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dimanche 23 février 2020

Chronologie : Jérusalem en 70 dates, des premiers rois à l'impossible ...


La ville de Jérusalem a été traversée par de multiples influences depuis l’Antiquité : juive, musulmane, chrétienne......70 dates pour mieux comprendre.......



Xe - VIe siècle av. J.-C. : la période biblique

Début du Xe siècle av. J.-C.
Période supposée du règne du roi David. Il fait de Urushalim – petite cité cananéenne soumise aux pharaons d’Egypte – la capitale de son royaume. Le monarque est le successeur de Saül, premier roi des Israélites, tribu installée sur la « Terre promise » depuis le XVe siècle av. J.-C.

932 av. J.-C.
À la mort du roi Salomon – fils de David qui aurait fait bâtir le premier Temple –, un schisme sépare les tribus du Nord, rassemblées dans le royaume d’Israël, près de la région montagneuse de la Samarie, à celles du Sud, qui habitent le royaume de Judée, comprenant Jérusalem et ses alentours.

732 -701 av. J.-C.
La ville est assiégée à trois reprises par les monarques assyriens, venus de Mésopotamie. D’après la Bible, le roi judéen Ezéchias aurait payé un tribut pour éviter la destruction de sa capitale. Ce puissant empire laisse toutefois les rois judéens au pouvoir, lesquels développent l’urbanisation de la ville avec la construction de murailles et de tunnels.

612 av. J.-C.
Les Babyloniens prennent le contrôle de l’empire assyrien. Les habitants de Jérusalem refusent cette souveraineté et se révoltent contre ce nouvel envahisseur.

586 av. J.-C.
Après deux ans de siège, la cité finit par tomber aux mains des Babyloniens, emmenés par un jeune roi, le fougueux Nabuchodonosor II. Le Temple est détruit et de nombreux habitants sont déportés vers la Babylonie.

VIe - IVe siècle av. J.-C. : l'épisode perse

539 av. J.-C.
Le roi des Perses, Cyrus II, s’empare de Babylone. Il autorise, l’année suivante, le retour des Judéens à Jérusalem et la reconstruction d’un autre sanctuaire sur les ruines du Temple.

521 à 516 av. J.-C.
C’est la période supposée de la reconstruction du second Temple, attribuée au gouverneur judéen Zorobabel.

IVe - Ier siècle av. J.-C. : la domination grecque

323 av. J.-C.
Après la mort d’Alexandre le Grand, qui avait défait les Perses dix ans plus tôt, son empire est divisé entre ses généraux. Jérusalem est occupée par le macédonien Ptolémée Ier qui se proclame « roi d’Egypte ».

198 av. J.-C.
La Judée tombe aux mains des Séleucides, autre dynastie hellénistique héritière de l’empire d’Alexandre le Grand. Le roi Antiochos III montre sur le trône.

168-164 av. J.-C.
Le roi séleucide Antiochos IV Epiphane promulgue un édit « de la persécution », par lequel il ordonne, entre autres, d'abolir la Torah, ensemble de textes sacrés pour les Juifs. Une révolte éclate, dirigée par la famille des Maccabées qui finit par s'emparer de Jérusalem. Celle-ci procède à la purification du Temple pour le rendre au culte de leur divinité unique, Yahvé.

134-128 av. J.-C.
Siège de la ville par le roi séleucide Antiochos VII. A sa mort, la Judée devient indépendante.

Ier siècle av. J.-C - VIIe siècle ap. J.-C. : sous l'empire romain

63 av. J.-C.
Prise de la ville par le général romain Pompée qui pénètre dans le Temple. La domination de Rome n’est pas encore directe, la Judée conservant une légère indépendance politique.

37 à 4 av. J.-C.
Règne du roi de Judée, Hérode Ier le Grand. Le monarque entreprend de grandes constructions, telles que son palais, ainsi que des travaux d’agrandissement du Temple.

6
La Judée, en proie à des révoltes contre l’occupant, passe sous le contrôle direct de Rome. Elle devient désormais une province dépendante d’un gouverneur désigné par l’empereur lui-même.

26-36
Ponce Pilate est désigné nouveau gouverneur de Judée. Il est essentiellement connu pour avoir, selon les Evangiles, ordonné l’exécution de Jésus de Nazareth (Yehoshua Ben Yosef).

Vers l'an 30
Selon le Nouveau Testament, mort et résurrection de Jésus, crucifié sur le Golgotha, ou mont du Calvaire, une colline située à l'extérieure de Jérusalem.

70
Suite à des révoltes juives, le général Titus reconquiert la ville par la force. Il fait détruire le Temple et installe la légion X fretensis, réputée pour la bravoure de ses soldats et le danger de ses machines de siège, des catapultes dévastatrices.

129-130
L’empereur romain Hadrien fait officiellement de Jérusalem une colonie romaine. Son nom : Aelia Capitolina.

132-135
Dernière révolte des Juifs contre les Romains, conduite par le patriote Shimon Bar Kohba. Jérusalem est alors rasée et interdite aux Juifs qui se dispersent autour de la Méditerranée. La Judée devient la Syrie-Palestine.

312
Le Christ apparaît en songe à Constantin qui se convertit au christianisme. Une première pour un empereur romain.

325-327
Hélène, mère de Constantin, séjourne à Jérusalem. Elle y retrouve la « Vraie Croix » de la Passion du Christ. La basilique de la Résurrection, qui deviendra le Saint-Sépulcre, est construite à l’emplacement de la crucifixion et de la mise au tombeau de Jésus.

451
Juvénal, le premier patriarche (évêque) de la ville, reconnu par l’Eglise chrétienne, rebaptise Aelia Capitolina du nom de Jérusalem.

614
Les Perses entrent de nouveau dans la Ville Sainte. Les juifs sont autorisés à revenir y vivre et la « Vraie Croix » est emmenée à Ctésiphon (dans l’actuel Irak), capitale de la Perse sous la dynastie des Sassanides.

620
Selon la tradition musulmane, le prophète Mahomet serait monté aux cieux en compagnie de l’ange Gabriel, sur une monture appelée Buraq après s’être rendu près du Mur du Temple à Jérusalem. A partir de cet épisode, la cité deviendra un des lieux saints de l’islam.

628
L’empereur romain d’Orient, le byzantin Héraclius, chasse les Perses. Il en profite pour ramener la « Vraie Croix » dans la cité et expulse les Juifs.

VIIe - XIIe siècle : le temps du califat

638
Après un siège de deux ans, les troupes du calife Omar ibn al-Khattab, compagnon de Mahomet, prennent la ville. La « Vraie Croix », elle, a été évacuée dès 636 à Constantinople, capitale de l’Empire byzantin.

640-660
Le premier lieu de culte musulman de la ville est construit à l’emplacement de l’actuelle mosquée al-Aqsa.

685-692
Abd al-Malik, calife de la puissante dynastie des Omeyyades, originaire de Damas, fait construire le Dôme du Rocher sur le Haram al-charif (l'esplanade des Mosquées) qui abrite aussi la mosquée al-Aqsa. Jérusalem devient le troisième lieu saint de l’islam, après La Mecque et Médine.

750
L’ère omeyyade s’achève. Commence la période dominée par la dynastie arabe des Abbassides, descendants directs du prophète Mahomet,

969
Les Fatimides succèdent aux Abbassides. Cette dynastie chiite descend de Fatima, fille de Mahomet. Leur empire englobe une grande partie de l’Afrique du Nord, de la Sicile et du Moyen-Orient.

1009
Le souverain fatimide al-Hakim, dit le « calife fou », ordonne la destruction de la basilique du Saint-Sépulcre. Cet événement résonne comme une catastrophe dans l’Occident catholique.

1047
Jérusalem prend officiellement le nom d’al-Quds, ce qui signifie « Ville sainte » en arabe.

1073 -1078
Al-Quds passe sous le contrôle des Turcs seldjoukides. Ces sunnites pillent la ville puis en font ensuite leur capitale. Les élites citadines, chiites, sont réprimées par le pouvoir.

1095
Le pape Urbain II profite d’un concile pour appeler l’Occident à reprendre Jérusalem aux mains des musulmans. Il dénonce, entre autres, la souffrance des chrétiens d'Orient dans cette cité.

XIe - XVIe siècle : croisades et djihads (guerres saintes)

1099
Partis depuis 1096 des quatre coins de l’Europe, des dizaines de milliers de chevaliers croisés prennent la ville d’assaut. Les populations musulmanes et juives, quand elles ne sont pas massacrées, sont chassées de la ville vers Ashkelon et Damas.

1100-1186
Jérusalem devient la capitale du « royaume latin d’Orient » et voit l’édification de vastes monuments religieux (églises, monastères, couvents…). Cette ville franque devient aussi un chemin de pèlerinage désormais surveillé par l’ordre des Templiers, protecteur des lieux saints.

1187
Saladin, sultan d’Egypte et émir de Damas et Alep, reprend Jérusalem aux croisés. Il purifie les lieux saints pour les rendre à l’islam, mais laisse aux chrétiens le Saint-Sépulcre et rend aux juifs leurs synagogues. Cette mansuétude donne de lui l'image d’un « chevalier de l’islam ».

1204-1227
Règne du sultan al-Mu’azzam Isa, neveu de Saladin, qui entreprend la restauration des murailles sous la menace de nouvelles croisades ainsi que la construction de madrasas (écoles coraniques) pour enseigner la langue arabe.

1229-1244
Al-Kamil, frère d’al-Mu’azzam, concède la ville à l’empereur du Saint-Empire, Frédéric II, pendant dix ans. En 1240, le sultan d’Egypte al-Nasir prolonge ce contrôle, en échange d’une aide militaire contre son cousin al-Salih, sultan du Caire.

1261
Jérusalem, affaiblie par les conflits, revient aux Mamelouks d’Egypte qui règnent sur l'Etat islamique le plus puissant de l’époque. Ces derniers résistent aux dernières croisades puis abandonneront la ville aux Ottomans deux siècles et demi plus tard.

1342
Le pape Clément VI nomme l’ordre franciscain « gardien de la Terre sainte ». Les religieux s’installent à Jérusalem, avec l’autorisation des Mamelouks, pour protéger les lieux saints chrétiens de la ville.

XVIe - XXe siècle : sous l'Empire ottoman

1516
Jérusalem devient ottomane et prend le nom de Kudüs i-Sherif. Le sultan Selim Ier prend alors possession des clés de la ville qui devient un « sandjak », une entité administrative de l’empire. Les pèlerinages catholiques sont maintenus et le Saint-Sépulcre est rénové. Les trois religions, juive, arabe et chrétienne, cohabitent ensemble.

1536-1540
Soliman le Magnifique fait embellir la ville en remplaçant les mosaïques du Dôme du Rocher par des céramiques polychromes et en reconstruisant les murailles de la Vieille Ville, détruites pendant les croisades et la période mamelouk.

1703-1705
Révolte d’un membre de la famille du gouverneur de Jérusalem, Muhammad al-Husaini, contre le sultan Ahmet III. Il est exécuté à Constantinople.

1831
Kudüs i-Sherif (Jérusalem) passe sous le contrôle du khédive (vice-roi) d’Egypte, Muhammad Ali, lequel dépend de Constantinople.

1839-1840
Début des réformes, dites « Tanzimat », au sein de l’empire. Un contrôle ottoman direct est rétabli sur Jérusalem. Après cette date, les grandes puissances occidentales y installent des consulats, et des campagnes archéologiques sur la période biblique sont lancées.

1863
Jérusalem est la première ville de l’empire ottoman à se doter d’une municipalité interconfessionnelle et autonome.

1885-1910
Période d’une modernisation urbaine sans précédent avec le pavement des grandes artères, l’installation de l’éclairage électrique, l’inauguration d’une gare de chemin de fer ainsi que d’une monumentale tour-horloge à la porte de Jaffa.

1914
Début de la Première Guerre mondiale. Les Ottomans étant alliés avec l’Allemagne, les consuls de la Triple-Entente (France, Royaume-Uni, Russie) sont expulsés.

1917
Les accords de Sykes-Picot démembrent la zone proche-orientale de l’Empire ottoman au profit de la France et du Royaume-Uni. L’ancien maire de Kudüs i-Sherif (Jérusalem) remet les clefs de la ville au général britannique Allenby.

1917 - 1947 : le mandat britannique

1920
A Jérusalem, des émeutes entre les communautés juives et arabes éclatent à l’occasion du pèlerinage musulman de Nabi Musa dédié au prophète Moïse.

1923
Le Royaume-Uni reçoit de la Société des Nations (SDN) un mandat pour gouverner la Palestine.

1929
Des manifestations meurtrières éclatent à propos du droit de passage des pèlerins juifs vers le Kotel, le mur des Lamentations. Bilan : 135 Juifs et 136 Arabes tués.

1939
Publication du troisième livre blanc britannique pour l’aménagement de la Palestine. Il limite à 75 000 personnes l’immigration juive en Palestine pendant cinq ans. Tollé chez les sionistes.

1946
L’attentat contre l’Hotel King David, quartier général britannique, est commis par l’Irgoun, organisation sioniste armée. Il fait une centaine de morts.

1948 -2018 : l'ère moderne

1948
Une guerre israélo-arabe aboutit à la déclaration d’indépendance de l’Etat d’Israël le 14 mai, proclamée par David Ben Gourion. La ville est désormais divisée entre Jérusalem-Est, sous contrôle jordanien, et Jérusalem-Ouest, située dans le territoire israélien.

1951
Assassinat du roi Abdallah de Jordanie à la sortie de la grande prière du vendredi à la mosquée al-Aqsa. Il est abattu par un Palestinien opposé au contrôle jordanien sur la partie arabe de la Palestine.

1962
La ligne de démarcation entre Israël et la Jordanie est matérialisée par une série de barrières et de blockhaus.

1964
Le congrès fondateur de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) se déroule à Jérusalem. A sa tête, un certain Yasser Arafat.

1967
Au cœur de la guerre des Six-Jours, le 7 juin, Israël prend le contrôle de la Vieille Ville, qui appartenait auparavant à la Palestine. Le 14 juin, 250 000 Juifs se rassemblent pour Chavouot, la fête des récoltes, au pied du mur des Lamentations dont les abords (un quartier arabe) ont été rasés en moins de 48 heures.

1968-1975
Une série d’attaques et d’attentats à la bombe revendiquée par l’OLP met la ville sous tension.

1977
Visite du président égyptien Anouar el-Sadate à Jérusalem-Ouest, une première pour un chef d’Etat arabe depuis la création d’Israël.

1980
La Knesset, parlement de l’Etat israélien, proclame Jérusalem capitale « éternelle et indivisible de l’Etat d’Israël ».

1987-1993
Première Intifada, appelée « guerre des pierres ». Cette révolte des Palestiniens dans les territoires occupés s’importe à Jérusalem-Est. Pendant cette période, l'accès à l’esplanade des Mosquées et aux lieux saints est réglementé pour les populations musulmanes.

1990
Les tensions se polarisent après la mise en place de détecteurs de métaux à l’entrée de l’esplanade des Mosquées. Le 21 juillet, la crise dégénère et fait 3 morts et 450 blessés du côté Palestinien, et 3 morts du côté israélien.

2000
La seconde Intifada est déclenchée par la visite d’Ariel Sharon, chef du Likoud (parti politique national-libéral), à l’esplanade des Mosquées.

2002
Début de la construction d’un mur de séparation entre Jérusalem et les quartiers palestiniens de la ville.

2017
Le 6 décembre, Donald Trump reconnaît Jérusalem comme capitale d'Israël. Sa décision est condamnée par la grande majorité des pays européens car contraire au droit international. Le président américain annonce également le transfert de l’ambassade des Etats-Unis dans la Ville Sainte.

2018
La Knesset adopte une loi bloquant les revendications des Palestiniens sur la partie orientale de la ville.

Source Geo
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