théâtre bien conservés. Pourquoi ne pas profiter de cette exposition pour découvrir Israël à travers le personnage d’Hérode ? Ne ratez pas cette exposition et découvrez ou redécouvrez ce personnage historique et controversé.

Musée d’Israël 11 avenue Rupin, Jérusalem


Source Tribunejuive.info

La sortie du Royaume-Uni de l'UE handicaperait l'économie d'Israël

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En 2012, la Grande-Bretagne était le principal débouché européen pour les produits israéliens, loin devant l’Allemagne, la Belgique et la France.
Cette situation pourrait changer si le Premier ministre britannique mettait sa menace à exécution. En effet, David Cameron a provoqué la surprise, en fin de semaine, en annonçant son intention d’organiser, s’il est réélu, un référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne, d’ici à l’horizon 2015-2017.

Dans les milieux économiques à Jérusalem, cette annonce a fait l’effet d’une bombe: la sortie de la Grande-Bretagne signifierait, pour les entreprises israéliennes, la perte d’un marché important, ou tout au moins, le renchérissement du coût des exportations vers le marché britannique.

Accord euro-israélien d’association
Depuis son adhésion à la Communauté européenne en 1973, la Grande Bretagne a abaissé progressivement les droits de douane qu’elle prélevait à l’entrée des marchandises en provenance d’Israël. L’accord d’association de 1995 entre Israël et l’Union européenne a supprimé les droits de douanes sur tous les produits industriels et sur une grande partie des produits agricoles, ce qui revenait à mettre en place un accord de libre-échange entre les deux partenaires.
L’accord de 1995 fut complété par de nombreux traités commerciaux qui intègrent totalement Israël au marché européen; désormais, le commerce entre l’Union européenne et Israël se réalise sur la base des accords de libre-échange. Rapidement, l’Union européenne est le premier partenaire commercial de l’État d’Israël; ces dernières années, c’est la Grande-Bretagne qui a conquis une place importante dans le commerce extérieur d’Israël.

Premier débouché européen
Selon les données douanières publiées par l’Institut israélien de la Statistique, l’Angleterre est aujourd’hui le principal débouché européen pour Israël: en 2012, les ventes des entreprises israéliennes en Angleterre se sont montées à 3,6 milliards de dollars. Loin derrière, viennent la Belgique (2,9 milliards de dollars), la Hollande (2,3 milliards de dollars), l’Allemagne (1,7 milliard de dollars) et la France (1,5 milliard de dollars).
En sortant du marche unique européen, le Royaume-Uni ne sera plus tenu par l’accord de libre-échange avec Israël: les entreprises israéliennes risquent de payer un droit de douane à l’entrée de leurs marchandises en Angleterre, voire de perdre un important débouché pour leurs produits. Certes, on en n’est pas encore là: David Cameron a précisé vouloir rester dans l’Union européenne. « Je ne suis pas un isolationniste », a cependant assuré le chef de file conservateur. « Je ne veux pas juste un meilleur accord pour la Grande-Bretagne. Je veux un meilleur accord pour l’Europe aussi ».


Source Israel Valley

Michaël Schumacher invité d’honneur de la première course de F1 de Jérusalem en juin 2013 ?

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Le maire de Jérusalem Nir Barkat a l’idée en tête depuis des années… Et il semble que celle-ci devienne enfin réalité.
Bien qu’il reste impossible de trouver la date sur le calendrier officiel de la F1 (peut-être parce qu’il ne s’agit pas d’une étape officielle du championnat du monde ou peut-être parce qu’il reste encore quelques détails à régler), le Yediot Arhonot affirme que le deal est pourtant officiellement signé !

Selon l’article paru, la première course de Formule Un de l’histoire de Jérusalem aura lieu le 13 et 14 juin 2013.
Jeudi dernier le maire Nir Barkat a annoncé la course. Barkat a déclaré que, pour la première fois, Israël sera l’hôte à Jérusalem, d’une course de Formule Un. En plus de l’importance de cet évènement pour le sport auto, cela va aussi placer la capitale de l’Etat Juif parmi les rares villes au monde à pouvoir accueillir un pareil évènement !

L’ensemble de l’itinéraire n’est pas défini, mais le journal dit le parcours amènera les coureurs à travers les murs de la vieille ville, en passant par le quartier de Mamila, le vieux complexe de la station de train et devant l’hôtel King David. Nir Barkat espère convaincre le légendaire Michael Schumacher pour qu’il soit l’invité d’honneur de cet évènement.

Et quel régal ce sera pour les spectateurs qui pourront assister gratuitement à l’évènement – bien que des places VIP seront mises en vente…
La mairie aurait alloué un budget de 500 millions d’euros pour cette course 2013.
Seul un conseiller municipal de la ville, Pepe Alou (membre du Meretz), s’est opposé à ce projet affirmant qu’il n’est pas approprié pour Jérusalem d’organiser un tel évènement.
Depuis que Barkat est arrivé à la mairie, il a tout fait pour rendre la ville plus populaire dans le monde: création de studios de cinéma, création du marathon de Jérusalem, Fesfival international du livre, concours international de sculpture sur glace, festival de la bière et à présent cette course auto… Voilà qui est un excellent bilan culturel pour Barkat.


Source Jss News

Rescapé des camps et combattant de l’indépendance d’Israël : voici son histoire

Noah Klieger dans sa jeunesse

Rescapé d’Auschwitz, passager de l’Exodus, soldat de la guerre d’Indépendance d’Israël, puis plus tard journaliste de renom, il est difficile de définir Noah Klieger par un seul adjectif. C’est par la force de miracles que cet homme est encore vivant aujourd’hui. En l’honneur de la journée internationale pour le souvenir de la Shoah, gros plan sur ce personnage hors du commun.
“Dans la vie, il n’y a pas de problèmes, seulement des solutions. Il ne faut simplement jamais baisser les bras”
C’est dans son bureau à Tel Aviv que la rencontre avec monsieur Klieger est organisée. Du haut de ses 86 ans, il écrit toujours pour le grand journal israélien “Yediot Haharonot”, comme il le fait depuis 1957. D’emblée, son numéro tatoué sur le bras, preuve de son passage en enfer, retient l’attention. Noah est loin de s’être laissé abattre par les évènements dramatiques de son passé. Au contraire. Noah est une personne sûre d’elle-même et armée d’une force surhumaine.

Enfance
Monsieur Klieger est né à Strasbourg, le 31 juillet 1926. Son grand frère Jonathan, quant à lui, est né en Allemagne. Ses parents se sont par la suite installés en France.
C’est dans le respect du rite religieux que sa mère, Esther, tient la maison. Abraham, son père, lui apprend à lire et à écrire, si bien que Noah a pu sauter des classes à plusieurs reprises. Lors de l’entretien, il explique que cette expérience, être toujours avec des gens plus âgés, lui a appris à se défendre. Lorsqu’il prend des coups et que sa mère s’inquiète, son père rétorque : “il se débrouille très bien et de toute façon il doit apprendre à affronter toutes les situations“. Noah Klieger écrit à ce sujet dans son autobiographie : “on aurait dit qu’il pressentait l’avenir“.

L’arrivée en enfer
En 1938, la famille part pour la Belgique, à l’exception du grand frère de Noah, qui lui s’installe en Angleterre pour y faire des études. Persuadés d’être en sécurité, ils louent un appartement à Anvers avant de vivre quelques temps à Bruxelles.
Lorsque la guerre commence, Noah Klieger devient le co-fondateur d’un mouvement de jeunesse sioniste. Le groupe faisait passer des messages, des tickets de rationnement et aidait même des Juifs à passer la frontière suisse. En tout, ils parviennent à faire passer 270 jeunes. Noah n’a que 13 ans à l’époque.
En 1942, vient le moment pour Noah et ses six camarades de tenter eux aussi de passer de la Belgique vers la Suisse. Ils décident de se séparer en deux groupes. Noah devait partir avec le premier vers le pays neutre. Mais afin qu’un de ses camarades puisse partir avec sa petite amie, Noah accepte de se joindre au deuxième. Le premier groupe réussit à fuir et à rejoindre la Suisse. Noah et ses camarades, eux, sont attrapés par les Allemands et envoyés dans les camps.
Noah est interné au camp de Maline, entre Anvers et Bruxelles, puis déporté vers Auschwitz en janvier 1943. Il découvre alors la barbarie nazie : les trains bondés, le froid et la faim. Plusieurs fois, il passe in extremis à côté de la mort et y échappe par miracle. Aussi étonnant que cela puisse paraître, Noah est sauvé par la boxe. Un officier SS amateur de ce sport, pour se divertir, veut monter une équipe de boxe. Noah a 16 ans et n’est pas boxeur, mais lorsque le SS demande qui pratique ce sport, il lève la main. Noah ne comprend toujours pas son geste aujourd’hui. Pourquoi a-t-il levé la main ?
Si l’officier apprend qu’il n’est pas boxeur, Noah sera envoyé à la chambre à gaz. Ses camarades de l’équipe sont de vrais boxeurs parmi les meilleurs d’Europe. Pour que les SS ne se rendent pas compte de la supercherie, ceux-ci retiennent leurs coups face à Noah et le laissent frapper. Les sportifs bénéficient d’un après midi de “libre” pour s’entraîner et ont le droit de manger, de temps à autres de la soupe des SS avec de vrais légumes. Mais les SS se montrent encore plus durs avec eux pour leur rappeler qu’ils ne sont que de simples détenus.

La marche de la mort
En janvier 1945, les nazis sentent que les alliés approchent des camps de concentration. Ils évacuent les derniers survivants d’Auschwitz afin de continuer le processus d’extermination en Allemagne. Noah Klieger est l’un d’eux. Les nazis avaient l’intention de faire endurer, à des personnes sous-alimentées et à bout de forces, une marche de la Pologne jusqu’à l’Allemagne.
“La marche est longue et insupportable : 3 jours sans interruption. Nombreux sont ceux qui meurent d’épuisement en chemin”, se souvient Noah.
Après la marche, un train attend les prisonniers qui les emmène au camp de Dora en Allemagne. Les wagons sont bondés, les prisonniers se piétinent, certains meurent écrasés. Une fois arrivé au camp, Noah lève à nouveau la main lorsqu’un SS réclame un expert en mécanique. Un prisonnier français lui donne les bonnes réponses à l’examen. Noah est ainsi une nouvelle fois sauvé de la mort et est affecté à une usine de production de missiles.
Le 4 avril 1945, Noah effectue une nouvelle marche éreintante de 10 jours. C’est la dernière marche vers la liberté. Il arrive au camp de Ravensbruck. Le 29 avril de cette même année, Noah est libéré par les alliés.

Noah Klieger
Noah Klieger sur les rails menant à Auschwitz

En route vers Israël
Noah Klieger avait décidé que s’il survivait à Auschwitz, il irait s’établir en terre d’Israël et se battrait pour le sionisme. Après avoir été libéré par les soviétiques et avoir travaillé pour eux dans la réfection de route, il réussit à rejoindre la France.
De France, Noah part pour la Belgique et y retrouve ses parents, eux aussi rescapés d’Auschwitz. Son frère resté en Angleterre est aussi vivant. A l’aube de cette nouvelle vie, son père tient un journal destiné aux Juifs de Belgique qu’il écrit en allemand et que Noah traduit en français. La famille parvient peu à peu à retrouver une vie normale. Mais Noah rêve d’Israël et compte bien s’y rendre.
Il découvre l’organisation “Évasion”, chargée de faire passer des Juifs d’Europe vers Israël. A défaut de passeport pour ces rescapés de la Shoah à qui on a tout pris, la voie de la clandestinité est la seule possibilité de rejoindre la Terre promise. Une fois encore, Noah se retrouve dans la peau du passeur.
Le 10 juillet 1947, le jeune homme décide que c’est son tour de partir en Israël. Il monte à bord de l’Exodus, le fameux bateau qui transporte des Juifs depuis Sète, près de Marseille, vers la Palestine mandataire. En route, il devient même membre de l’équipage.

Noah Klieger, soldat de la guerre d’indépendance
Peu après son arrivée, la guerre d’Indépendance d’Israël éclate. Le jeune homme de 21 ans est déterminé à se battre pour l’existence de cet état dont il a tant rêvé. Certains lui disent qu’il a déjà survécu à l’enfer d’Auschwitz et qu’il devrait plutôt s’enfuir en lieu sûr. Mais Noah ne se décourage pas. Il se porte volontaire dans les forces armées et participe à l’opération “Danny”. Il est ensuite transféré dans les commandos français, puis dans la division du Négev, une unité du Palmach, chargée des opérations dans le sud du Négev.

Noah Klieger, journaliste du Yediot Aharonot
Noah devient journaliste à succès. Au cours de sa carrière, il couvre les procès des criminels nazis comme celui d’Adolf Eichmann et John Demjanjuk. En tant que rédacteur sportif, il assiste aux jeux olympiques de Munich, en 1972, qui se soldent par l’assassinat de 11 athlètes israéliens. Invité d’honneur du Chef de la Presse aux Jeux Olympique, il suit depuis le quartier général toutes les étapes de la prise d’otage.

Noah, sa vie aujourd’hui
Noah a rencontré tous les grands de ce monde et a reçu de nombreuses décorations, dont la légion d’honneur des mains de l’ancien président français Nicolas Sarkozy.
Marié, il est père de deux filles et six fois grand-père. Son histoire est une véritable leçon de vie.
“Je crois que l’être humain est capable de supporter bien plus qu’il ne le pense”, a-t-il également écrit dans son livre.
Noah Klieger et sa famille
Noah Klieger en compagnie de sa famille

Source Tsahal.fr

Michel Boujenah en tournée dans tout Israël du 11 au 14 mars 2013 !

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Michel Boujenah arrive en Israël et, une fois n’est pas coutume, il n’est pas là pour une date unique à Tel-Aviv. Non, notre Michel National, celui qui sait si bien jouer tonton Maxo se déplacera, entre le 11 et le 14 mars 2013, à travers les villes les plus francophones d’Israël.


Avec quatre dates, on retrouvera le pétillant Boujenah à Tel-Aviv le 11 mars (théâtre Tsavta), au centre Gérard Behard de Jérusalem le 12 mars, au Matnass Dora de Netanya le 13 et enfin au Yad Lebanim d’Ashdod le 14 mars (deux représentations par jour à Netanyah et Ashdod)… Et le tout à prix unique de 150 shekels (mais avec place numéroté, d’où l’importance de réserver sur Internet le plus tôt possible) !
Michel Boujenah est ainsi le second artiste français après Enrico Macias à aller au plus près de son public en tournant dans les villes francophone du pays. Ce spectacle sera adapté à ses visites ou une grande part d’improvisation viendra rendre chaque soirée différente et mémorable.
 
L’artiste explique qu’il abordera « les rapports entre les hommes et les femmes à travers le regard de Maxo et Simone Boutboul, la difficulté d’être soi-même, de s’accepter comme on est, grand ou petit, beau ou laid, et de trouver où se cache la véritable beauté d’un être humain. »
 
« Je ne pourrai m’empêcher de naviguer entre la foule de personnages que j’ai inventés et moi-même. Je reviendrai à mes rapports au théâtre classique et je reparlerai encore une fois de Shakespeare, de Racine ou de Corneille. Et s’il me prend l’envie, au cours des représentations, de dire un poème, je le ferai ; et si je veux demander au public de m’aider à comprendre le mode d’emploi de mon téléphone, je leur lirai tout le texte, et si jamais un spectateur comprend ce qui est écrit dans ces notices insupportables, je l’enverrai à Stockholm prendre un prix Nobel. »
Son spectacle, produit par Hashigaon Hatsarfati (producteur de Johnny Hallyday, Patricia Kass, Michel Fugain, Gad Elmaleh, Laurent Gerra, etc…) est qualifié par la presse française d’excellent. Il serait donc impensable de rater sa venue…


Source Jss News

dimanche 27 janvier 2013

Les sapeurs-pompiers israéliens et français

L’incendie à ses débuts.

Les sapeurs-pompiers israéliens et français,
main dans la main pour lutter contre leur plus grand ennemi : Le feu
La mise en place d’une collaboration entre les sapeurs-pompiers des Bouches du Rhône et les soldats du feu de Haïfa est un bel exemple de rapprochement des deux rives de la Méditerranées pour lutter contre leur ennemi commun, le feu.

Le 2 décembre 2010 se déclare, sur le mont Carmel, l’incendie le plus meurtrier de l’histoire d’Israël. Les flammes attisées par un vent violent ravagent tout sur leur passage. Au total, 44 victimes et de nombreux blessés sont à déplorer.
Face à ce terrible bilan, Yona Yahav, le Maire de Haïfa, ville jumelée avec Marseille, fait appel à la France, afin de bénéficier de l’expérience des sapeurs-pompiers des Bouches du Rhône. Ces derniers sont « la référence » en matière de feu de forêt depuis les gigantesques incendies qui ont embrasé la façade méditerranéenne en 1979.

Une coopération bilatérale ayant valeur de modèle

Depuis, une coopération bilatérale a été mise en place avec un échange de savoir-faire. Les israéliens sont des experts en matière de sauvetage et de déblaiement. Ils utilisent pour cela des radars qui permettent de repérer les victimes derrière les décombres. Belle utilisation d’une technologie militaire à des fins civiles.
De leur côté les sapeurs-pompiers des bouches du Rhône ont mis en place un programme de formation pour maîtriser les incendies en milieu forestier qui a été dispensé aux pompiers israéliens par le Service Départemental d’Incendie et de Secours 13 (SDIS13).

La remise des diplômes français aux israéliens

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Le capitaine Yoseph Benyoseph, le Lieutenant-Colonel Jean-Pierre Squillari
et le Colonel Luc Jorda

Pour marquer l’achèvement de la première phase du cycle de formation (niveaux 1 et 2), une cérémonie de clôture a été organisée. Pour cela, le Colonel Luc Jorda, le Lieutenant-Colonel Jean-Pierre Squillari et le président de la SDIS13, le Député Jean-Pierre Maggi, ont fait le voyage à Haïfa afin de remettre eux-mêmes les diplômes à cette première promotion. Cette mission s’intégraitdans le cadre d’une délégation du Conseil Général des Bouches du Rhône emmenée par son Président, Jean-Noël Guerini. Le capitaine Yoseph Benyoseph, s’est exprimé au nom des soldats du feu israéliens : « Désormais, si nous sommes en capacité de maîtriser les incendies en milieu forestier, et d’éviter à l’avenir ce qui s’est passé ici en Galilée, ce sera grâce aux techniques de prévention et d’intervention précoce que nous avons apprise. Merci ! ».

« Nous avons tous à apprendre les uns des autres »

Le centre de Commandement : le CODIS des Bouches du Rhône avec le Lieutenant-Colonel Jean-Pierre Squillari
Le centre de Commandement : le CODIS des Bouches du Rhône
avec le Lieutenant-Colonel Jean-Pierre Squillari

Le Colonel Jean-Pierre Squillari, pour sa part, a été très intéressé par la façon de fonctionner des israéliens. «  Ils n’ont pas une organisation pyramidale. Quand ils font un débriefing, par exemple, les officiers sont au milieu de leurs hommes. Le but est la libre circulation de la parole, afin d’aboutir à une analyse précise de la situation, permettant de faire émerger rapidement des solutions adaptées ». « En vérité, nous avons tous à apprendre les uns des autres ».
Une anecdote: Dans leurs échanges, les pompiers français se sont aperçus qu‘ils utilisaient du matériel fabriqué par l’Etat Hébreu. En effet, la caméra à 360° qui équipe les avions de reconnaissance pour se rapprocher au plus près des foyers d’incendies, est « made in Israël ». Ce qui a fait dire : « on était fait pour se rencontrer ».

Pour unir les deux rives de la Méditerranée

Du 11 au 24 février, aura lieu la seconde phase de la formation, afin d’accéder au 3ème niveau. Pour cela, les soldats du feu israéliens viendront à Marseille. Après ces deux modules, ils auront acquis les connaissances à la fois théoriques et pratiques qui leur permettront de devenir des cadres. C’est-à-dire, d’être responsable de 4 véhicules au minimum, et de commander de 18 à 50 hommes.
Le hasard faisant bien les choses, débute dans le même temps, « Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture 2013 », dont l’une des thématiques est le rapprochement des deux rives de la Méditerranée. Ainsi, cette coopération exemplaire, au fort pouvoir symbolique, dont le but est de de sauver des vies par la transmission du savoir et de l’expérience, entre les pompiers français et israéliens, s’inscrit totalement dans cette perspective.
Une belle façon de passer des déclarations, aux actes !


Source tribunejuive.info

Les Arabes ont à nouveau profané le tombeau de Joseph !

 

Conformément à l'Accord intérimaire d'Oslo, les Juifs devraient avoir librement accès à leurs lieux saints. Visiter une fois par mois avec des bus blindés au milieu de la nuit sous bonne garde pendant que le tombeau est resté ouvert à la profanation le reste du temps, n'est pas exactement un «accès libre».  Les musulmans ont accès tous les jours à leurs lieux saints en Israël...


Ma'ariv rapporte que le Tombeau de Joseph a été profané avec de l'urine et qu'il y a eu manifestement des tentatives d'incendie :
Plus de 2.500 visiteurs sont venus mercredi soir au Tombeau de Joseph. Une visite spéciale a été organisée par le Conseil régional de Samarie et "Sichem Echad" avec l'approbation et le soutien de l'armée et de la police israélienne. A leur arrivée les premiers soldats et les fidèles ont constaté que les Palestiniens avaient profané le bâtiment du tombeau et qu'ils ont essayé d'y mettre le feu. Selon le chef adjoint du conseil de la région Yossi Dagan  , l'entrée de la tombe a été inondé par de l'urine et le mur et la fenêtre de l'immeuble ont été maculés par la suie résultant des tentatives d'incendie palestiniens. Les fonctionnaires régionaux du conseil de Shomron ont immédiatement nettoyé la tombe et lavé l'entrée En quelques minutes, les visiteurs qui sont venus y prier ont pu entrer.Le chef du Conseil Régional de Shomron a dit ce soir "Seulement des barbares font des choses horribles comme profaner ce lieu saint."
Selon Arutz-7 , c'était encore pire:
Les visiteurs du tombeau de Yossef à Sichem furent choqués de découvrir mercredi soir encore un autre exemple de vandalisme arabe majeur contre le lieu saint. Les Arabes ont saccagé des meubles , détruit des livres et défiguré le site avec des graffitis antisémites. Il y avait des preuves qu'ils avaient tenté d'incendier la structure. En outre, des déchets humains et d'animaux a été trouvés sur le sol du site. 
Ma'an ajoute:
Des témoins ont déclaré à Ma'an que des affrontements ont éclaté : des jeunes locaux ont jeté des pierres sur des soldats israéliens qui ont tiré des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes.
La tombe a été profanée à plusieurs reprises, et plusieurs visiteurs juifs sur le site ont été assassinés au cours des années passées.

Source observatoiredumoyenorient

La ligne de démarcation de 49-67 n'est pas une frontière politique

  

On entend souvent l'expression "la frontière de 67" pour affirmer qu'Israël occupe illégalement la Judée et la Samarie. Or cette "ligne verte" (elle avait été dessinée avec un crayon vert) ne date pas de 1967 et ce n'est pas une frontière.


Il s'agit de la ligne de démarcation de l'armistice de 1949 et elle ne correspond à aucune réalité historique, géographique, politique, ethnique ni administrative. C'est la ligne jusqu'où les israéliens ont réussi à repousser les envahisseurs  égyptiens, jordaniens (sous les ordres d'officiers britanniques...), syriens , irakiens, libanais et saoudiens

Je vous traduis les articles pertinents des accords d'armistice entre Israël , la Jordanie et l'Egypte. A l'insistance expresse des arabes il est stipulé dans les deux textes que la ligne n'est définie que par les faits d'arme sur le terrain et qu'elle n'est pas une frontière politique ni territoriale:


Le texte intégral des accords est hébergé par l'université Yale.
Accord Israélo-égyptien d'armistice général du 24 Février 1949

Article V
...
2. La ligne de démarcation de l'armistice ne doit être interprété d'aucune façon comme une frontière politique ou territoriale, et est délimitée, sans préjudice aux droits, revendications et positions de chaque partie de l'armistice en ce qui concerne le règlement final de la question palestinienne.


Accord Jordano-israélien d'armistice général du 3 Avril 1949

Article II

Ayant en  vue spécifiquement la mise en œuvre de la résolution du Conseil de sécurité du 16 Novembre 1948, les objectifs et principes suivants sont confirmés:

1. Est reconnu le principe selon lequel aucun avantage militaire ou politique ne devrait être acquis pendant la trêve ordonnée par le Conseil de sécurité;

2. Il est également reconnu, les dispositions du présent accord étant dictées exclusivement par des considérations militaires, qu'aucune disposition du présent Accord ne porte en rien atteinte aux droits, revendications et positions de l'une ni de l'autre Partie dans le règlement pacifique et final de la question palestinienne.


Source observatoiredumoyenorient

Le vote par secteur donne une image tres interessante d'Israel



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Dans les villes
 
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Dans les kibbuts
 
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Dans les moshavs
 
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Dans les villes de developpement

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En Judee-Samarie
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Le vote juif
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Le vote des minorites.

 

Les firmes israéliennes recrutent des francophones à expatrier !

Headline image

La présence en Israël de quelque 700 000 francophones (soit 10 % de la population totale israélienne du pays) et l’afflux constant de nouveaux immigrants français ont conduit de nombreuses entreprises israéliennes à centrer certaines de leurs activités sur ce segment de population.

Voilà pourquoi on a vu récemment apparaître, chez les employeurs israéliens, des services qui sont destinés aux francophones dans des secteurs variés comme :
 la santé et les caisses de maladie ;
 les banques, assurances et services financiers ;
 les agences immobilières ;
 l’exportation et le commerce international ;
 les télécommunications ;
 le télémarketing ;
 le tourisme, hôtels, restaurants et services divers aux touristes.


Par ailleurs, certains commerçants et professions libérales francophones embauchent du personnel francophone qui maîtrise également l’hébreu. Les métiers demandés par les employeurs francophones sont aussi variés que cuisiniers, graphistes, traducteurs et secrétaires. Les employeurs francophones, sociétés ou indépendants, qui peuvent être intéressés par recruter du personnel francophone se trouvent notamment dans secteurs suivants :
 les cabinets juridiques ;
 les pâtisseries et traiteurs ;
 les services médicaux ;
 les médias et la publicité ;
 les sociétés d’importation.


Un nouvel immigrant qui a l’âme d’un créateur d’entreprise pourra aussi tenter sa chance auprès d’un franchiseur français : les enseignes françaises, encore peu nombreuses, se multiplient en Israël et pourraient constituer une opportunité d’emploi et d’investissement.
Conseils pratiques :
Il est recommandé d’approcher les entreprises israéliennes pour savoir si elles cherchent à élargir leur département francophone ou à recruter du personnel parlant couramment le français, en particulier dans les villes à fort concentration de population francophone (comme Nétanya, Ashdod ou Jérusalem).
La presse locale permet de faire un premier repérage des offres d’emploi pour francophones. Par ailleurs, un candidat à un emploi en milieu francophone ne devra pas négliger de contacter les employeurs francophones. Le premier contact se fera par l’envoi d’une candidature spontanée (CV. et lettre de motivation), puis éventuellement par un contact téléphonique. Dans tous les cas, la démarche doit être personnelle et il ne faut pas hésiter à faire du « porte-à-porte » auprès des commerçants francophones pour proposer ses services.
Quels sont les avantages de la « relocation » pour un francophone ?
Une société de biotechnologie basée à Re’hovot a récemment publié un petite annonce dans la presse israélienne pour chercher un « Medical Director for Relocation in France ». Le terme anglais de « relocation » désigne l’installation à l’étranger d’un salarié qui est envoyé par son employeur dans le but d’y développer une filiale locale ou d’exécuter un appel d’offre.

En Israël aussi, ce phénomène d’expatriation s’est accentué du fait de l’internationalisation de l’économie israélienne et de l’augmentation du nombre des entreprises israéliennes qui décrochent des marchés à l’étranger.
Il peut paraître contraire à « l’esprit » de ce guide consacré à l’emploi en Israël de présenter la « relocation » à l’étranger comme une solution d’emploi ! Et pourtant, postuler à un poste à l’étranger peut présenter de nombreux d’avantages pour un francophone à la recherche d’un emploi :

 il enrichira son CV. d’une expérience internationale supplémentaire (en général deux ans) ;
 il travaillera en français ou en anglais, ce qui peut attirer un candidat qui ne maîtrise pas correctement l’hébreu ;
 il bénéficiera d’un salaire élevé, ainsi que de primes d’expatriation substantielles ;
 à son retour en Israël, il pourra rebondir dans la même société ou dans une entreprise israélienne du même secteur.


Certes, l’éloignement géographique présente aussi des inconvénients, surtout pour un immigrant fraîchement installé en Israël. La décision de s’expatrier doit se prendre en fonction des objectifs professionnels et du plan de carrière que le candidat s’est tracé.

Conseils pratiques :
Il est recommandé de ne pas rejeter trop rapidement des propositions de « relocalisation » qui peuvent, à moyen terme, se révéler être de véritables tremplins professionnels. L’Antenne Emploi-Formation de Tel-Aviv indique que les destinations les plus demandées aujourd’hui pour la « relocalisation » de salariés israéliens sont les pays d’Afrique qui connaissent un boom économique sans précédent.

Les sociétés israéliennes y sont présentes dans de nombreux secteurs, notamment les télécommunications, la construction et le high-tech ; les profils demandés concernent surtout les métiers de la finance et du marketing.
Un coup d’œil sur les sites Internet d’offres d’emploi indique que les entreprises israéliennes proposent des postes aussi bien en France (directeur des ventes), qu’en Chine (commercial), Roumanie (construction), ou Italie (directeur financier).


Source Israel Valley

jeudi 24 janvier 2013

Le chant de la mer et Tou Bichvat

 

Ce Chabbat est assurément exceptionnel, puisqu’il est à la fois le « Chabbat Chira » – lors duquel on lit à la Torah le chant de la mer des Joncs –, et le jour du nouvel an des arbres – Tou BiChvat....

Aux sources du christianisme : Indiana Jones contre l'archéologie israélienne


Un documentariste canadien persuadé que la dernière demeure de la famille et des disciples de Jésus ont été découverts il y a 30 ans à Jérusalem, accuse l'auteur de cette découverte, le Professeur Kloner de l'Université Bar Ilan de l'avoir caché, à dessein, dans le cadre d'un arrangement politico-religieux.

La controverse entre les deux hommes a resurgi jeudi lors d'une conférence archéologique à l'Université Bar Ilan.
Ce n'est pas le dernier épisode des Aventures d'Indiana Jones mais ça y ressemble.
D'un côté, l'establishment de l'archéologie israélienne représenté par l'Autorité israélienne des Antiquités et le professeur Amos Kloner, un "ponte" de l'Université Bar Ilan soutenu par différents archéologues et chercheurs respectés.

De l'autre (dans le rôle d'Indiana Jones?), Simcha Jacobovici, écrivain et cinéaste, soutenu lui aussi par un groupe d'archéologues et d'universitaires tout autant reconnus que les premiers.
Entre les deux hommes, deux tombeaux datant de l'époque des Romains découverts à Jérusalem il y a trente ans, l'un en 1980, l'autre en 1981, par le professeur Kloner, au cours de fouilles préliminaires à des travaux de construction.

C'est ce qu'il est convenu d'appeler aujourd'hui le tombeau de Talpiot, un caveau funéraire du 1er siècle.
Le Professeur Kloner n'a pu passer que quelques minutes à l'intérieur de la deuxième tombe avant d'en être chassé par un groupe de juifs orthodoxes qui s'opposaient à ce que l'on profane des tombes supposées juives.

Dans ce qu'il a pu inspecter, Kloner décrit un tombeau contenant les emplacements de dix ossuaires dont certains portent les inscriptions : "Yehoshua bar Yoseph" (Jésus fils de Joseph), "Miriam" et "Yehouda bar Yeshoua" (Juda fils de Jésus).
Seuls neuf ossuaires sont en place, le dixième est manquant. Le tombeau a ensuite été refermé et recouvert par la terrasse d'un appartement nouvellement construit.

Simcha Jacobovici s'est saisi de l'histoire, en a fait un film en collaboration avec James Cameron (M. Titanic), intitulé "La Tombe perdue de Jésus"; sa théorie affirme que la deuxième sépulture n'est autre que le tombeau de la famille de Jésus.
En effet, selon lui, les noms déchiffrés sur les ossuaires correspondent : Joseph, Marie, Jésus.

À quoi il rajoute un nouvel ossuaire apparu en 2002 chez un particulier et dont il prétend qu'il s'agit de l'ossuaire manquant, le dixième de la Tombe de Talpiot.
Cet ossuaire porte l'inscription, en araméen : "Jacques, fils de Joseph, frère de Jésus". Troublant. Sauf que… le propriétaire de l'ossuaire, un collectionneur de Silwan, un quartier à l'est de Jérusalem, affirme qu'il a acheté l'ossuaire avant que le tombeau ne soit découvert à Talpiot.
L'authenticité de l'inscription a été vérifiée au microscope électronique.
Quant à l'araméen, il n'a été utilisé pour les inscriptions sur les ossuaires, de l'an - 20 à l'an 70 (or Jacques, dit le Juste, dit le frère de Jésus, à été lapidé en l'an 63).

Les universitaires israéliens font valoir que ces trois noms, Ya'akov, Yosef et Yeshua, étaient courants à cette époque mais "la probabilité pour que les trois prénoms sortent dans cet ordre de filiation est très réduite", estime André Lemaire, philologue et épigraphiste à l'École pratique des Hautes études de Paris.

Le chercheur français se fonde aussi "sur la grande rareté de la mention d'un frère sur un ossuaire "et il faut donc qu'il y ait une raison spéciale à cela.
Sur des milliers d'ossuaires, ajoute-t-il, on ne connaît qu'un autre cas où trois prénoms sont gravés ensemble.
Ce qui prouve que les restes appartiennent au membre d'une famille renomée".
Jacobovici, pour sa part, a surnommé l'autre tombeau, "le Tombeau de la Résurrection".

Il abritait, selon lui, les dépouilles des premiers disciples et les vestiges de l'iconographie chrétienne des premiers siècles.
Il en veut pour preuve qu'on a retrouvé une gravure sur le côté de l'une des boîtes funéraires représentant selon lui Jonas sortant d'une baleine.
Hypothèse battue en brèche jeudi par le Professeur Kloner qui n'y voit qu'un vase ou une amphore, tels ceux qu'on trouve régulièrement dans les tombes antiques.

On a empêché Jacobovici qui voulait argumenter, de parler.
Car Simha Jacobovici semble être le poil à gratter du petit monde de l'archéologie.

L'an dernier, il a annoncé qu'il avait trouvé ce que pouvait être les "clous de la crucifixion de Jésus", accusant l'establishment israélien d'ignorer leur importance.
Jacobovici se présente comme l'apôtre de la vérité sur le christianisme primitif.

C'est pourquoi, il se croit victime d'une double persécution, de la part de l'establishment israélien d'une part - qui voudrait minimiser les traces de la présence chrétienne en Israël - et par les chrétiens d'autre part (qui ne veulent pas voir leurs croyances religieuses minées par des preuves historiques).
Il accuse donc ses détracteurs d'être des "agents dormants de la théologie chrétienne se faisant passer pour des universitaires".


Source Israel Infos

Israël 26ème du Classement du Forum économique mondial de Davos

 

Cinq rangs après la France, Israël reste bien positionné dans le classement mondial très réputé de Davos.
Selon le classement général obtenu par IsraelValley, Israël se positionne en 26ème position, juste après la Malaisie.  "La compétitivité des entreprises françaises prend une nouvelle fois du plomb dans l’aile. Selon le dernier classement du Forum économique mondial de Davos (WEF), la France sort désormais du top 20, enregistrant une timide 21e place.

C’est la première fois que la France sort du peloton de tête, en 30 ans d’existence de ce palmarès. Elle était encore en 18e position l’année dernière et à la 15e place en 2010. Thierry Geiger, économiste au WEF, a indiqué que cette tendance était inquiétante, car elle reflétait une baisse de l’efficacité des gouvernements français ces dernières années, ainsi qu’une détérioration de l’environnement économique et notamment du marché du travail.
Pas de problème en revanche pour la Suisse, qui conserve sa première place, devant Singapour. La Finlande passe désormais 3e devant la Suède, tandis que les Etats-Unis chutent à la 7e place. Premières il y a cinq ans, les entreprises américaines sont aujourd’hui derrière l’Allemagne, “en raison d’importantes vulnérabilités macroéconomiques.”
“La Suisse mérite la première place grâce à l’innovation, aux performances de son système scolaire, aux dépenses élevées en recherche et développement et la solide coopération entre le monde universitaire et le secteur privé”, a souligné le WEF.
La Confédération a également été reconnue pour l’efficacité de son marché du travail, pour avoir l’un des environnements macroéconomiques les plus stables au monde, pour la transparence et l’efficacité de ses institutions, ainsi que pour la qualité de son infrastructure et pour son secteur financier fortement développé.
Par ailleurs, en raison de la crise de la dette, plusieurs pays européens chutent dans ce classement. la Grèce qui chute de la 90e à la 96e place de ce classement, le Portugal est également rétrogradé de quatre place au 49e rang et l’Espagne stagne à la 36e place".

Source Israel Valley

Wansee : quatre-vingt dix minutes pour la Solution Finale

 

C'est une villa cossue au milieu d'un grand parc verdoyant dans la banlieue de Berlin, la villa Wansee.Là, le 20 janvier 1942, s'est joué pendant 90 minutes le sort des Juifs d'Europe au cours de ce qui est connu comme la Conférence de Wannsee. C'était une simple réunion de fonctionnaires nazis.


Les participants, une trentaine, savaient que ce dont ils discutaient: la "solution finale de la question juive", avait déjà été décidée par Hitler, son principal adjoint, Hermann Göering et la hiérarchie nazie.
Ils savaient aussi qu'une grande partie du "cadre physique" de l'extermination était déjà en place : les camps, les déportations, les ghettos et même déjà les premières exterminations "artisanales"…

Mais après les premiers succès de l'opération Barbarossa et l'invasion allemande de l'Union soviétique (juin 1941), le Troisième Reich s'est retrouvé confronté à la perspective de devoir gérer les quelque 4 millions de Juifs de l'ouest de l'URSS qui viendraient s'ajouter aux populations juives d'Europe occidentale.

Expulser, déporter, acheminer, assassiner, éliminer les cadavres d'une population aussi importante s'avérait être une tâche colossale qu'il allait falloir envisager de façon rationnelle, planifier et organiser avec une logistique d'un niveau quasi industriel.

L'un des objectifs de la conférence de Wannsee était donc de présenter aux fonctionnaires qui allaient être en charge de l'exécution du "plan", le véritable "chef du projet", Reynhard Heydrich, chef du Bureau de sécurité du Reich et de leur présenter quelques "détails techniques" (par exemple le fait que 11 millions de Juifs peuplaient à cette époque-là l'Europe dont à peine la moitié d'entre eux vivaient dans des pays déjà sous contrôle allemand).

Les premières étapes de la Solution Finale sont aussi présentées : les juifs seront envoyés pour accomplir des travaux physiques à l'Est et ans ce cadre, "une grande partie sera probablement éliminée naturellement".
Il est stipulé que ceux qui auront survécu -et qui seront sans aucun doute les plus résistants-, devront "être traités en conséquence car ils sont le produit de la sélection naturelle qui, si il est libéré, agira comme la semence d'une nouvelle renaissance juive (voir l'expérience de l'histoire)".

Enfin, on a jugé souhaitable de leur repréciser la définition de "qui est Juif".
Les lois de Nuremberg avaient en effet laissé planer un certain flou sur le sort des personnes dont la lignée "raciale" laissait apparaître seulement un quart de juif (ou moins) ou ceux qui, sans être Juifs, étaient mariés à des Juifs.

Pendant plus d'une heure, Reynhard Heydrich s'est concentré sur ce sujet et il semblerait qu'une vive discussion se soit engagée sur la façon dont les populations et les régimes des différents pays sous occupation pourraient réagir à l'expulsion de leurs Juifs.
Tout cela est su parce que la machine administrative allemande est bien "huilée": tout a été consigné dans des procès-verbaux - connus aujourd'hui sous le nom de Protocole d'Eichmann – écrits de la main d'Adolf Eichmann, l'officier SS qui a fini par devenir l'un des principaux exécutants du "plan".

Trente exemplaires du protocole d'Eichmann ont été distribués à l'issue de la réunion. Tous ont été détruits à la fin de la guerre sauf un.
C'est en 1947 que le procureur américain au procès de Nüremberg trouve cet exemplaire dans les documents de Martin Luther, un responsable du ministère allemand des Affaires étrangères, présent à Wannsee, mais déjà mort au moment de la découverte du document.

Dans les procès-verbaux, il est surtout question de la planification de la "Solution finale", on y parle très peu ou par euphémisme, du génocide lui-même et des méthodes utilisées. Interrogé à ce sujet au cours de son procès en Israël en 1962, Adolf Eichmann a expliqué qu' Heydrich lui avait recommandé d'être vague dans son compte-rendu, et d'utiliser à dessein un jargon très administratif.

Néanmoins, a rapporté Eichmann, vers la fin de la réunion, et après qu'une bouteille de Cognac ait circulé, les langues se sont déliées et les participants se sont laissé aller à parler plus librement de "méthodes de mise à mort, de liquidation et d'extermination".
En 1992, la villa de Wannsee est devenue un mémorial de l'Holocauste et un musée.



Source Israel infos

Pas assez de juges en Israël


Pas assez de juges en Israël .« Les juges israéliens sont surchargés de travail : pour la seule année 2012, ils ont dû juger 750 000 affaires. Pour un pays qui compte 8 millions d’habitants, c’est énorme ! »

Tel est le constat formulé le 14 janvier par le Président de la Cour Suprême Asher Grunis, lors d’une cérémonie organisée dans la résidence du Président de l’Etat à l’occasion de la nomination de 12 nouveaux juges, lesquels siégeront très prochainement dans les tribunaux du district sud du pays (Béer-Chéva), ainsi qu’à Haïfa, Jérusalem et Tel-Aviv. Selon le ministre de la Justice, Yaakov Néeman, qui était également présent, il y a actuellement 266 juges en fonction en Israël.
A l’annonce de ce chiffre, les journalistes qui couvraient l’événement ont pu calculer mentalement le nombre d’affaires – douze – soumises chaque jour à un juge. Lequel, sur la base d’une journée (théorique) de 8 heures, ne dispose donc que de 40 minutes pour trancher. Naturellement, ce chiffre purement arithmétique est bien en dessous de la réalité, comme en témoigne Moché P., avocat stagiaire qui déclare :
« Il y a des journées où ils traitent 50 affaires… » Quant à Aharon Israël, simple plaignant dont l’affaire traîne au civil depuis plusieurs années, son sentiment n’est guère différent : « Les seules affaires où la justice est expéditive ce sont les crimes. Il faudrait plus de tribunaux et davantage de juges. Mais les autorités chargées de les nommer s’y refusent, arguant qu’en multipliant leur nombre, on multiplierait d’autant les recours des citoyens à la justice... »
Source Hamodia

L'hébreu, une langue étrangère pour... nombre d'israéliens


Selon le Bureau central des statistiques, l'hébreu est un problème pour un nombre important d'habitants du pays.

12% des arabes et 26 % des russes ne le parlent pas du tout mais ce ne sont pas les seuls à avoir des problèmes avec la langue.
L'hébreu devient donc une langue étrangère pour une partie des habitants du pays.

Un siècle après la renaissance de l'hébreu comme langue vivante, et un peu plus de 60 ans après que le pays l'ait décrété comme langue officielle, celle-ci n'est toujours pas implantée – dans les statistiques – comme LA langue aisément parlée.

Seuls 49% des israéliens ont l'hébreu comme langue maternelle; c'est l'arabe pour 18% d'entre eux, le russe pour 15%, et le Yiddish, l'anglais ou le français pour seulement 2% des habitants.

En dépit de cela, 90% des habitants juifs le parlent correctement (dont 70% maitrisent bien la langue parlée).

C'est également le cas pour seulement mais pour 60 % des arabes israéliens (tandis que dans cette population, 17% ne lisent pas et 12% ne parlent pas).

Si la moitié des immigrants russes affichent un bon niveau en hébreu, 26% le parlent à peine (et 39% le lisent très mal ou pas du tout).

Les difficultés à maitriser la langue se manifestent dès lors qu'il s'agit de se mesurer à l'administration israéliennes : elles se manifestent pour remplir des documents, répondre aux courriers administratifs (des tâches jugées compliquées pour près d'un tiers des israéliens de plus de 20 ans, et plus de la moitié des seniors de plus de 65 ans).

L'étude du bureau central des statistiques s'est basée sur les données exprimées par les répondants à l'enquête, sans en vérifier l'exactitude.
Les chiffres sont donc probablement plus "mauvais".


Source Israel Infos

Israël et la Jordanie : Ensemble, pour apprendre la médecine d’urgence


En dépit du traité de paix signé en 1994 entre Israël et la Jordanie, les relations entre les deux pays ont souvent été réduites au minimum. C’est pourquoi la récente remise de diplômes, qui a clôturé les études de 14 Jordaniens et 40 Israéliens étudiant côte à côte sur les bancs de l’Université Ben Gourion les techniques de médecine d’urgence, est particulièrement symbolique.

Le Dr Bruria Adini, qui pilotait ce programme, a déclaré : « C’est un véritable succès, autant au niveau académique qu’en termes d’intégration sociale. » Ils ont pu ainsi passer 3 ans ensemble pour apprendre – en anglais – des techniques qui pourront demain sauver des vies, dans l’hypothèse d’un tremblement de terre dans la région. Les deux premières années, les étudiants jordaniens ont été logés dans la cité universitaire, leur dernière année s’effectuant en stages en structures hospitalières. Le financement de ce programme a été assuré par le ministère de la Coopération régionale, celui des Affaires étrangères, l’Union européenne et des fonds privés. L’université Ben Gourion a une longue tradition d’accueil d’étudiants arabes. Originaires des pays limitrophes, de nombreux jeunes gens y étudient les technologies de l’eau et de sa conservation, l’adaptation de l’agriculture au climat désertique, la gestion d’entreprises, la mise en place de structures éducatives, etc.

Pour sa part, lors de la cérémonie de clôture, le délégué jordanien a déclaré : «Toute ma vie, j’ai été optimiste. Je suis persuadé que c’est par des relations humaines que peuvent naître la compréhension, l’amour et le respect entre nations… »

Source Hamodia

Journée de commémoration de l'Holocauste, dimanche 27 janvier


À l'occasion de la Journée internationale de commémoration dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste, le 27 janvier, l'ONU organise cette année des manifestations dans le monde entier pour rendre hommage au courage et à la compassion de tous ceux qui ont sauvé la vie des Juifs et d'autres pendant l'Holocauste. Cette année, le thème de la Journée internationale est Le courage de la compassion.


À la cérémonie du 25 janvier, à 11h, dans la salle de l'Assemblée générale des Nations-Unies seront relatées les histoires héroïques de Varian Fry, journaliste américain qui a aidé des milliers de personnes à partir de Vichy ; de Lorenzo Perrone, qui a sauvé la vie de son compatriote, l'écrivain italien Primo Levi, détenu à Auschwitz; d'Irena Sendler, assistante sociale polonaise qui a travaillé pour "Zegota" une organisation clandestine faisant s'échapper des enfants juifs du ghetto de Varsovie pour les cacher ailleurs; et des Veselis, une famille musulmane d'Albanie qui a sauvé les Mandils, une famille juive, en la cachant dans leur propre maison.

La cérémonie du 25 janvier durera deux heures, et outre les discours du Secrétaire général de l'ONU et du Représentant permanent d'Israël, entre autres, le chanteur d'opéra Chaim David Berson du The Jewish Center de New York récitera les prières du mémorial alors que The Motyl Chamber Ensemble chantera trois morceaux de musique qui comme à son habitude, sont composés par des musiciens qui ont été contraints à l'exil ou qui ont péri pendant l'Holocauste.

Les activités de commémoration en mémoire des victimes du régime nazi dureront une semaine. Elles ont commmencées le 18 janvier avec deux expositions "Le monde savait.." et "Quiconque a sauvé ne fut-ce qu'une vie..." qui resteront à l'affiche au Siège de l'ONU à New York jusqu'au 18 février 2013.


Ailleurs dans le monde, pas moins de 30 Centres d'information des Nations Unies ont prévu quelque 70 manifestations. Le Programme des Nations Unies pour l'Holocauste leur a fourni un kit pédagogique composé, en partenariat avec la "Jewish Foundation for the Righteous".


Source
neuillyjournal

« Nous contrôlons champs et vergers d'Israël et prélevons la dime »

 

Le rav Mordé'haï Biderman a été investi d'une mission d'une importance capitale : c'est lui qui, au sein du grand rabbinat d'Israël, orchestre la mise en application de la mitsva du prélèvement du maasser, de la dîme pour l'ensemble de la production agricole israélienne. À l'occasion de Tou biChevat, il nous explique en détail en quoi consiste l'action de son département, ainsi que les problèmes inhérents à ces mitsvot qui dépendent de la Terre d'Israël.


- Hamodia : En quoi consiste le travail de votre département ?
- Rav Mordé’haï Biderman : Nous contrôlons principalement le respect de deux mitsvot : l'interdit de manger des fruits de 'Orla (provenant d'un arbre, durant les trois années suivant sa plantation) et la mitsva de prélever les différentes dîmes telles que « téroumot » et « maasserot », afin de rendre les fruits permis à la consommation.

- Hamodia : Comment vous assurez-vous que les fruits commercialisés ne sont pas sous le coup de l'interdit de 'Orla ?
- R. M. B : Ce sont les agriculteurs qui s'adressent au grand rabbinat pour obtenir l'attestation certifiant que leurs arbres sont plantés depuis plus de trois ans, et que les fruits de leurs plantations n'entrent pas dans la catégorie de 'Orla. Ils ont besoin de cette attestation pour pouvoir commercialiser leurs fruits dans tous les marchés grossistes et dans les chaînes de supermarché du pays.
Le grand rabbinat travaille avec une équipe d'agronomes spécialisés, qui parcourent les champs une fois par an, afin de vérifier s'il y a de nouvelles plantations. Lorsqu'un agriculteur possède à la fois des vergers dont les fruits sont permis et d'autres qui sont sous le coup de la ‘Orla, nous exigeons qu'un fonctionnaire du grand rabbinat se trouve sur place au moment de la cueillette. L'agriculteur reçoit alors une attestation de la rabbanout, qu'il doit joindre à son envoi. Le machguia’h qui se trouve dans le supermarché ou dans le marché en gros, demande à consulter cette attestation.

- Hamodia : Les fruits interdits de la ‘Orla ne constituent-ils pas une minorité infime ?
- R. M. B : La modernisation de l'agriculture permet de faire pousser des fruits rapidement, et la proportion de fruits interdits a augmenté. Ceci dit, il arrive souvent que les agriculteurs préfèrent empêcher les fruits de pousser pendant les trois premières années, afin que l'arbre lui-même grandisse plus et soit par la suite plus productif. Les fruits sont donc retirés bien avant d'être mûrs. Le problème, c'est que souvent, les agriculteurs préfèrent acheter de jeunes arbres qui ont poussé pendant un ou deux ans en pépinière. Lorsque ces arbres sont plantés dans leurs champs, il faut recommencer le compte des années à zéro. Pour éviter cette situation, nous proposons depuis quelques années de surveiller les pépinières. Nous surveillons aussi la plantation des arbres, pour qu'elle soit faite de façon à ce qu'on ne doive pas recommencer le compte des années. Cela permet d'accorder un niveau de cacherout " normal " à ces fruits, mais pas un niveau de cacherout « Méhadrin », car l'avis des décisionnaires est partagé sur la question de la légitimité de cette façon de faire.

- Hamodia : Comment savoir si des fruits exportés d'Israël en France sont des fruits permis, ou des fruits qui tombent sous l'interdit de 'Orla ?
- R. M. B : La plupart des fruits exportés sont emballés dans des usines d'emballage qui sont surveillées par le grand rabbinat d'Israël. Il suffit donc de vérifier le nom de l'usine sur la caisse de fruits. Nous avons, par ailleurs, publié une liste de fruits qui ne posent pas problème : les oranges, les pamplemousses, les mandarines, les citrons, les avocats, les mangues et les plaqueminiers (kakis). En cas de doute, on peut appeler les bureaux de mon département au grand rabbinat.

- Hamodia : Vous devez aussi vous assurer que tous les fruits et légumes soient « surveillés », afin qu'on y prélève les « téroumot oumaasserot ». Comment le grand rabbinat s'organise pour cela ?
- Dans les marchés de gros, les contrôleurs religieux (machgui'him) reçoivent chaque livraison. Ils vérifient que le bulletin de livraison correspond au contenu de l'envoi et passent d'un produit à l'autre, afin de prélever la dîme nécessaire. Lorsque les fruits arrivent d'une usine d'emballage, ils ont déjà été « prélevés », et le machguia’h se contente de vérifier que le bulletin de livraison a bien été certifié par le machguia’h de l'usine. Les petits magasins, et les marchés ouverts achètent parfois leurs produits directement de l'agriculteur. C'est pourquoi, il faut absolument vérifier qu'ils ont un certificat de cacherout. Dans ce cas, le machguia’h est censé passer dans le magasin deux fois par jour, il vérifie que le contenu du magasin correspond au bulletin de livraison et que celui-ci a bien été certifié par le machguia’h du marché en gros. Il prélève aussi les fruits et légumes qui n'ont pas encore été " prélevés ". Il peut arriver que le machguia’h prélève les maasserot " de loin ", quelques heures avant de rentrer dans le magasin et de prélever les fruits réellement. Cela n'est pas optimal et ne se fait que là où on accorde un niveau de cacherout normale.

- Hamodia : Que doit-on faire avec les fruits qui sont importés d'Israël en France ?
- Les usines d'emballages sont surveillées du point de vue de la ‘Orla, mais elles refusent de prélever les maasserot sur les fruits destinés à l'exportation (et donc généralement à la consommation de non-juifs), car cela est très couteux. Il faut donc prélever soi-même les téroumot oumaasserot des fruits en provenance d'Israël et qui sont commercialisés en France.

- Hamodia : Quelles recommandations pouvez-vous donner au consommateur moyen ?
- Je recommande fortement de n'acheter des fruits et des légumes que dans des magasins qui sont surveillés par la rabbanout. Vous comptez peut-être sur le fait que les fruits de la 'Orla constituent une part minime du marché (c'est le cas de nombreux fruits), mais cela n'est permis que dans le cas où on n'a pas d'autres possibilités. Et même si vous prélevez vous-même les téroumot oumaasserot, vous risquez d'induire en erreur d'autres familles traditionalistes, qui croient qu'il est permis de consommer ces fruits, vu qu'une famille religieuse les consomme. Ces familles ne savent pas forcement que vous prenez la peine de prélever les téroumot oumaasserot, ou ne savent comment s'y prendre pour le faire elle-même, selon les règles de la Hala’ha.

Plus de renseignements : rav Mordé’haï Biderman: 02 531 31 26 ou 050 411 82 09
matav@rabbinate.gov.il ; fax : 02 591 31 70

Source Hamodia