mercredi 14 février 2018

Un coup d’éponge pour nettoyer les eaux souterraines.....

 
Une équipe mixte de chercheurs de l’Université de Tel-Aviv, de l’institut de technologie d’Israël et du laboratoire Lawrence de Berkeley a découvert que des éponges de la mer rouge (Theonella swinhoei) pouvaient stocker naturellement certains métaux comme l’arsenic. Et si c’était une solution pour purifier les eaux souterraines ?......Analyse........


On trouve de tout aujourd’hui dans les eaux souterraines. Même des polluants. Et dans des proportions importantes. Pesticides, produits pharmaceutiques, hydrocarbures, huiles minérales, produits organiques industriels, fertilisants (nitrates et phosphates) ; cadmium, le mercure, le plomb, le manganèse, arsenic… le cocktail a de quoi effrayer.
Pourtant tout n’est pas aussi noir qu’il y paraît. Les récents travaux de chercheurs de l’Université de Tel-Aviv, de l’institut de technologie d’Israël et du laboratoire Lawrence de Berkeley autorisent à l’optimisme sur cette question. À terme, des solutions de purification efficaces et rentables pourraient même voir le jour si l’on en croit les scientifiques et permettre de lutter contre certaines maladies (arsénicisme ou intoxication à l’arsenic, dépigmentation de la peau, cancers, maladies des vaisseaux sanguins des jambes et des pieds, gangrène ou maladie du pied noir.)

Theonella swinhoei, un « miracle » dans une éponge

Tout commence, il y a quelques années par la découverte de certaines propriétés de Theonella swinhoei, une éponge dôme tubulaire que l’on trouve en particulier dans la mer noire.
Celle-ci a en effet la capacité de pouvoir stocker des quantités énormes d’arsenic et de baryum (un métal alcalino-terreux mou). Jusqu’à des millions de fois leur concentration dans la mer pour l’équipe de zoologues qui a réalisé l’étude. Une formidable aubaine pour lutter contre la dissémination de ce type de pollution.
En poussant plus avant leurs investigations, les scientifiques ont réussi à démontrer que les métaux étaient « assimilés » par une bactérie du nom d’Entothenella grâce à une étonnante liaison chimique entre l’arsenic dissout dans l’eau et le calcium.
Dès lors, l’arsenic et le baryum sont littéralement emprisonnés et murés dans un cristal solide, la pharmacolite. Conséquence directe : plus de risque de dissémination.

Votre avocate en Israël...

Une éponge qui a du foie !

Pour le professeur Ray Keren cette bactérie agit littéralement comme le foie d’un animal évolué autrement dit, comme un organe de désintoxication.
Mais la découverte ne s’arrête pas là !
En effet, les chercheurs ont également démontré qu’en sus de ses propriétés de stockages, Enthotheonella était capable de produire des bio-minéraux, le pharmacolite, qu’on ne connaissait jusqu’alors que sous la forme d’un sédiment géologique.
Pour l’heure, l’équipe est retournée à ses chères études avec le secret espoir d’identifier les gènes impliqués dans ce processus d’accumulation de l’arsenic et du baryum et de transformation en solide totalement neutre et inoffensif pour leur environnement.
Une autre piste est également creusée par les chercheurs afin de débusquer des bactéries aux propriétés semblables à Entotheonella afin de développer dans le futur des technologies de traitement de l’eau potable.

L’arsenic, une bombe à retardement

Les sels d’arsenic naturel sont présents dans toutes les eaux du monde mais, en général, à des niveaux de concentration très faibles (0,01 mg/litre.) Pour autant, dans de nombreux pays comme l’Argentine, le Bangladesh, le Chili, la Chine, l’Inde, le Mexique, la Thaïlande ou encore les États-Unis, la contamination par l’arsenic naturel est une cause de préoccupation.
Là encore, le facteur humain est un risque aggravant : exploitation minière, raffinage des métaux, traitement des bois de construction.
À ce jour, d’après l’OMS, il n’y a pas d’estimation fiable de l’étendue de ce problème sanitaire.
Les raisons sont plurielles : un effet retard (15 à 20 ans) de l’exposition à l’arsenic sur la santé humaine, la faiblesse de l’information liée aux problèmes pour la santé causés par l’arsenic dans l’eau potable. L’OMS estime que 25 à 75 % de la population totale du Bangladesh est exposée à une eau de boisson contaminée.
Et qu’une personne sur dix ingérant une eau contenant 0,5 mg d’arsenic par litre ou plus pendant une longue période peut mourir d’un cancer associé à l’arsenic.
Source Ouest France
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