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mardi 8 août 2017

Edgard Leser, rescapé de la rafle de Lille et figure de la communauté juive, est mort

 
Edgard Leser aura vécu 84 ans. C’est 75 de plus que ce que lui promettait la barbarie nazie. Son existence aurait pu s’arrêter à neuf ans. Ainsi en avait décidé l’occupant. La prudence d’un père et la bonté d’un curé en ont décidé autrement.....Détails......



L’enfant caché deviendra un homme public, passeur inlassable de mémoire, conscience attentive aux jeunes générations, figure de la communauté juive de Lille. Il s’est éteint le 5 août.
L’histoire, de nombreux élèves la connaissent, dans les collèges où Edgard Leser venait raconter l’impensable.
11 septembre 1942. Le jour de la grande rafle des juifs du Nord – Pas-de-Calais. 530 hommes, femmes et enfants arrachés à leur foyer sont rassemblés à la gare de Fives pour être déportés vers Malines, en Belgique, ultime étape avant Auschwitz et la mort.
La famille Leser n’y est pas. Elle a été prévenue de l’opération par un voisin. Le père, Léon, né en Pologne et naturalisé français, met sur pied le comité clandestin d’aide aux juifs de Lille.
Il cherche à mettre à l’abri plusieurs dizaines d’enfants. Et trouvera ce soutien inespéré à Marcq-en-Baroeul, auprès de Robert Stahl. L’abbé, reconnu des années plus tard comme un Juste parmi les Nations, sauvera des dizaines d’innocents en les plaçant dans des orphelinats ou des institutions catholiques. Edgard et son frère Charles-Henri seront de ceux-là.«  C’était un pilier de la communauté, et connu au-delà  », décrit Charles Sulman. Le président régional du CRIF souligne l’activisme d’Edgard Leser, homme de maints engagements, pour les droits de l’homme et la reconnaissance des Justes, dans les amitiés judéo-chrétiennes, dans les établissements scolaires, dans la Hevra Kaddisha (pompes funèbres juives) et d’autres encore.
«  Et il avait beaucoup d’humour  », insiste Charles Sulman.
Le 30 avril, Edgard Leser était à la Noble Tour, pour la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation.
La démarche était hésitante mais d’une voix qui portait encore, il avait formulé au micro ce vœu : «  Que la France, pays des droits de l’homme, défende en tout lieu le droit et la liberté. »
Source La Voix du Nord
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