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dimanche 28 avril 2013

Marchandage avec l'Unesco autour d'une inspection de la vieille ville de Jérusalem



Israël a décidé d'autoriser les inspecteurs de l'UNESCO à visiter et inspecter la Vieille ville de Jérusalem le 19 mai prochain. En contrepartie, l'organisme onusien a accepté de retirer cinq résolutions anti-israéliennes de l'ordre du jour de son conseil d'administration. L'accord diplomatique a été annoncé ce mardi par Nimrod Barkan, ambassadeur d'Israël auprès de l'UNESCO , lors de la réunion du Conseil exécutif de l'organisation. Selon des hauts fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, il est le résultat d'une initiative diplomatique israélienne et de trois mois de diplomatie discrète.

En octobre, Israël avait déjà réussi à la dernière minute à reporter un vote sur ces cinq résolutions. L'une d'elles notamment appelait à l'envoi d'un émissaire spécial pour inspecter les travaux de réhabilitation menés à Jérusalem-Est, et particulièrement sur le Mont du Temple.
En décembre, toutefois, Nimrod Barkan avertissait son ministère qu'il lui serait difficile, sinon impossible, d'empêcher la dénonciation d'Israël lors de la réunion du conseil exécutif sans une initiative diplomatique.
En conséquence, le ministère des Affaires étrangères israéliens a entamé des pourparlers en janvier avec les représentants des différents pays au siège de l'UNESCO à Paris, proposant une formule de compromis qui finalement, malgré l'obstruction initiale des Palestiniens, s'est avérée payante.

Les Américains ont en effet rappelé opportunément aux Palestiniens leur engagement à cesser toute mesure unilatérale contre Israël à l'ONU jusqu'à la fin du mois de mai.
En fin de compte, les Palestiniens ont cédé et approuvé la proposition israélienne qui prévoit que l'état hébreu accepte la mission d'inspection technique de l'UNESCO qui a pour objet d'examiner toute une série de projets de rénovation et de réhabilitation dans la Vielle ville.
Toutefois, la délégation n'aura pas accès au Mont du Temple et n'examinera pas la question du Pont des Maghrébins qui conduit de l'esplanade du Mur occidental à la Porte des Maghrébins à l'entrée du Mont du Temple, un pont vétuste qui menacent la sécurité de ceux qui l'empruntent.
Ce qui signifie que les inspecteurs de l'UNESCO ne pourront pas évaluer par eux-mêmes les travaux que mènent les Musulmans sur le site même du Mont du Temple, s'acharnant à détruire tous les vestiges éventuels d'un présence juive antérieure à l'édification des mosquées.
De même, ils ne pourront pas statuer sur l'état de délabrement du Pont des Maghrébins qui menace de s'écrouler mais sur lequel les autorités musulmanes refusent pour l'instant tous travaux.

Du reste le deuxième point de l'accord concerne précisément ce site, puisqu'Israël accepte de participer à une réunion technique sur la rampe des Maghrébins avec les Jordaniens, les Palestiniens et des experts du Centre du patrimoine mondial qui se tiendra en mai.
En retour, les Palestiniens acceptent de retarder de six mois la présentation de cinq résolutions anti-israéliennes qui devaient être débattues et votées lors de la réunion du conseil exécutif de l'UNESCO cette semaine.

De même, ils doivent reporter pendant un an toutes les résolutions anti-israéliennes qui devaient être soulevées à la réunion du Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO en juin.

Source Israel Infos