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jeudi 12 janvier 2017

L’extrême-droite hongroise veut tourner la page de l'antisémitisme.....


 
Situé à l’extrême droite de l’éventail politique hongrois, le parti Jobbik est connu pour ses positions antisémites et homophobes. Mais il a entrepris de modifier son image pour apparaître respectable et digne de confiance lors des élections législatives de 2018.....



Pour l’instant, la formation de Gabor Vona est créditée de 10 à 13% des intentions de vote, très loin derrière le Fidesz du Premier ministre conservateur Viktor Orban, auquel les enquêtes d’opinion accordent entre 31 et 36%.
Malgré cet écart d’une vingtaine de points, Gabor Vona est convaincu que Jobbik peut devenir un parti de gouvernement et que son arrivée au pouvoir n’est qu’une question de temps et de travail de persuasion auprès des électeurs. « Nous disposons d’importantes réserves », explique-t-il.
« Je suis certain que Jobbik finira par gouverner la Hongrie. Ce n’est qu’une question de temps. Bien sûr, nous travaillons pour que cela arrive en 2018 ».
Le parti dit disposer d’un réservoir de partisans représentant environ 20% du corps électoral.
Les enquêtes internes montrent, selon lui, que Jobbik est seulement devancé en popularité par le Fidesz dans un pays où 40% de l’opinion publique est indécise et où la gauche est désunie.
La stratégie envisagée par Gabor Vona s’inspire de celle menée avec succès par Viktor Orban quand il avait abandonné ses racines libérales pour s’ancrer dans une position conservatrice et accéder une première fois à la tête du gouvernement en 1998.

Maturité

Comme d’autres formations d’extrême droite en Europe, Jobbik entend ratisser largement, autant à gauche qu’à droite, en faisant campagne pour un « conservatisme moderne ».
Son programme est un mélange de thèmes allant de la protection de l’environnement et d’une plus grande égalité des salaires dans l’Union européenne à une croissance économique n’ayant pas recours à la main-d’oeuvre étrangère.
« Il va falloir jeter des ponts vers les électeurs de gauche, mais pas vers les partis de gauche », explique-t-il. « Jobbik propose un message, un programme à la fois pour les anciens électeurs de gauche et les anciens électeurs de droite ».
« Des institutions indépendantes, un équilibre des pouvoirs, cela peut paraître difficile à imaginer mais un gouvernement Jobbik pourrait créer en Hongrie un système politique bien plus démocratique que celui construit par le Fidesz au cours des sept dernières années », promet-il.
Pour ce faire, le parti a commencé à gommer son antisémitisme. Gabor Vona a adressé ses voeux aux institutions juives locales pour Hanoucca fin décembre. Cela lui a valu une fin de non-recevoir du rabbin de Budapest et des critiques des membres les plus intransigeants de son parti.
Ces rebuffades n’ont pas découragé Gabor Vona qui promet de rééditer l’expérience à l’occasion des prochaines fêtes juives.
À l’avenir, Jobbik traitera Israël comme toute autre nation, promet-il. Il se dit partisan d’un rapprochement avec la Russie, l’Iran et la Turquie, au détriment de l’Union européenne dont la Hongrie fait partie.
« Nous sommes en train de sortir de notre adolescence », analyse-t-il. « Très souvent, les adolescents se rendent compte qu’ils ont tort. Jobbik est encore un adolescent qui a besoin de se heurter aux réalités de la vie pour se rendre compte que celle-ci n’est pas noire ou blanche ».
Source Pieuvre.ca
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