mardi 8 janvier 2019

Basket: Marcellus Sommerville quitte Netanya pour Nancy


Samedi, il était encore en Israël pour disputer un match de D2 avec Netanya. Marcellus Sommerville savait qu’il n’y en aurait pas d’autre. Deux jours plus tard, l’Américain a posé ses valises à Nancy, dans un club qu’il connaît bien pour y avoir passé une saison en 2012/2013.......Interview........



Embauché comme pigiste médical d’Anthony Goods, arrêté deux mois, l’ailier fort US est ravi de retrouver la France et la cité de Stanislas...

Marcellus, pourquoi avez-vous décidé de partir d’Israël où vous aviez de très bonnes statistiques ?
En fait, j’avais signé un contrat de trois mois avec ce club et il a pris fin. J’étais libre de signer n’importe où. 
J’ai eu la chance de recevoir un coup de fil de Nancy à la fin de ce contrat. J’étais très excité par cette opportunité.

Aviez-vous d’autres offres ?
J’en avais une autre venant d’un club de Jeep Elite, mais ce n’était pas sûr. Celle de Nancy était ferme. 
Je suis content de rejoindre une équipe qui se bat pour quelque chose. A mon âge, c’est plus important d’avoir ce type de challenge. 
Et puis, je suis heureux de retrouver plusieurs personnes avec qui j’ai joué (voir chiffres).

Vous souhaitiez rester en France l’été dernier ?  
Oui, mais le marché n’était pas facile pour les postes quatre (ailier fort, ou intérieur, NDLR). Il n’y avait pas beaucoup d’opportunités. Le fait de signer en Israël me permettait de continuer à jouer. 
C’était l’objectif car à mon âge, c’est important de jouer. Même si je n’étais pas très emballé, j’ai signé en Israël ce contrat court en espérant rebondir ailleurs après. C’est ce qui s’est passé.

Dans un premier temps, vous avez signé pour deux mois en tant que pigiste médical d’Anthony Goods. Mais on imagine que l’objectif est finir la saison à Nancy…
C’est ce que j’espère effectivement. Je suis déjà heureux de revenir à Nancy. La façon dont j’étais parti la dernière fois n’était pas géniale… 
Le coach avait changé, et j’ai voulu partir (Jean-Luc Monschau avait été remplacé par Alain Weisz, NDLR). 
Mais voilà, je suis là et vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis heureux de faire à nouveau partie de ce club !

La saison dernière, vous aviez raté la montée avec Orléans alors que le club était largement favori après un départ canon. Est-ce que vous pensez que cette expérience peut servir avec Nancy ?
Oui. La saison dernière, on a vécu avec cette pression d’être constamment dans les deux premiers toute la saison. 
On a ‘’craqué’’ (NDLR : Orléans avait gagné 14 fois en 15 journées mais s’est fait dépasser par Blois lors du sprint et a été éliminé en quarts des play-offs). Mais cela m’a permis de comprendre. 
Chaque individualité doit être tourné vers le même objectif, ce qui n’était pas forcément le cas à mon sens. 
On avait tout pour être champions mais on regardait un peu trop loin et on ne vivait pas assez pour le moment présent. Il faut travailler dur pour progresser en permanence sans forcément penser au titre. C’est le message que je vais essayer de passer à mes coéquipiers.

Le SLUC Nancy a-t-il l’équipe pour monter ?
Je ne veux mettre la pression sur personne. 
On est ambitieux c’est sûr. Mais je le répète, le plus important est de vivre le moment présent.

De manière ironique, vous affrontez Orléans dès samedi pour vos débuts. Une affiche déjà importante…
(Rires). Oui, c’est le destin, comme le fait de revenir à Nancy. Mais vous savez, en Pro B, tous les matches sont importants. 
La saison dernière, on avait perdu contre des équipes moins fortes entre guillemets et cela avait pesé. 
Il y a des soirs avec et des soirs sans. C’est pour cela que je dis qu’il faut vivre dans le présent sans trop se projeter.

A 36 ans, votre impact ne s’étiole pas. Comment l’expliquez-vous ?
(Sourire) Je suis béni je pense. Je n’ai jamais eu de grosses blessures, ma femme s’attache à ce que je prenne soin de mon corps et l’aspect mental. Et puis, l’important, c’est que j’aime profondément le basket.
Je suis encore un étudiant de ce sport. 
Même à mon âge, je me dis que je peux encore progresser dans tel ou tel aspect. Tant que je garderai cet état d’esprit...

Source Est Republicain
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