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lundi 13 mars 2017

L'Egypte se rapproche du Hamas avec un projet de zone de libre-échange

 
 
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a ordonné à son gouvernement de coopérer avec le Hamas, le groupe islamiste au contrôle de la bande de Gaza, un signe d'ouverture de la part du Caire envers l'enclave palestinienne. Un responsable du gouvernement gazaoui a déclaré qu'al-Sissi a ordonné l'établissement d'une zone de libre-échange à la frontière entre Gaza et l'Egypte....



Par ailleurs, le président a également ordonné la construction d'un hôpital à Gaza géré et dirigé par des médecins égyptiens, première étape visant à diminuer le nombre de gazaouis nécessitant des soins médicaux actuellement prodigués par l'Egypte, Israël ainsi que par d'autres pays étrangers.
Cette mesure permettra au Hamas de faire des économies sur le coût des factures médicales.
Elle est le résultat d’un certain nombre de réunions au cours des derniers mois entre les délégations du Hamas et les hauts responsables du renseignement égyptien.
Depuis ces rencontres, le point de passage de Rafah a été ouvert au moins deux fois par mois pendant plusieurs jours afin de faire entrer dans la bande de Gaza les produits dont elle a besoin.
En échange, le Hamas va contrôler les groupes salafistes de Gaza affiliés à la branche de l'Etat islamique dans la péninsule du Sinaï.
Le Hamas a également accepté d'augmenter le nombre de ses membres patrouillant les frontières.
 Depuis le début de cette année, les services de sécurité du Hamas ont arrêté plus de 850 membres présumés salafistes.
Beaucoup d'entre eux ont fait des grèves de la faim.
Le groupe a également empêché les groupes de défense des droits des Palestiniens de rencontrer ceux qui ont été arrêtés.
Si l'on assiste à un réchauffement des relations entre le Hamas et le Caire, les contacts entre l'Egypte et l'Autorité palestinienne ont été récemment marqué par quelques tensions.
Il y a à peine deux semaines, des responsables égyptiens ont nié l'entrée de Jibril Rajoub, un dirigeant palestinien et président du Comité central du Fatah.
Autre signe de tension : l'Egypte a permis à Mohammed Dahlan, le grand rival de Mahmoud Abbas qui a été destitué des rangs du Fatah, de tenir des réunions publiques avec ses partisans qui sont venus de Judée-Samarie et de Gaza.
Beaucoup de participants de Judée-Samarie ont été interrogés et arrêtés à leur retour.
Le Hamas a également permis à l'épouse de M. Dahlan, Jalila Dahlan, d'entrer à Gaza et de rencontrer les partisans de son mari.
Elle a également été autorisée à apporter de grosses sommes d'argent pour financer certains de ses projets sociaux comme les mariages de masse et aider les camps de réfugiés.
Mais la raison principale derrière la dégradation des relations est le rejet par le président Abbas de l'initiative de paix de l'Egypte et la tentative de médiation du président Sissi entre Israël et les Palestiniens.
L'hostilité du président Abbas s'étend au-delà de l'Égypte, qu'il n'a pas visité depuis des mois.
Ses relations avec les États arabes modérés, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis sont également altérées.
Le président Abbas est confronté à une importante pression interne alors que les négociations de paix avec Israël sont au point mort depuis près de trois ans.
Beaucoup affirment que l'appel téléphonique du président américain Donald Trump au président Abbas vendredi dernier lui redonne de la crédibilité pour revenir à la table des négociations.
Abbas a été l’un des premiers leaders arabes à avoir parlé au téléphone avec Trump. Jusqu’ici, le seul leader arabe à avoir rencontré personnellement le président américain depuis son élection est le roi Abdullah de Jordanie.
Source I24News
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