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mardi 24 juin 2014

Israël : les mères des otages au conseil de l'ONU

 
Les mères des trois jeunes Israéliens kidnappés jeudi 12 juin en Cisjordanie se rendront mardi au Conseil de Sécurité des Nations Unies à Genève pour demander le soutien de l'organisation internationale afin d'aider à libérer leurs fils, toujours introuvables par les forces de sécurité israéliennes en opération de recherche intensive dans la zone, a rapporté le site israélien Ynet lundi...



Rachel Fraenkel, mère de Naftali Fraenkel, 16 ans, a atterri en Suisse lundi, dans le but de dépêcher l'organisation de défense des droits humains à la cause qui agite Israël et la Cisjordanie depuis maintenant 12 jours. Les mères d'Eyal Yifrah, 19 ans et de Gilad Shaar, 16 ans la rejoindront mardi.
Organisé par Hillel Neuer, le directeur de l'UN Watch, l'ONG de monitoring qui surveille les décisions de l'ONU, le voyage est une initiative proposée par une délégation de jeunes de la ville de Shoham, en visite en Suisse. Si le ministère israélien des Affaires étrangères a d'abord conseillé de décliner la proposition, Daniel Miron, un représentant du ministère, a finalement accepté d'accompagner les mères et d'organiser la rencontre à Genève, toujours selon Ynet. La rencontre devrait s'accompagner d'une visite au siège de la Croix Rouge à Genève.
Lundi, les Etats-Unis ont empêché une mesure du Conseil de sécurité, en voie d'adopter une déclaration de condamnation qui déplorait la mort de Palestiniens au cours de l'opération de recherche par l'armée israélienne. L'ambassadrice américaine Samantha Power a déclaré que tout langage critiquant directement Israël était une "ligne rouge" pour les Américains.
Les trois étudiants d'école talmudique ont été vus pour la dernière fois jeudi 12 juin au soir, en train de faire de l'auto-stop dans le Goush Etzion, au sud de Jérusalem.
L'armée israélienne a procédé à l'arrestation de quatre nouveaux suspects palestiniens en Cisjordanie lundi soir et 120 maisons ont été perquisitionnées. Au total 361 Palestiniens ont été arrêtés depuis le début de l'opération, dont 250 membres du Hamas, et 57 d'entre eux avaient été auparavant libérés dans le cadre de l'accord Gilad Shalit, et 1700 demeures fouillées.
Des responsables haut-gradés dans le corps militaire ont suggéré une nouvelle thèse concernant les ravisseurs des trois jeunes. Ils n'auraient pas encore demandé de rançon ni revendiqué leur responsabilité dans l'enlèvement, du fait qu'ils n'aient pas réussi à atteindre leur destination finale, entravés par les opérations de l'armée.
En effet, Israël a ratissé la zone, et bloqué de nombreux secteurs autour de la ville d'Hébron, où les jeunes auraient probablement été emmenés après l'enlèvement.
La défense israélienne s'est montrée discrète sur les informations détenues et le sort des jeunes, mais les médias israéliens ont commencé à rendre compte de la recherche, appelée "Gardiens de nos frères", qui devrait être revue à la baisse en raison du mois sacré du Ramadan qui commence la semaine prochaine pour les Musulmans.
"La Défense est perturbée par le nombre croissant de victimes du côté palestinien, et la possibilité que la confrontation ne déborde sur le Ramadan", a écrit le correspondant de Haaretz, qui explique que l'armée entend se concentrer sur le secteur d'Hébron et du Goush Etzion, en réduisant de manière significative les arrestations.
Par ailleurs, une entreprise israélienne en ligne a lancé une opération pour rassembler des fonds, afin d'obtenir des informations sur les trois jeunes kidnappés. Le projet espère récolter près de 500.000 shekels, soit environ 110.000 euros, pour servir d'appât aux yeux d'informateurs anonymes.
Israël entend par ailleurs poursuivre sa politique controversée de destruction d'habitations de Palestiniens soupçonnés de terrorisme, ont rapporté des sources diplomatiques lundi.
La décision du cabinet de sécurité, soumise à une approbation de la Cour, sera appliquée sur la maison de Ziad Awad, le terroriste présumé arrêté le mois dernier avec son fils Azzadin Ziad Hassan, suite au meurtre de l'agent des forces de sécurité, Baruch Mizrahi, assassiné le soir de Pessah près de Kiryat Arba.
La pratique avait été suspendue en février 2005, faute d'effets probants.

Source I24News