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mercredi 24 juillet 2013

Labastide-Rouairoux. Toussaint, Mathilde et Laure, Justes parmi les Nations


Le titre de «Juste parmi les nations» est la plus haute distinction civile attribuée par l’État d’Israël à ceux qui, durant la seconde guerre mondiale et au péril de leur vie, ont sauvé des Juifs du Nazisme. Elle vient d’être décernée à titre posthume à Toussaint Gazel, Mathilde Gazel et Laure Tailhades pour avoir hébergé, caché et sauvé de la déportation et d’une mort certaine Moïcha Levin, Mindlia Levin et Jemina Olschwang née Levin, à Marthomis, un hameau proche de l’agglomération Bastidienne (commune de Courniou).


Guy et Claude Tailhades, petit-fils et petit neveu de Toussaint Gazel aujourd’hui décédé ont reçu médaille et diplôme des mains de Barnéa Hassid, consul général d’Israël à Marseille lors d’une cérémonie très émouvante qui s’est déroulée dans le salon d’honneur de l’hôtel de ville. «Nuit et brouillard», la voix de Jean Ferrat s’élevant dans un silence recueilli ouvrait la cérémonie. Le Dr Albert Seifer, délégué Midi-Pyrénées du comité Français Yad Vashem en charge d’honorer et de transmettre la mémoire des 6 millions de Juifs (*) exterminés évoquait ensuite le sort tragique de son peuple et la création en 1963 du comité puis du «Mur des Justes» ou sont inscrits les noms de tous ceux qui ont sauvé des Juifs des griffes des Nazis, gage de reconnaissance et de gratitude de l’Etat et du peuple d’Israël . Très ému de retrouver tant d’années plus tard la famille des sauveurs de son grand-père, Daniel Olschwang évoquait lui «une cérémonie qui fait reculer la nuit et l’oubli.»

* Durant la seconde guerre mondiale, 6 millions de Juifs de 21 pays sous domination nazie furent exterminés. En France, 76 000 juifs dont 11 000 enfants furent déportés ; 2 550 d’entre eux sont revenus et pas un seul enfant parmi eux. Pourtant les trois quarts des Juifs vivant en France ont eu la vie sauve.

Source La Depeche du midi