dimanche 29 juin 2014

15 terroristes infiltrés de Gaza arrêtés au Sinaï


Les forces spéciales égyptiennes auraient arrêté 15 membres d'une cellule terroriste qui s'étaient infiltrés dans le Sinaï à partir de la bande de Gaza, selon une information du quotidien israélien Maariv puvliée samedi. Les terroristes feraient partie de l'EIIL (État islamique en Irak et au Levant ), organisation terroriste djihadiste qui aspire à créer un Etat islamique entre l'Irak et la Syrie...



La cellule avait pour mission de faire passer des messages et de préparer l'installation de terroristes de l'EIIL en Egypte, afin de lutter contre le gouvernement du président al-Sissi, selon les interrogatoires menés par les forces de sécurité égyptiennes et révélés par le quotidien israélien.
Le ministre de l'Intérieur du Hamas à Gaza, Ayabad al-Bazam, a indiqué sur sa page Facebook que ces informations étaient "des mensonges et des inventions visant à nuire à la bande de Gaza".
"Tous les tunnels entre Gaza et l'Egypte ont été fermés, il n'y a plus de tunnel depuis qu'ils ont été détruits par l'armée égyptienne", a indiqué le responsable du Hamas. "Les frontières de Gaza sont soumises au contrôle strict des forces de sécurité nationales palestiniennes, qui ne permettent aucun écart en matière de sécurité".
Le ministre de l'Intérieur du Hamas a rappelé que les terroristes de l'EIIL n'étaient pas actifs dans la bande de Gaza.
L'armée égyptienne est engagée dans une opération contre des groupes islamistes basés dans le Sinaï qui attaquent soldats et policiers depuis plusieurs mois, et tirent régulièrement vers Israël.
 Par ailleurs, quatre policiers ont été tués samedi dans le nord de la péninsule égyptienne du Sinaï dans une attaque menée, selon une source policière, par des islamistes extrémistes.
Les quatre policiers ont été tués par balles sur la route reliant Rafah et Al-Arich, dans le nord du Sinaï, a affirmé une source au sein des services de sécurité.
Des takfiris (extrémistes) ont obligé le petit camion dans lequel ils se trouvaient à s'arrêter et ont fait descendre les quatre policiers, en leur tirant dessus, a expliqué cette source, selon qui les assaillants se sont enfuis à travers le désert à bord d'un 4X4.
Les victimes revenaient à leurs unités après leurs congés, selon la même source.

Une adolescente tuée dans l'explosion de 2 bombes au Caire
Une adolescente est morte dans l'explosion de deux bombes artisanales samedi dans une banlieue du Caire, déjà frappé cette semaine par six explosions de faible puissance, selon des responsables égyptiens.
Les deux engins explosifs, placés dans un centre de télécommunication en construction ont été déclenchés par téléphone aux environs de 09H00 (07H00 GMT), selon un enquêteur sur place.
"Une jeune fille de 18 ans a été tuée, et une femme a été blessée", a indiqué Ahmed al-Ansari, un responsable de santé. Des témoins ont raconté que l'explosion avait été puissante, faisant trembler les fenêtre des immeubles adjacents.
Selon des responsables de sécurité, l'adolescente était la fille du gardien de l'immeuble.
 Mercredi, 6 explosions avaient visé des stations de métro et un tribunal de la capitale égyptienne, faisant des blessés.
Ces attentats interviennent sur fond de guerre judiciaire lancée par l'Egypte contre les islamistes: elle a récemment confirmé 183 peines de morts, dont celle du Guide suprême des Frères musulmans du président Mohamed Morsi, destitué il y a près d'un an par l'armée, et condamné trois journalistes d'Al-Jazeera à 7 à 10 ans de prison pour soutien à la confrérie.
Ils surviennent également un mois après l'élection de l'ex-chef de l'armée Abdel Fattah al-Sissi à la tête du pays avec 96,9% des voix, après avoir éliminé toute opposition, islamiste comme laïque et libérale.
Depuis la destitution de M. Morsi, 1.400 manifestants qui réclamaient son retour ont été tués, plus de 15.000 Frères musulmans ont été emprisonnés et des centaines condamnés à mort, et la confrérie a été désignée "organisation terroriste".
Selon le gouvernement, plus de 500 policiers et soldats ont péri dans le même temps dans de multiples attentats, qui ont quasiment tous été revendiqués par deux groupes d'insurgés djihadistes qui se disent liés à Al-Qaïda. Mais le pouvoir les attribue aux Frères musulmans.

Source I24News