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jeudi 23 février 2017

Agadir : La présence d’une délégation officielle israélienne fait polémique



Dans le cadre de programmes financés par l’Union européenne, le Maroc est tenu d’abriter certaines réunions auxquelles prennent part des Israéliens. En l’espace d’une semaine, la participation de représentants d’Israël à deux événements organisés à Rabat et Agadir a été à l’origine d’une polémique avec des responsables marocains.....


 
Agadir accueille, mardi 21 et mercredi 22 février, la septième réunion du Comité de pilotage du projet CES-MED. Un programme lancé en 2013 par l’Union européenne destiné à «promouvoir le développement des énergies durables dans les villes méditerranéennes».

L’évènement aurait pu passer inaperçu, si ce n’est la présence d’une délégation israélienne de représentants de trois communes dans une ville dirigée par un membre du Parti de la justice et du développement (PJD), Salah El Malouki (photo ci-dessus). 
Face à la montée des protestations émanant de plusieurs milieux anti-normalisation avec Israël, le maire islamiste s’est fendu d’un communiqué dans lequel il décline toute responsabilité sur la participation des Israéliens.
D’abord, il affirme que la réunion a été programmée sous l’ancien conseil municipal, arguant ensuite que sa mairie n’a pas chapeauté cette rencontre. Une sortie peu convaincante.

Israël fait partie de la Méditerranée

Or, une visite sur le site du CES-MED apporte un autre son de cloche de celui du maire de la capitale du Souss.
Il y est clairement mentionné une allocution de Salah El Malouki et une autre de la directrice de l’Observation de la coopération et de la communication au ministère de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement.
Par ailleurs, Agadir bénéficie, au même titre que Benslimane et Oujda, du programme CES-MED en faveur de la promotion des énergies durables.
Cette fuite en avant n’est pas sans rappeler la réaction du ministère de l’Education nationale à la présence, la semaine dernière à Rabat, d’Israéliens qui ont pris part à une session du Processus de Turin sur le développement de l’enseignement en Méditerranée.
Ces deux sorties sont à l'opposé des engagements du Maroc auprès de son premier partenaire économique.
Le projet CES-MED est une des déclinaisons de la Politique européenne de voisinage (PEV). Le royaume n’a pu intégrer la liste des bénéficiaires de la PEV qu’après de multiples rounds de discussions à Rabat et Bruxelles.
Accueillir des réunions sur la Méditerranée implique naturellement la présence de représentants d’Israël.
C’est un fait que les officiels et les élus marocains doivent admettre, comme ils acceptent de siéger aux côtés de ces mêmes Israéliens à l'occasion de réunions organisées à l'étranger.

Source Yabiladi
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