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mercredi 4 janvier 2017

Qui est Jason Greenblatt, l'avocat pro-israélien que vient de nommer Trump ?

 
 
L'avocat d'affaires de la Trump organization deviendra «représentant spécial pour les négociations internationales», chargé notamment de gérer les relations entre Israël et l’Autorité palestinienne. Qui est Jason Greenblatt, l'avocat pro-israélien que vient de nommer Trump ? ......
 
 

La confiance et la foi semblent guider Donald Trump dans le choix de son équipe. Le 23 décembre, le président élu a nommé Jason Greenblatt, son avocat d’affaires depuis une vingtaine d’années au sein de l’organisation Trump, «représentant spécial pour les négociations internationales». Le périmètre de ce nouveau poste, créé spécialement pour le personnage, n’est pas clairement défini.
Jason Greenblatt, 49 ans, vice-président exécutif et chef du service juridique de l’empire immobilier Trump, est l’un des conseillers les plus proches du milliardaire.
Il sera chargé d’assister le président «dans les négociations internationales de tous types, et dans les traités commerciaux partout dans le monde», a précisé le nouveau président élu.
Plus important, l'avocat juif orthodoxe sera chargé des négociations entre Israël et l’Autorité palestinienne. Une nomination symbolique, alors que Barack Obama, le même jour, envenimait ses relations avec le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, en s'abstenant lors d'un vote de l'ONU exigeant l’«arrêt immédiat et complet des activités israéliennes de colonisation dans les territoires palestiniens occupés», laissant ainsi le texte être adopté faute de veto américain.
Diplômé de l’école de droit de la New York University, Jason Greenblatt a enseigné à son ancienne alma mater, l’université privée juive Yeshiva, à Manhattan.
Il vit avec sa famille de six enfants à Teaneck, dans le New Jersey. L’avocat, qui n’a pas donné suite à une demande d’interview de Libération, a conseillé le candidat Trump sur le conflit israélo-palestinien pendant sa campagne, aux côtés de David Friedman, le futur ambassadeur des Etats-Unis en Israël, juif orthodoxe comme lui.
Lors d’une rencontre en avril dernier, c'est Greenblatt qui avait dû répondre aux questions d’une délégation de militants juifs orthodoxes adressées au candidat, Trump ne connaissant pas assez bien les sujets abordés, selon la Jewish Telegraphic Agency.
Sur ce dossier, Trump suit également les avis de son gendre, Jared Kushner, mari de sa fille Ivanka, qui a par ailleurs fait des dons pour le développement de "colonies" israéliennes.
Pendant la campagne, David Friedman et Jason Greenblatt ont signé des communiqués communs appelant à la reconnaissance de Jérusalem comme la «capitale éternelle et indivisible de l’Etat juif» et soutenu le déplacement de l’ambassade américaine dans la ville.
Selon eux, «une solution à deux Etats entre Israël et les Palestiniens semble impossible aussi longtemps que ces derniers seront réticents à renoncer à la violence contre Israël, ou ne reconnaîtront pas le droit d’Israël à exister en tant qu’Etat juif».
Les deux hommes ne considèrent pas les colonies israéliennes comme un obstacle à la paix et rejettent tout accord imposé à Israël par les Etats-Unis ou une autre puissance étrangère.
Discret, Jason Greenblatt n’est pas aussi exposé médiatiquement, dogmatique ou controversé que son collègue. David Friedman s’est impliqué personnellement dans la construction en Judée et dans la levée de fonds à cette fin. Il a écrit de nombreuses tribunes pour Arutz Sheva.
Il a également comparé les soutiens de J-Street, un groupe progressiste de lobbying, à des «kapos», les juifs forcés à contrôler les prisonniers des camps de concentration et qui ont collaboré avec le pouvoir nazi. Il a aussi décrit la Ligue Anti-Diffamation (ADL), la principale organisation contre l’antisémitisme, comme un «groupe de crétins».
Dans le passé, Donald Trump a inquiété ses soutiens juifs et pro-Israël à plusieurs reprises.
«J’ai des mecs noirs qui comptent mon argent… Je déteste ça. Les seuls comptables que je veux, ce sont des petits gars qui portent des kippas tous les jours», aurait-il déclaré selon un de ses anciens employés, John O’Donnell. Pendant la campagne, il a d’abord promis d’être «neutre» dans le conflit Israël-Palestine, avant d’embrasser une politique de soutien actif à Tel Aviv. Sa future administration pourrait abandonner toute pression sur Israël et sa politique intérieure.
Il en a donné un avant-goût sur Twitter. Le 28 décembre, le président élu a rompu avec la tradition en s’opposant ouvertement à la politique de l’administration sortante :
«Nous ne pouvons pas laisser Israël être traité avec un mépris et un manque de respect total. Ils sont habitués à voir dans les Etats-Unis un grand ami, mais [...] plus maintenant. Le début de la fin fut l’horrible traité avec l’Iran, et maintenant ça (ONU) ! Reste fort Israël, le 20 janvier (la date de son investiture) arrive vite ! »

Vincent Dozol intérim à New York  
 
Je me suis permis de modifier un peu l'article (David Illouz)
 
Source Liberation
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