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vendredi 27 mars 2015

Naftali Benett, Ministre de l'Education Nationale en Israël ?


C’est une évidence pour les observateurs des relations France-Israël. Naftali Benett n’a jamais été trop aimé par les Autorités Françaises qui le trouvent “un peu trop extrêmiste”. Ayant perdu de sa fougue et des électeurs en lors des dernières élections l’ex Ministre de l’économie devrait se contenter d’un Ministère moins prestigieux. François Hollande va t-il en privé remercier Netanyahou ? On le saura bien un jour.
 

 Naftali Bennett, à la tête du parti Habayt Hayehudi (le Foyer juif, ndlr) serait à la fois le nouveau chef de la droite israélienne et la plus grande menace du leadership du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, selon un sondage du “Panel politique”, diffusé sur la chaîne de la Knesset.
Le sondage a mesuré qui représentait le mieux les valeurs de la droite aux yeux des participants. Il s’agissait de choisir entre Netanyahou, Bennett et le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman.
39% ont voté pour Bennett, tandis que 28% ont choisi Netanyahou et le reste a opté pour Lieberman. “Bennett est arrivé en deuxième position dans des sondages évaluant qui serait le plus apte à être Premier ministre”, a déclaré Jérémy Saltan, membre du parti du Foyer juif, sur son site officiel.
“Il a le plus gros soutien des dirigeants des partis démocratiques. Aujourd’hui, les discussions devraient tourner autour de Bennett et de Habayt Hayehudi”. Il est temps de faire de Bennett le nouveau chef de la droite", poursuit-il.
Le sondage a également révélé que le parti de Bennett gagnerait 19 sièges si des élections avaient lieu aujourd’hui, néanmoins, le parti de Netanyahou, le Likoud, resterait le plus grand parti avec 26 sièges. Par ailleurs, le sondage révèle que seulement 31% des personnes interrogées considèrent Lieberman digne de confiance et pensent qu’il remplira ses promesses électorales.
Le ministre israélien des Finances, Yaïr Lapid a averti que le soutien international d’Israël était en péril, après que Washington a rejoint la vague de critiques sur l’appropriation israélienne de nouvelles terres en Judée-Samarie. Selon le ministre, le gouvernement n’a pas consulté le cabinet de sécurité avant d’annoncer dimanche la saisie de 400 hectares de terres en Judée-Samarie et d’engager de nouvelles constructions.
“La décision concernant l’acquisition de 400 hectares de terres à Goush Etzion (entre Jérusalem et Hébron), qui n’a pas été portée devant le cabinet, nuit à l’Etat d’Israël”, a déclaré Lapid lors d’une conférence à Tel Aviv. “Maintenir le soutien du monde était déjà assez difficile, alors pourquoi était-il si urgent d’établir une autre crise avec les Etats-Unis et le monde?” a-t-il demandé.
Lapid, ministre modéré au sein de la coalition au pouvoir, a notamment fait allusion à la condamnation internationale généralisée concernant le nombre élevé de morts civils palestiniens pendant les 50 jours de l’opération “Bordure protectrice” à Gaza.
Mais Bennett, dont le parti de droite nationaliste attire beaucoup de soutien de la part des habitants des implantations, a défendu cette décision, affirmant qu’il s’agissait de représailles pour l’assassinat des trois adolescents israéliens en Judée-Samarie au mois de juin. “Depuis 120 ans le monde s’oppose à notre construction, mais nous continuerons à le faire”, a-t-il expliqué, assimilant la construction en Judée-Samarie aujourd’hui avec celle qui précédait la création de l’Etat hébreu en 1948.
Lieberman quant à lui, s’est tenu à la décision d’Israël de saisir les terres, en affirmant que “la politique du gouvernement israélien est de principalement se concentrer sur les implantations, qui resteraient clairement sous souveraineté israélienne dans tout accord [potentiel].” “Goush Etzion reflète un large consensus dans la société israélienne, et il est clair, comme pour toutes les implantations, que Goush Etzion restera une partie de l’Etat d’Israël”, a-t-il ajouté, lors d’une conférence de presse en compagnie des politiciens américains Eliott Engel et Ed Royce.
Considérant toute implantation israélienne en Judée-Samarie comme étant illégale, y compris Jérusalem-Est, la communauté internationale s’est de nouveau révolté à l’annonce de la saisie de nouvelles terres, dimanche.
Source Israel Valley