dimanche 2 décembre 2018

Les juifs et les âneries que l’on entend....


Il existe un mythe, une vieille haine mystérieuse et indécrottable, l’antisémitisme. Mystérieuse, parce que l’instruction, les voyages et l’affranchissement de l’endoctrinement chrétien auraient dû nous libérer des fabulations ignorantes de nos ancêtres. Indécrottable, parce que trois quarts de siècle de témoignages des horreurs de l’Holocauste n’ont, de toute évidence, pas suffi à nous convaincre des abominations dont nous sommes capables........Détails.........



La chaîne CNN a dévoilé ces derniers jours les résultats d’un grand sondage effectué dans sept pays européens sur la perception des juifs et les réflexes antisémites. 
Au total, plus de 7000 personnes ont été interrogées.
Ouvrez la boîte à clichés : un Européen sur quatre croit que les juifs ont trop d’influence en affaires et en finance ; tout juste un peu moins estime qu’ils sont mêlés, d’une manière ou d’une autre, aux conflits et aux guerres à travers le monde.
Pire encore, la mémoire, cette fameuse faculté qui oublie, commence effectivement à faire défaut : un tiers des Européens questionnés admettent qu’ils savent très peu ou rien du tout de l’Holocauste, la plus terrible tragédie à avoir affligé leur continent. 
En Allemagne, l’origine de ces crimes, 40 % des 18 à 34 ans en connaissent peu, avouent-ils, sur l’Holocauste ou n’en ont jamais entendu parler.

PAS MIEUX DE NOTRE CÔTÉ DE L’ATLANTIQUE

Difficile de parler du Québec, puisque je vis aux États-Unis. Cela dit, elles ont été remarquées ces excuses présentées par le gouvernement Trudeau au début novembre à la communauté juive pour l’attitude du Canada à l’égard des réfugiés juifs européens qui se cherchaient une terre d’asile dans les années 1930 et ne l’ont pas trouvée chez nous.
Remarquées, parce qu’elles soulignaient à grands traits, une nouvelle fois, de profondes différences de sensibilité entre un côté et l’autre du 49e parallèle. 

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À ne pas rater !

Ainsi, le site d’information en ligne Vox relevait récemment la hausse constante des gestes antisémites posés aux États-Unis.
En 2017, tout près de 2000 incidents antisémites ont été commis, 57 % de plus qu’en 2016, qui était déjà en hausse de 35 % par rapport à 2015. Prenez seulement la dernière semaine : les murs du bureau d’une professeure de l’université Columbia à New York, spécialiste de l’Holocauste, ont été souillés par des croix gammées. 
Le lendemain, c’est sur une murale de Los Angeles célébrant l’histoire afro-américaine que de pareilles croix gammées étaient tracées.

DE PIRE EN PIRE

2018 sera à jamais marquée par la pire tuerie antisémite de l’histoire américaine, l’attaque d’une synagogue de Pittsburgh qui a fait 11 morts. Le tireur, un raciste fini, rediffusait sur des médias sociaux extrémistes des messages prétendant que « les juifs sont les enfants de Satan ».
L’année d’avant, les suprématistes blancs, flambeaux à la main, défilaient à Charlottesville, en Virginie, en scandant « Les juifs ne nous remplaceront pas ! ». Ce n’est pas qu’une simple impression ; les antisémites sortent de leurs trous.
Aux États-Unis, plusieurs mettent la faute sur Donald Trump et l’intolérance qu’il affiche lui-même, notamment à l’égard des immigrants. En Europe, le trop-plein de migrants et de réfugiés aurait, du même élan, initié le réveil d’un antisémitisme latent. 
D’autres y voient la conséquence de l’intransigeance du gouvernement israélien à l’égard des Palestiniens dont le sort ne fait qu’empirer.
Le réflexe de se chercher un bouc émissaire se trouve probablement inscrit quelque part dans notre code génétique. Il n’y a pas de pire ou de meilleur souffre-douleur. 
Sauf que s’en prendre aux juifs en 2018, ce n’est pas que de la bêtise. C’est admettre n’avoir tiré aucune leçon des vacheries, des massacres perpétrés il y a à peine quelques décennies. Et ça, c’est franchement déprimant.


Source Journal du Quebec
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