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mardi 29 septembre 2020

Macron : « Le Hezbollah ne doit pas se croire plus fort qu’il ne l’est »


Le président français Emmanuel Macron s’en est pris dimanche, au lendemain de l’échec à former un gouvernement au Liban, au parti terroriste chiite Hezbollah, affirmant que "le Hezbollah ne doit pas se croire plus fort qu’il ne l’est ».......Détails.......



Le Hezbollah, a-t-il lancé dans une conférence de presse, « ne peut en même temps être une armée en guerre contre Israël, une milice déchaînée contre les civils en Syrie, et un parti respectable au Liban. 
C’est à lui de démontrer qu’il respecte les Libanais dans leur ensemble. Il a, ces derniers jours, clairement montré le contraire ». 
« Vous avez un système de terreur qui s’est mis en place et que le Hezbollah a imposé et je le dis avec d’autant plus de clarté que je leur ai dit », a-t-il clairement dénoncé.

Au Liban, le Hezbollah est un véritable Etat dans l’Etat

Le Liban s’est réveillé dimanche sans la moindre perspective de sortie de crise après le renoncement du Premier ministre désigné Moustapha Adib, incapable de former un gouvernement en raison de querelles politiciennes sur les portefeuilles, malgré les pressions internationales.
La périlleuse équation libanaise d’Emmanuel Macron
Ce renoncement semble marquer l’échec de l’initiative lancée après la tragique explosion du 4 août au port de Beyrouth, par le président français Emmanuel Macron. 
Les partis politiques libanais s’étaient engagés auprès de celui-ci, venu à Beyrouth début septembre, à former un cabinet composé de ministres « compétents » et « indépendants » dans un délai de deux semaines.
Les dirigeants libanais ont une « dernière chance » pour que soient respectés les engagements pris, a estimé Emmanuel Macron.
« La feuille de route du 1er septembre demeure (…), elle est la seule initiative prise sur le plan national, régional et international (…), elle n’est pas retirée de la table (…) mais il appartient maintenant aux responsables libanais de saisir cette dernière chance eux-mêmes », a-t-il déclaré.

« J’ai honte »

Emmanuel Macron a mis les dirigeants libanais sous pression maximale en les accusant d’une « trahison collective », mettant en jeu l’aide internationale devant permettre de sortir le pays de la crise. « J’ai honte » pour la classe politique libanaise, a-t-il dit.
Les partis libanais « portent l’entière responsabilité » de cet échec, qui « sera lourde » et dont ils « devront répondre devant le peuple libanais », a-t-il affirmé. « Quelques dizaines de personnes sont en train de faire tomber un pays », agrippées selon lui à leurs privilèges.
« Je constate qu’ils ont fait le choix de livrer le Liban au jeu des puissances étrangères, de le condamner au chaos, au lieu de lui permettre de bénéficier de l’aide internationale dont le peuple libanais a besoin », a-t-il regretté.
« Ce que voulaient faire [les] partis politiques ces dernières semaines, c’était simplement s’assurer que ce soient les mêmes qui restent aux manettes », a-t-il également dénoncé.

Source L'Obs
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