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mardi 14 mars 2017

Portrait de Tamara Rosenberg, la productrice du documentaire qui a reçu l'Oscar à Hollywood !



Après avoir fait ses études au lycée Bascan, à Rambouillet, et obtenu un bac littéraire à 17 ans, Tamara Rosenberg est partie découvrir le monde. Nouvelle-Zélande, Israël, Égypte, Londres. « Le tout en s’inscrivant dans les facs pour faire des études », raconte sa mère, la Rambolitaine Petra Rosenberg. Et d’ajouter : « Elle parle couramment quatre langues, j’étais persuadée qu’elle allait se diriger dans ce domaine. »......



Finalement, la vie s’est chargée d’offrir un autre destin à Tamara. Il y a 15 ans, elle pose ses valises à New York. Après l’obtention d’un master de journalisme dans la prestigieuse université de Columbia, au gré de ses rencontres, elle se lance dans la réalisation de documentaires.
« Il y a deux ans, on lui a proposé de réaliser deux documentaires au même moment : OJ Made in America et un autre.
Au départ, elle ne voulait pas faire celui sur OJ Simpson car elle ne connaissait rien au sujet. Tamara est davantage experte sur le Moyen-Orient. Finalement, en une nuit, elle a changé d’avis et bien lui en a pris. C’était la bonne pioche ! », raconte sa mère.

Meilleur documentaire

Et pour cause, ce film de sept heures et quarante-sept minutes, déjà diffusé sur différentes chaînes américaines en plusieurs parties, a été couronné par l’Oscar du meilleur documentaire.
« Sa vision européenne de cette histoire a peut-être joué dans la qualité de ce film », analyse Petra.
« Tous les films de ma fille et son équipe ont raflé de nombreux prix. Mais l’Oscar, c’est fou ! C’est énorme ! Il ne lui manque plus que le prix Nobel », plaisante sa mère qui n’a pas perdu une miette de la cérémonie devant sa télévision quitte à passer une nuit blanche.

« Une grosse bosseuse »

Aujourd’hui, avec cette récompense suprême, Tamara Rosenberg n’a même plus besoin de se faire connaître dans le milieu. « Mais peu à peu elle va redescendre sur terre. Elle a un projet à finir, elle devra comme toutes les mamans emmener son fils à l’école. Là grâce à son Oscar, Tamara va pouvoir s’offrir le luxe d’acheter la maison dans laquelle elle vit à Brooklyn. »
La réussite de sa fille, sa maman l’explique par plusieurs facteurs. « Avec son frère, ils ont reçu une éducation qui fait qu’ils sont ouverts sur tout. Curieux, ils ne snobent aucun sujet. Et puis Tamara, qui a un fort caractère, est une grosse bosseuse. En plus, elle a toujours été chanceuse. »
Le virus du cinéma et de l’image coule aussi dans les veines de la famille. Si Petra est architecte de profession, elle est également membre du ciné-club Jean-Vigo de Rambouillet depuis 25 ans.
« C’est surtout mon père, le grand-père de Tamara, cameraman et fan de photos, qui a communiqué sa passion à mes deux enfants. Ils étaient très proches. Malheureusement, il n’est plus de ce monde, il n’a pas pu assister à la consécration de sa petite-fille à Los Angeles. “

« C’était surréaliste »

Productrice chargée du casting pour le documentaire OJ Made in America, Tamara Rosenberg était à Los Angeles aux côtés du réalisateur Ezra Edelman qui a reçu l’Oscar du meilleur documentaire.

Comment vous sentez-vous une semaine après la remise de l’Oscar ?
C’est un peu dur de retourner à la vie normale (rire).

Comment avez-vous vécu la cérémonie en général et le moment où vous avez reçu l’Oscar en particulier ?C’est surréaliste. Sur le tapis rouge, il y a un bruit de dingue, les journalistes n’arrêtent pas d’appeler les artistes pour avoir une déclaration. Il y a Salma Hayek d’un côté, Javier Bardem de l’autre. Pour moi qui regarde depuis des années les Oscars, c’était de la folie. J’ai vraiment vécu un moment passionnant, très spécial.
Avant la cérémonie, nous avions le trac car nous étions les favoris. C’était une pression énorme. Quand il y a eu l’annonce de notre Oscar, ça a été un choc. Je me rappelle m’être levée d’un bond pour féliciter Ezra mais ensuite plus rien. Dans mon sac, je sentais juste mon téléphone exploser. J’ai reçu 120 textos pendant la cérémonie.

Ce qui est génial c’est que pendant une publicité, j’ai été présentée à Meryl Streep. Elle m’a fait un énorme hug (accolade) en me disant bravo. Ce n’est pas tous les jours qu’une telle star vous félicite.
Qu’est-ce qui vous a attiré dans l’histoire d’OJ Simpson ? (Une star noire du football américain acquitté du meurtre de sa femme et de son ami)C’est Ezra qui m’a proposé de travailler avec lui sur le sujet. Je lui ai dit que je ne connaissais pas vraiment le sujet, il m’a répondu qu’il préférait, que je lui apporterais un regard neuf. Je n’avais pas d’a priori sur cette histoire, ni sur l’histoire de Los Angeles à ce moment-là.
Ce qui a fait l’originalité du documentaire par rapport aux autres, c’est qu’on a expliqué toute la trajectoire de cet homme devenu une star du football américain. Comment le verdict a abouti à son acquittement malgré des preuves. En tant que productrice, j’ai été chargée de retrouver de nombreux protagonistes de l’affaire. Comme le procureur qui n’avait pas parlé depuis 20 ans.
Quels sont vos projets ?
Je travaille à un documentaire sur la technologie.

Revenez-vous régulièrement à Rambouillet ?
Je reviens une fois par an à Paris et je viens à Rambouillet. C’est là que je vais voir mon dentiste (rires). J’aime bien faire le marché le samedi matin, aller au Prado et prendre un café.

Source 78 Actu
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