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dimanche 12 mai 2013

Les mendiants d'Israël travaillent aussi le shabbat



Scène terrible en plein coeur de Tel-Aviv à deux pas de la Tahanat Merkazit (gare centrale de la ville). Le samedi matin vers 11 heures un rideau de magasin s’ouvre.

Des hommes et des femmes en guenilles, le visage marqué par la nuit passée dans des porches d’immeubles, arrivent des quatre coins de la ville pour livrer dans des caddies à roulette des grands sacs noirs contenant des bouteilles en plastique qu’ils ont rassemblé une à une dans les poubelles et les trottoirs de la ville.
Le propriétaire du magasin, short crasseux et visage buriné, donne quelques sous à chacun. Les semi-mendiants sourient et remercient avec déférence le “big boss” qui va leur permettre d’acheter de la nourriture.
Comment comprendre cette scène digne d’un roman telavivien ? Voilà ce que nous écrivions il y a de cela quelques années : "A Tel Aviv, la police a intercepté une équipe de trois tueurs à gages qui s’apprêtait à tuer l’un d’eux, Nissim Alperon. Cette neuvième tentative d’assassinat à laquelle Alperon a échappé est liée à la guerre qu’il livre contre la famille Abarjil pour le contrôle du marché des consignes de bouteilles.
Certes, les paris, la drogue, la prostitution demeurent des sources de revenus importantes pour les gangs. Mais les bouteilles vides, recyclées pour cinq centimes chacune, fournissent une manne très prisée des gangsters: ces derniers assurent la “protection” des restaurants qui leur laissent les récipients à recycler, s’assurant ainsi des rentrées d’argent régulières et presque légales".
Rien n’a changé en Israël pour les miséreux qui “bénéficient” d’une très faible portion des bénéfices engrangés par les gangsters dans le juteux business des bouteilles.
Ainsi va le monde….

Source Israel Valley