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mardi 7 mars 2017

Une affaire de spoliation secoue le musée Lembachhaus...


 
Mondialement connu pour sa très riche collection d’œuvres du Cavalier bleu, ce mouvement constitué à la veille de la première guerre mondiale autour des peintres Vassily Kandinsky, August Macke, Franz Marc et Gabriele Münter, le Musée Lenbachhaus de Munich va-t-il devoir décrocher l’une de ses pièces maîtresses ?.......



Tel est en tout cas le souhait des héritiers du collectionneur juif néerlandais Emanuel Lewenstein, qui ont engagé une procédure en ce sens devant la justice new-yorkaise, vendredi 3 mars.
Selon eux, La Vie colorée (photo ci-dessus), l’un des Kandinsky exposés dans ce musée, devrait en effet leur être restitué dans la mesure où cette œuvre aurait été vendue sans la permission de leurs aïeux, à l’automne 1940, quelques mois après l’occupation des Pays-Bas par l’Allemagne nazie.
Outre-Rhin, l’histoire fait déjà du bruit, comme en témoignent les trois pleines pages que lui a consacrées la Süddeutsche Zeitung dans son édition du samedi 4 mars. Un intérêt qui s’explique autant par l’importance de cette œuvre, peinte à un moment charnière de la carrière de Kandinsky, avant son choix de s’orienter résolument vers l’abstraction, mais aussi par l’identité de son actuel propriétaire, la Bayerische Landesbank, septième banque du pays, dont 94 % du capital appartient à l’Etat de Bavière.

Ce qui donne à l’affaire une dimension éminemment politique.
Au moment de la vente, en 1940, la veuve de Lewenstein était morte depuis trois ans, et ses deux enfants avaient quitté les Pays-Bas
Peint par Kandinsky en 1907, La Vie colorée avait été acheté par Emanuel Lewenstein en 1927.

Après sa mort, trois ans plus tard, sa veuve avait prêté le tableau au Musée Stedelijk d’Amsterdam. Il y restera jusqu’en octobre 1940, date où il fut mis aux enchères à un prix cassé lors d’une vente où figurèrent plusieurs œuvres appartenant à d’autres collectionneurs juifs.
Une décision contestée par les descendants de Lewenstein, qui affirment que le musée n’a jamais été mandaté pour procéder à une telle vente.
Et pour cause : au moment de celle-ci, la veuve de Lewenstein était morte depuis trois ans, tandis que ses deux enfants, par crainte des persécutions, avaient quitté les Pays-Bas à la veille de l’occupation du pays par les nazis, l’un pour les Etats-Unis, l’autre pour le Mozambique !
Source Le Monde
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