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dimanche 4 juin 2017

Décès du cinéaste Jean Valère, figure discrète du cinéma français et héro juif de la résistance...

 
 
Le cinéaste Jean Valère est décédé lundi 29 mai 2017 à Paris. Sa mort vient d'être annoncée aujourd’hui (samedi) par sa famille à l’Agence France-Presse. Il était âgé de 92 ans et avait réalisé certains films notables, entre "Qualité française" et Nouvelle Vague.......Détails........


 
Né en 1925 dans une famille de la bourgeoisie juive, Jean Valère s'engage dès le 11 novembre 1940 dans la Résistance. Il prend notamment part à "la première manifestation de la France Libre" où il chante La Marseillaise avec d'autres étudiants et lycéens "face à des Allemands médusés par leur culot", écrit-il dans un livre autobiographique, Le Film de ma vie, en 2011. Il gagne ensuite en 1942 la zone libre et participe aux combats des résistants du Vercors.
Après la guerre, il entre au service cinématographique des armées et rencontre des artistes dit de "la Qualité française" tels que Henri-Georges Clouzot, Marcel Carné, Jacques Prévert et Pierre Brasseur.
Il débute alors une carrière d'assistant réalisateur pour Marcel Carné, Max Ophüls et André Cayatte en participant à la création d’une vingtaine de films entre 1946 et 1956.
A son tour réalisateur, Valère se glisse dans le courant de la Nouvelle Vague, sans pour autant renier la Qualité française. Son premier film, en collaboration avec Jacques Baratier, se nomme Paris la nuit. Il s'agit d'un court métrage de facture classique mais sans commentaire, illustré par la musique et les bruits de la ville.
A la fin des années 50, il réalise enfin son premier long métrage de fiction, La sentence (1959), qui s'inscrit dans la lignée des grands films sur la Résistance. Mais le film est un échec commercial, tout comme les trois suivants (Les grandes personnes en 1960 avec Jean Seberg, Maurice Ronet et Micheline Presle, Le gros coup en 1964 avec Emmanuelle Riva et La femme écarlate en 1969 avec Monica Vitti).
Deux téléfilms (Monsieur Satie, 1978 et Vive la mariée, 1985) et deux films, Mont-Dragon (1970) avec Jacques Brel et La Baraka (1982) avec Roger Hanin lui apportent enfin un peu de succès.
Sa femme, Catherine Valère, se souvient que "son cinéma était intimiste dans des genres très différents, du policier à la comédie dramatique".
Source Tout le Cine
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