jeudi 10 janvier 2019

Une loi sur le mouvement de boycott d'Israël fait polémique aux États-Unis


Alors que le “shutdown” bloque depuis plusieurs semaines le gouvernement américain, le Sénat a quand même connu pas mal d’agitation ces derniers jours. Comme le rapporte le journal israélien Haaretz, un projet de loi proposé par les  Républicains sur la politique américaine au Moyen-Orient a divisé la chambre. Cette loi proposait notamment des sanctions contre le régime syrien ou encore une extension de la collaboration militaire avec Israël et la Jordanie, explique le journal israélien.......Détails.........



Mais une proposition a particulièrement fait parler d’elle: celle autorisant des gouvernements locaux ou États à punir les entreprises soutenant le mouvement BDS, qui appelle au boycott économique et culturel d’Israël.
La proposition a été rejetée par tous les élus démocrates au Sénat, rapporte Haaretz, empêchant son adoption à la chambre. 
Un rejet qui n’est pas un positionnement politique des démocrates mais surtout une opposition au “shutdown”. 
Les élus démocrates refusent en effet de voter pour toute loi avant la résolution du blocage institutionnel, expliquent les médias américains.
Cependant, certains élus démocrates de la mouvance progressiste, à l’instar de l’ancien candidat à l’investiture démocrate Bernie Sanders, se sont opposés à ce projet de loi, le considérant comme contraire au premier amendement de la Constitution américaine autorisant la liberté d’expression et d’opinion.



“Les démocrates doivent bloquer toute législation qui ne rouvre pas le gouvernement. Il est absolument absurde que la première loi sénatoriale au cours du shutdown soit un projet de loi qui sanctionne les Américains exerçant leur droit constitutionnel de s’engager dans une activité politique.”

Si le texte a été largement rejeté par les démocrates, ces derniers accusent les républicains de vouloir créer la discorde chez les démocrates sur la question israélo-palestinienne, rapporte Reuters.
En effet, comme l’explique l’analyste Josh Rogin dans les colonnes du Washington Post, si cette loi est re-votée après la fin du “shutdown”, elle a toutes ses chances d’être adoptée, sous une forme ou une autre, avec le soutien de grands noms du parti démocrate. 
Ainsi, pour l’analyste, le chef de la majorité républicaine veut surtout montrer l’unité de son parti sur la question israélienne et la division grandissante au sein des démocrates, avant les élections de 2020.

Source Huffpost Maghreb
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