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dimanche 6 décembre 2015

Le taux de césariennes en Israël est de 154,3 pour 1000 naissances...



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Le taux moyen de césariennes en Israël est de 154,3 pour 1000 naissances. La moyenne de l’OCDE est 258,7. La Turquie est le pire des pays avec 503.6 césariennes pour 1000 naissances. Les taux de mammographie en Israël ne sont pas si élevés – seulement 70,5% chez les femmes âgées de 50 à 69, comparativement à 83% en Finlande et en Slovénie, mais la moyenne de l’OCDE est seulement de 58,9%...


Israël est à la cinquième place parmi les pays de l’OCDE dans les taux de mortalité due au cancer du sein – 30,5 par 100.000 femmes, comparativement à la moyenne de l’OCDE de 24,4 et le taux le plus bas de 7,6 en Corée du Sud.
Une césarienne est une intervention chirurgicale visant à extraire un enfant de l’utérus maternel par incision de la paroi utérine.
Le mot « césarienne » dérive du latin caesar qui veut dire enfant né par incision, (du verbe caedere : couper, inciser) d’où viendrait le surnom (cognomen) porté par Jules César (dont il a hérité d’un de ses ancêtres qui, lui, serait né par césarienne).
Dessin de la pratique d’une césarienne réussie en Ouganda en 1879
La césarienne est une opération fréquemment pratiquée depuis des temps immémoriaux, mais principalement sur la femme tout juste décédée. La Lex Regia de Numa Pompilius impose la césarienne post mortem, une femme enceinte morte ne pouvant être inhumée avant que l’enfant n’eut été extrait. L’Église catholique va dans le même sens, la césarienne post mortem permettant d’extraire l’enfant en vue du baptême. Servius explique que les enfants nés de césarienne d’une mère décédée étaient consacrés à Apollon dans la Rome antique.
La première opération connue et réussie en occident l’a été sur une femme vivante en l’an 1500 : cette année-là, Jacques Nufer, châtreur de porcs à Siegerhausen, en Thurgovie (Suisse), sollicite de la magistrature locale l’autorisation d’accoucher sa femme, Marie Alepaschin, par voie artificielle, les médecins déclarant impossible l’accouchement par la voie naturelle, de même que les 13 « ventrières » (sages femmes) qui ont vainement tenté de l’accoucher. Il réussit parfaitement son exploit, puisque son épouse accoucha plus tard à cinq reprises dont une fois de jumeaux. On pense maintenant qu’il s’agissait d’un cas de grossesse abdominale, ce qui expliquerait la bonne récupération de l’opérée.
La même opération sera tentée, parfois avec succès, au cours du XVIe siècle et plus tard le chirurgien François Mauriceau s’élèvera contre cette pratique trop meurtrière, tandis qu’Ambroise Paré probablement trop vieux pour tenter l’expérience, demande à son élève Guillemeau de la réaliser, d’après le premier traité sur la césarienne sur femme vivante L’hysterotomotokie ou enfantement caesarien en 1581 par le médecin parisien François Rousset.
Même durant la première moitié du XIXe siècle, cinq opérées sur six y laissaient la vie, généralement pour cause de péritonite (infection abdominale) ou d’hémorragie. Pour lutter contre ces 2 grandes complications de la césarienne, l’Italien Edoardo Porro développe à partir de 1876 sa technique d’hysterectomie suivant l’extraction de l’enfant; mais cette technique, si elle sauve de nombreuses femmes, les rend stériles.
Il faudra attendre 1880 et les progrès de l’asepsie et de l’anesthésie pour que la tendance se renverse complètement. La suture de l’hystérotomie développée par l’Allemand Max Sänger en 1882 permet d’abaisser le taux de mortalité maternelle à 10 %.
La césarienne dite haute, appelée ainsi en raison du point d’incision sur l’utérus, devient alors courante, mais reste dangereuse; pourtant la technique de l’incision transversale basse, sur le segment, a été développée depuis 1881 par Ferdinand Adolf Kehrer et est moins risquée. Et si la technique est enfin relativement au point au début du XXe siècle, le lourd tribut maternel ne s’améliore qu’avec l’avènement des antibiotiques entre les deux guerres.
De nos jours, il s’agit d’une technique maîtrisée où la morbidité maternelle (complications maternelles) est réduite au minimum, et pour laquelle les indications sont bien codifiées par la profession (CNGOF).
Les taux de césarienne augmentent depuis 20 ans dans la majorité des pays industrialisés où la technique opératoire est parfaitement maîtrisée, ce qui correspond à la prise en compte des risques obstétricaux par les professionnels de santé.
Il n’existe pas de « taux idéal » de césarienne actuellement. Le taux de césarienne dans un pays donné dépend du niveau d’« acceptation » du risque obstétrical par la population dans lequel il est analysé.
Toutefois l’Organisation mondiale de la santé (OMS) établit un taux optimal de césariennes entre 5 % et 15 % : « En proportion des naissances dans la population, le taux de césariennes doit être compris entre 5 % et 15 % — car un taux inférieur à 5 %, indiquerait que certaines femmes avec des complications sévères ne recevraient pas le niveau de soins adéquat ». De nombreux pays dépassent ces chiffres.
Au-delà de 15 %, le recours à la césarienne est jugé comme abusif et aurait un impact plus négatif que positif, si l’on considère les risques de cette opération7. Les experts s’accordent aujourd’hui à considérer des taux de césarienne supérieurs à 25 % comme anormaux.


Source Israel Valley