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mardi 7 février 2017

Eichmann avant Jérusalem. La vie tranquille d’un génocidaire

 

Rapport sur la banalité du mal : ainsi la philosophe Hannah Arendt avait-elle sous-titré son Eichmann à Jérusalem, récit du procès (1961) et de l’exécution (1962) de l’organisateur du judéocide. Ce dernier lui apparaissait alors comme un médiocre fonctionnaire, un « assassin de bureau » qui se serait contenté d’obéir aux ordres génocidaires des dirigeants Nazis.....



Cette interprétation, Bettina Stangneth la récuse, archives à l’appui. L’historienne et philosophe allemande a recherché et consulté l’ensemble des textes et des interviews d’Adolf Eichmann entre la fin de la seconde guerre mondiale et son enlèvement par le Mossad en 1960 en Argentine, notamment les mystérieux « papiers argentins » du nazi néerlandais Willem Sassen. S’y révèle un convaincu, parfaitement conscient et fier de ses crimes.
Selon Dieter Wisliceny, « le sentiment d’avoir cinq millions de personnes sur la conscience était pour lui une satisfaction extraordinaire ».
Soixante-dix ans plus tard, l’histoire du génocide nazi continue de s’écrire.

Dominique Vidal

Calmann-Lévy, Paris, 2016, 672 pages, 26,90 euros.
Source Le Monde Diplomatique
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