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jeudi 9 février 2017

Teva visé par une enquête en Israël pour pots-de-vin


 
Le numéro un mondial des médicaments génériques, Teva Pharmaceutical Industries, est visé par une enquête de police en Israël pour des faits présumés de pots-de-vin versés à des responsables étrangers, a indiqué la compagnie mercredi. Ces investigations ajoutent aux vicissitudes de l'Israélien Teva qui a annoncé mardi la démission de son PDG Erez Vigodman, après seulement trois ans à la tête de l'entreprise.....



"Une enquête est en cours en Israël concernant les mêmes problèmes qui ont conduit à un arrangement avec les autorités judiciaires américaines", a dit l'entreprise dans un communiqué, confirmant des informations publiées par le quotidien Haaretz.
"Cet accord porte sur des faits qui se sont produits entre 2007 et 2012 et Teva n'emploie plus aucune des personnes impliquées dans les versements inappropriés", selon le texte.
Teva fait référence à la décision des autorités américaines lui infligeant en décembre plus d'un demi-milliard de dollars de pénalités pour des faits de corruption en Russie, Ukraine et au Mexique.
Dans ces trois pays, Teva aurait versé des pots-de-vin afin "d'accroître ses parts de marché" et obtenir des autorisations de commercialisation de ses médicaments, lui permettant d'engranger 214 millions de dollars de bénéfices "illicites", avaient alors affirmé le ministère américain de la Justice (DoJ) et l'autorité de surveillance de Wall Street.
Une loi américaine permet de sanctionner des faits de corruption de toute entreprise cotée à Wall Street.
Selon le Haaretz qui cite des sources anonymes, la police soupçonne la plus grosse entreprise israélienne, première capitalisation de la bourse de Tel-Aviv, d'avoir versé des centaines de millions de pots-de-vin à des responsables étrangers pour s'assurer des marchés, et d'avoir falsifié des documents pour dissimuler ces dessous-de-table.
Les policiers cherchent à savoir si les dirigeants de Teva étaient au courant et avaient fermé les yeux ou s'ils étaient les instigateurs des bakchichs, dit le journal.
Interrogée par l'AFP, une porte-parole de la police a refusé de confirmer ou de démentir l'information.
La révélation de ces investigations, qui en sont encore à leur début selon le Haaretz, est un nouveau coup dur pour Teva, dont l'action reculait de plus de 2,5% mercredi matin à la bourse de Tel-Aviv, après avoir fini en baisse mardi de 6,29% à 32,19 dollars.
Yitzhak Peterburg a remplacé provisoirement Erez Vigodman, le temps de trouver un nouveau PDG permanent.
Les analystes ont expliqué la démission surprise de M. Vigodman par une série d'erreurs et de revers qui ont sapé la confiance des investisseurs. Ils ont invoqué notamment une série d'acquisitions dont le point d'orgue fut celle, finalisée en 2016 pour 40 milliards de dollars, d'Actavis Generics, branche générique d'Allergan, l'un des principaux concurrents de Teva.

Source Zone Bourse
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