mercredi 5 mars 2014

Netanyahou: " Je suis prêt à une paix historique "



" L’Iran ne veut pas un programme nucléaire pacifique mais militaire", s'est exclamé le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, devant le Congrès annuel du lobby américain pro-israélien AIPAC, à Washington mardi....


M. Netanyahou a ainsi dédié la majeure partie de son discours au programme nucléaire iranien, réitérant son appel aux dirigeants mondiaux, à ne pas autoriser Téhéran à enrichir de l’uranium.
Le Premier ministre a d’ailleurs brandi la menace de la prolifération au Moyen-Orient, rappelant que les missiles iraniens pouvaient toucher Israël mais également les Etats-Unis.
"Laisser l’Iran au seuil de la force nucléaire est une catastrophe pour la non-prolifération", a-t-il dit, avant d’ajouter : "Ceci ouvrira la boîte de Pandore de la prolifération dans tout le Moyen-Orient".
Netanyahou a repris la rhétorique de son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU en septembre dernier, au cours duquel il avait expliqué ne pas être dupé par le changement de comportement soudain à Téhéran, depuis l’élection du président Hassan Rohani.
"Le régime d’Iran a essayé de jouer sur la division du monde en envoyant un président souriant", a-t-il déclaré.
Benyamin Netanyahou a ensuite abordé les pourparlers de paix israélo-palestiniens en cours, se disant "prêt à une paix historique avec nos voisins palestiniens".
Il en a profité pour remercier le soutien américain aux négociations et notamment "l’infatigable secrétaire américain John Kerry, qui ne dort jamais".
Au sujet de la paix, Netanyahou a insisté sur les garanties sécuritaires dont Israël a besoin, en évoquant les bouleversements politiques constants au Moyen-Orient qui nécessitent que la sécurité de l’Etat juif soit pleinement assurée, sur le long terme.
Il a aussi réitéré sa demande de reconnaissance de l’Etat juif par les Palestiniens, comme condition sine qua non à l’instauration d’une paix durable. Une demande qui a rapidement été rejetée par un dirigeant palestinien peu après la fin de l'allocution de Netanyahou.
Nabil Chaath, a affirmé que ce discours constituait une "déclaration officielle unilatérale de fin des négociations" de paix.
"M. Netanyahou a annoncé qu'il ne voulait pas de solution à la question des réfugiés et une reconnaissance de la judéité de l'Etat d'Israël, ce qui est totalement inacceptable", a déclaré à l'AFP M. Chaath, membre du Comité central du Fatah, le parti du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
Il a accusé le Premier ministre israélien de "refuser toutes les règles des négociations de paix convenues avec l'administration américaine".
M. Netanyahou a pourtant tenté d'adopter un ton pacifiste durant son discours, en évoquant les opportunités qui s'offriraient à la région si un accord de paix était conclu entre Israël et les Palestiniens, notamment dans les domaines économique, de la santé ou de l’éducation.
"Beaucoup de leaders arabes ont déjà réalisé qu’Israël n’était pas leur ennemi", a-t-il dit, avant d’ajouter : "ensemble, nous pourrions résoudre les problèmes d’énergie et d’eau de la région".
Les prouesses technologiques israéliennes ont ainsi été évoquées par Netanyahou, qui s’est dit prêt à transmettre ce savoir-faire aux voisins arabes d’Israël. "Le boycott du BDS ne pourra pas arrêter l’essor technologique d’Israël", a-t-il martelé, qualifiant ce mouvement d'"erroné et dangereux".
"Le BDS est mauvais pour la paix. II transforme Israël en un Etat illégitime", a lancé le Premier ministre en expliquant que les partisans de cette campagne de boycott étaient "antisémites".
"Ceux qui s’opposent au BDS doivent être ovationnés", a déclaré Netanyahou en remerciant directement l’actrice américaine Scarlet Johannsson, qui a publiquement dénoncé les pressions du BDS.

Source I24News